I. — Tumeurs malignes d'origine épithéliale
Elles comprennent presque en entier l'ensemble des faits décnfs
sous la dénomination de cancer de l'intestin ; ils sont représentés par
des épithéliomes et des carcinomes. Nous avons dit déjà, à prup)s
des tumeurs malignes de l'estomac, que le carcinome n'est en réalilè
qu'une forme anatomique de l'épi théliome.
Étiologie. — Nous n'avons pas de notions plus nettes sur l'étiolin gie du cancer de l'intestin que sur celle du cancer des autres organes. Nous devons nous borner à enregistrer ici quelques données sur s* fréquence et l'influence de l'âge et du sexe.
Fréquence. — A l'hôpital général de Vienne, sur 20 480 autopsies faites pendant une période de douze ans (1870-1881) il fut coaslalê 100 cas de cancer de l'intestin, soit environ 1 cas sur 200 autopsie>. Pendant la période de 1882-1893, sur 21 338 autopsies, 243 cas iV cancer de l'intestin, soit un peu plus de 1 cas pour 100.
Sexe, — Le sexe ne parait pas avoir d'influence décisive sur la répartition des cas de cancer de l'intestin ; cependant, le cancer du rectum paraît notablement plus fréquent chez l'homme que chez hi femme.
Age. — D'après la statistique de Maydl qui correspond à la période d'observation de 1870 inclus à 1881 à l'hôpital général de Vienne, un sixième des cas de cancer de l'intestin se sont présentés chez des individus ôgés de trente à quarante ans, un septième au-dessous de trente ans. La période de la vie dans lacjuelle la fréquence de cette lésion reste la plus grande est de quarante à soixante-cinq ans.
Le cancer de rinteslin peut se rencontrer chez de jeunes sujets et même chez des enfants. Nothnagel a vu un cas de cancer de Tintestîn chez un enfant de douze ans, Aar en a vu un chez un enfant de trois ans. Toutefois, comme nous le verrons plus loin, le sarcome beaucoup plus rare d'une façon goncVale s'observe à un âge relativement moins avance^ que le cancer.