TUBERCULOSE DE L ESTOMAC
signes que l'on peut relever, l'anorexie, les vomissements, le pyrosis, s'observent également chez les phtisiques qui n'ont aucune ulcération gastrique. La douleur notée parfois n'a jamaLs l'intensité de la douleur de Fulcère, c'est une sensation douloureuse plus ou moins vive, plus ou moins pénible rapportée au creux épigastrique. Cette indolence relative est môme le symptôme le plus curieux, surtout si l'on songe à ce que l'on observe dans les autres ulcérations gastriques. La faible teneur en acide chlorhydrique du suc gastrique dans ces estomacs presque toujours atteints de gastrite hiterstitielle, doit peut-être expliquer ce symptôme paradoxal.
Dans quelques cas où l'ulcération siégait près du pylore, on a pu songer, par suite des signes de sténose, à un cancer du pylore.
Uhématémèse est le seul signe à peu près certain : mais elle n'a été notée que dans un nombre très restreint d'observations; peu abondante en général, elle a pourtant pu entraîner la mort dans un cas. Parfois le sang n'est pas vomi et il n'existe que du méhpna.
La marche de celte lésion est progressive ; on ne connaît qu'un cas de guérison, et encore est-il des plus douteux. La durée en est difficile à préciser; d'après Debove et Rémond on peut l'éviJuer h dix-huit ou vingt mois.
Le diagnostic est impossible dans la majorité des cas. Lorsqu'il existe une hématémèse chez un phtisique, on peut évidemment songer à l'existence d'une ulcération gîistrique; mais Torigine gastrique du sang rejeté par la bouche étant bien établie, on ne doit pas oublier, que les tuberculeux, à la dernière période, présentent parfois des érosions hémorragiques capables de donner du sang en quantité.
Le traitement ne comi)orte aucune indication spéciale ; il sera purement sjTiiptomatique ; on s'efforcera de calmer les douleurs, et s'il excite des hématémèses, on établira une diète sévère pour empêcher l'extension trop rapide des lésions stomacales.