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CHAPITRE PREMIER

FORMES CLINIQUES DE L'H YPERCULORII YDRIE

Historique. — On peut distinguer trois phases successives dans i'hisloire de Thyperchlophydrie et de l'hypersécrétion continue de Testoroac.

a. Dans une première phase^ on décrit Fhypersécrétion chlorhy- <lrique, on considère i'hyperchorhydrie simple, intermittente, comme le premier degré de Tliypersécrétion continue et on les attribue toutes \\v\x\ à une névrose sécrétoire de Testomac.

b. Dans une seconde phase^ on décrit des lésions de la muqueuse stomacale en rapport avec Thyperchlorhydrie : on la regarde comnu» r expression sjinptomatique d'une gastrite parenchymateuse.

c. Enfin, dans une troisième période^ on attribue l'hypersécrétion continue à la stase permanente, et la stase t\ la sténose incomplète ou au spasme du pylore. De là des discussions encore pendantes avec les auteurs qui continuent à admettre la névrose sécrétoire primitive.

Chacune des doctrines opposées contient une part de vérité qu(* nous nous efforcerons de d<'»gager.

Première phase. — L hyperchlorhjdrie et r hypersécrétion continue du suc gastrique sont décrites et attribuées à une névrose sécrétoire.

Reichmannn en 1882 et 1884, dans des mémoires qui devai(»nf avoir un retentissement considérable, rap{>orte les deux premiért»s observations d'hypersécrétion continue. Il existait le matin à jeun une quantité élevée d'un liquide très acide renfermant une notable proportion dlICl. Le lavage de Testomac ayant été pratiqué la veilli^ au soir, on trouvait encore le matin î\ jeun une assez notable quantité de liquide riche en HCl, ce qui paraissait la preuve certaine de Fhypersécrétion continue.

En 1885 Sahli publie un fait d'hypersécrétion chlorhydriqueobser\é chez un tabétique ; Rossbach décrit sous le nom de gastroxynsis des crises aiguOs très analogues à des crises de migraine dans lesquelles les substances vomies seraient fortement hyperchloi'hydriques. Ces faits devaient contribuer k ancrer dans Uîs esprits Tidt^ que l'hypersécrétion chlorhydrique est la conséquence d'une viciation de l'innervation sécrétoire de la muqueuse stomacale.

A partir de ce moment, les observations et les mémoires se multiplient, et, en 1887, Reichmann pouvait baser une étude d'ensemble de l'hypersécrétion sur de nouveaux faits pei*sonnels et sur les faits publiés par une série d'autres auteurs.

A ce moment, il distinguait deux variétés d'hy[)ersécTétion gastrique : la yastrosKCCorrhée périoxlique et la gash^osiiccorrhée continue.

Dans la forme périodique, intermitte^nte, il fit entr*êr les vomisst^ n^ents des hystériques h jeun, les cr-ises gastriques du tabès, les vomissements périodiques de Leyden et la gastroxynsis de Rossbaeli.

La forme continue était caractéi'isée par sa longue durée, par la pn'\sence pennanente dans l'estomac de liquide rich(» en HGl ; on en trouvait même le matin î\ jeun alors (pi'on avait la veille au soir pratiqué soigneusement le lavage de restomac.

Grâce aux publications de Jaworski et Gluzinski, de Sticker, do Riégel, de van den Velden, d'Honigmaim, d'Ewald, de Boas, d'autres encore, le U\bleau clinique d'hyper^sécrétion chlorhydrique fut bientôt définitivement établi. Les syn)[)tômes étaient, en jïhysiologie pathologi(jue, attribués à l'Iiypers^'C rélion ehlorhydi'ique. Plus que tout autre, Riegel contribua à k\\\v dépendre Thypersécrétion ellemême d'une viciation de l'iimervation, et à hi faire considérer comme, la consé([uenee d'une névrose sécrétoire.

En France, les premiers cas d'hyj)ersécrétion continue furent rapportés par (i. Sée, A. Mathieu et R. Dunuid-Fardel.

En 18î)2, Bouveret et Devic consacrèrent une r(»marquable monographie à Tétude de la dyspepsie par hypersécrétion gastrique qu'ils proposèrent d'aj)j)eler niahidie (h* R(»ichinann.

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