FORMES CLINIQUES DE L'HYPERCHLORHYDRIE
Les raisoibî inv<X|iiées en faveur de la névrose secrétoire perdaient flunc de leur force. Les causes de crises paroxystiques douloureuses ex|>rMpmi(*nt non plus Thyp^rs^Vrétion; mais Ykypprestkésie monienfanée ou plus o» nioins durable de restomae,
BienliM d'antres arguments fui-enl invocjut^ contrt» la priorité de rhyiH*rsécrélîon ; on prétendit qu'elle était toujours la const'^quence <le la stase alimentaire. Nous exposerons plus loin les arguments «pi'on fil valoir [x>ur dénwntrer que la stase a le pas sur Thypersécrétion.
Toutefois les |>artisajis de rhypei*Si''crétion primitive ne se tinrent yma jKjur battus; Riegel a récemment encore défendu cette doctrine «v*Mr «ne grande conviction. En faveur de la priorité de Thypersécrélion sur la stase, il fait valoir les faits suivants :
rt. Lorsque étiez un hy[)erchlorhydrique hypei-si-'créteur on lave Testomac le s«>ir, on trouve encore le lendemain matin une quantité plus ou moins considérable de liquide plus ou moins riche en llCl. Or, à réfîit normal, r(»stomac est toujours vide le matin ù jeun.
De plus, lorsque le ti*ouble de la motricité stomacale est peu martpié, le liquide extrait le soir et le liquide extrait le matin pressentent exactement le même aspect.
//. Lorsque le matin on passe la sonde fi jeun à plusieurs reprises A une demi-tieure d'inlenalle, on extr*ait toujouis une quantité f» peu |>rês éipiivaiente d'un liquide de der>sité et de composition chimique sensiblement égale. On jx>ut donc penser que la quantité de liquide fi>urni |)ar la sécrétion stomacale est A peu près constante.
Dans ces conditions, elle paraît indépendante de la stase. S'il est vrai que, dans le liquid(* obtenu le matin ù jeun, après lavage le soir pré^'édenl, et dans le licpiide obtenu à des prises successives de demiheurt* en demi-heure, il existe des détritus alimentaires ou é[)ithéliaux con.^tatables par l'examen microscopique, on doit considén^r qu'il n'y a aucune pro|>ortion entrée l'intensité si faible de l'irritation de la muqueuse stomacale et l'hypersécrétion observée.
Théorie de la stasf primitive, — A la théorie de l'hypersécrétion primitive est opposée la théorie de la stase primitive. Avec la première, «>n admet que rhv[>ersécrétion est la cause di» la stase ; avec la seconde au conlrair^e, que la stase est la cause de l'hypersécrétion of qu'en .supprimant celle-là on fait également disparaître celle-ci.
La tlKV)rie de la stase |)rimifive a été déft^ndue im Allemagne par Schreil)eret par Martius. En Fr^ance, elle l'a été j)l?is récemment par llawm; il a prétendu (|ue l'hypersécrétion chlorhydrique continue était toujours la constVpience d'une sténose incomplète pylori(pie ou souîy-f)ylorique. Disons d'aljord h*s raisons invoquées en faveur de la
priorité de la stase, nous disons ensuite celles que fait valoir Hayein en faveur de la sténose.
Tout d'abord il ne serait pas exact de prétendre que Testomac cesse jamais de produire du suc gastrique ; en réalité, à Tétat normal, la poche stomacale n'est jamais complètement vide. Chez les animaux, on y trouve habituellement une quantité plus ou moins considérable de liquide acide. La sécrétion serait entretenue, soit par la présence de minimes particules alimentaires, soit par celle de la salive et de détritus épithéliaux. Il en serait de même chez Thomme. Sclireiber a introduit la sonde dans Testomac le matin à jeun chez 15 individus bien portants. L'opération faite rapidement ne durait pas plus de une à deux minutes; dans tous les cas, il a extrait de 3 à IS centimètres cubes d'un suc gastrique acide. Martius a passé la sonde h des soldats entrés à l'hôpital pour tout autre chose que des troubles digestifs et complètement rétiiblis. L'extraction du contenu stomacal par aspiration ne durait que de huit à dix secondes. Sur IG individus examinés, il a retiré 11 fois de 5 à 10 centimètres cubes de suc gastrique, 3 fois IS centimètres cubes, 1 fois 20 centimètres cubes et 1 fois 30. L'acidité de ce liquide variait de 0,4 à 1,5 p. 1000. Les réactions qualitatives de l'HCl existaient dans tous les C4is, celle de la peptone s'est montrée 10 fois. Cette j)eptone provenait sans doute de la digestion des cellules épithéliales digérées.
Par contre Riegel n'a pu extraire du liquide le matin h jeun que 10 fois sur une trentaine d'essais; Hoffmann et Pick ont attribué la présence de la sécrétion à l'excitation produite par le contact de la sonde. A cela Schreiber répond que l'excitation de la muqueuse n'était probablement pas suflisante pour amener cette sécrétion ; il pense que le passage de la sonde en provoquant des nausées et des efforts de vomissement amènerait plutôt un arrêt qu'une excitation de la sécrétion.
La présence d'une quantité considérable de liquide hyperchlorhv- (Irique dans la maladie de Reichmann ne serait que Yexagération de cet état normal de sécrétion continue. Le |)hénomène premier serait la stase alimentaire. La muqueuse gastrique excitée d'une façon continue ])ar les détritus alimentaires retonus dans sa cavité, sécréterait d'une façon égalc^ment continue.
11 est vrai que la dilatation dcî Tostomac avec stase a été relevée suc(!essivement dans un gï'and nombre de cas d'hyperchlorhydrie, par tous les auteurs qui se sontoccu|)és delà question, depuis le travail initiateur de Reichmann. La stase et la dilatation étaient considérées comme secondaires ou tout au moins parallèles à l'hypersécrétion. C'est là pour Schreiber une inlerprétution erronée ; en réalité