Mathieu, Gaz. des hôpit., sept, et cet
2. Mathieu, la Neurasthénie. Collection Cliarcot-Dcbove. Rucft, éditeur, Paris, 1892. — Beard, New-York, 1880. — Gi.ax, Volkmann's Sammlung, no 223. — Hoi.ST. Stuttgnrd, 1883.
J.ES DYSPEPSIES
ont une valeur étiologique tout à fait analogue. Si le sang est vraiment un modérateur du système nerveux, il est également certain que la syphilis, l'anémie, la chlorose, les intoxications chroniques par les poisons nervins comme le tabac, le plomb, l'alcool, tous les agents excitants ou déprimants, jouent eux aussi un grand rôle dans l'étiologie du syndrome. Enfin la déséquilibration du système nerveux peut ne pas dépendre de causes dont l'action ne se fait sentir qu'à longue échéance. Une maladie infectieuse, un traumatisme, une frayeur peuvent provoquer les mêmes phénomènes gastriques que les inlluences pathogènes précédemment énumérées et nous avons vu un malade* atteint de dyspepsie avec hyperchlorhydrie et hypersécrétion a la suite d'un coup violent sur l'épigastre.
La dyspepsie atteint indifféremment toutes les classes, tous les sexes et tous les âges. En effet, les préoccupations intellectuelles de la classe aisée trouvent un équivalent puissant dans les difficultés matérielles de la vie contre lesquelles se débattent les gens de la classe pauvre; le surmenage, physique ou intellectuel, est possible dans toutes les conditions sociales, dans l'enfance comme dans l'âge mûr. Enfin, si une existence plus active expose l'homme plus que la femme aux causes de traumatismes, les nombreux accidents de la vie domestique ont une importance étiologiquede premier ordre. L'hérédité ne parait jouer ici qu'un rôle secondaire, et n'a d'influence que par le développement des diverses maladies nerveuses pouvant elles-mêmes, à un moment donné, s'accompagner de troubles digestifs. Les antécédents personnels devront être, comme on le comprend facilement d'après ce qui précède, soigneusement recherchés.
1. Uehovk, Soc. méd. des hôpit. — IIémonu, Arck, génér. de méd., juillet 1889.
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Rapport entre H cst difficile ol iiiôme iiiipossiblc de préciser davanlase
les causes • Dr. i t i , , i
et les formes, d établir uTi rapport net entre ks causes et les formes de la dyspepsie. Tout ce que l'on peut dire, c'est qu'une excitation générale du système nerveux causera peut-être de préférence une exagération des fonctions gastriques, tandis qu'une cause déprimante se traduira par une insuf fisance de ces mêmes fonctions; mais ces règles sont soumises à un nombre infini d'exceptions. Rapport II en est de même des relations qui existent entre l'étal
de l'état local x >■ i ± ^y
et général et 1 état local. Si certaines formes déterminent ■état général, réellement et à la longue une véritable cachexie, ce n'est guère qu'à partir du moment où une lésion anatomique s'est surajoutée à l'altération fonctionnelle^ Le plus souvent, au contraire, l'état général du malade contraste avec les vives douleurs ou la gêne constante qu'il accuse, et si cet état est devenu mauvais, l'origine du changement constaté doit bien plus être recherchée dans la cause sous l'influence de laquelle la dyspepsie a commencé.
Tantôt donc, on constatera un embonpoint relatif et une conservation suffisante des autres fonctions, tantôt, au contraire, il y aura des phénomènes surajoutés, presque tous d'ordre neurasthénique. Ce seront la fatigue sans cause, une lassitude extrême, de la somnolence, « une véritable inappétence au travail et à la pensée • », ou bien de la céphalalgie, des douleurs erratiques dans les muscles et dans les articulations, une instabilité psychique plus ou moins marquée, de l'insomnie. D'autres aurontdes cauchemars pénibles, leur mémoire est diminuée, leurs idées sont tristes. Les uns présenteront de l'exagération, d'autres, au contraire, une diminution ou une abolition des réflexes. Chez les uns, on constatera des phénomènes vaso-moteurs, de la rougeur et de la congestion de la face, des bour-