Sandoz, Rev. méd. de la Suisse Romande, août
4. Lkven, Soc. de biologie, 13 nov. 1879. — Gaz. méd. de Paris, n" 27, 1880. — Jôid, no 46, 1881.
EXAMEN DES ORGANES
a montré qu'il y avait dans certains une véritable hyperesthésie de la moitié supérieure d'un côté du corps, pouvant s'étendre à tout le côté et siégeant surtout à gauche. Cette hyperesthésie ne s'accompagnait pas d'anestliésie du côté opposé ; l'auteur ne croit donc pas qu'elle soit nécessairement de nature hystérique et pense que l'on peut aussi la considérer comme un symptôme direct des troubles gastriques dont souffraient ces malades. Rueff ' a vu des sujets chez lesquels l'estomac était l'origine de troubles nerveux intéressant la sensibilité générale et se traduisant par des sensations douloureuses au front, à la nuque, au rachis, aux parois thoraciques; la peau, les muscles, les articulations, du côté gauche surtout, devenaient hyperesthésiques. Le tableau qu'il fait de ce retentissement pénible des dyspepsies ressemble singulièrement à celui de la neurasthénie. RosenthaP a constaté chez des jeunes filles chlorotiques, dont l'estomac était dilaté, la même hyperesthésie cutanée et musculaire et des points douloureux multiples; chez d'autres malades, il y avait de l'anesthésie limitée à la face interne des avant-bras et des mains. Treille^ a observé, principalement chez les malades devenus dyspeptiques à la suite d'une affection de l'intestin, un réflexe douloureux dans le domaine du nerf cubital se produisant lorsque l'on venait à froisser la peau de l'abdomen du même côté. Chantemesse et Le Noir'* ont prétendu que la dilatation provoquait souvent une névralgie bilatérale dans le domaine des nerfs cervicaux, thoraciques ou abdominaux, avec des points spécialement douloureux à la pression. L'accès névralgique serait réveillé par l'ag-