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CHAPITRE VII

LITHÏASE INTESTINALE

Définition, — On doit donner le nom de lithiase intestinale aux concrétions minérales qui prennent naissance dans l'intestin. Elles peuvent sy présenter sous forme de calculs, de graviers ou dv sable.

Historique. — La présence de calculs dans Tintestin est connue depuis longtemps ; mais leur nature et leur mode de production étaient mal déterminés. On les confondait av^ec les calculs biliaires ou on les prenait pour des matières fécales durcies.

Vers la fin du premier quart du xix® siècle seulement, unt^. série cKobservations cliniques de Children, de Torbet, de Laugier et d'analyses chimiques de Foucroy, Yauquelin, Robiquet, Thomson, Marcet, Rudini, apprit à distinguer les calculs intestinaux des calculs biliaires autrement que par leur densité et leur propriété de surnager ou de ttimber au fond de Teau.

Les substances minérales rencontrées dans ces calculs étaient assez variables, mais il est à noter que le phosphate de chaux était toujours signalé comme prenant une part notable à leur constitution.

Souvent, au centre de ces calculs, on avait rencontré des corps étrangers, noyaux de cerise, petits calculs biliaires, débris végétaux, et on avait pu penser que leur présence était nécessaire pour servir de centre d'agglomération à la masse calculaire. La comparaison s'imposait avec les concrétions souvent rencontrées dans l'estomac et Tinteslin des ruminants et connues s<jus le nom de bézoars. Au centre de ces bézoars, on trouve des poils déglutis par les animaux qui les avalerit après s'être léchés.

La connaissance du sable intestinal est de date beaucoup plus récente ; elle remonte de la communication faite par Laboulbène à l'Académie de médecine en 1873. A partir de ce moment, la question tomba dans l'oubli. Malgré quelques travaux isolés, le chapitre lithiase» intestinale disparût des traités de pathologie interne. Le sable intestinal est de nouveau observé et étudié à partir de 1896 par une série

TUMTIC DES MAI.AllIKS |ll^ I.ESTllMAC ET HE L'INTESTŒ

Irndui

riiv

.Hioii du mucus et l'exagération dcsquaniiilioii rpilliôliale. l'os n'esl besoin juscpie Ift de fitin* iiitervrnir le nervosismc pcéaliible. Touteriiis l'observation oliniigiic démontre, do la façon la plus nette, l'oxislence de ri4énient névn>ptitliique et cette notion aide beaucoup A se rendre compte de In (çenése dos syndromes et de la constitution des formes graies. On foinprend que l'Iiypci-sOci't'lion du nmeus, que lo spusine généralisé ou localisé du cùlon et que les phénomènes douloureux se produisenl iivec uno facilité et une intensité plus grande chez les nerveux. Les ptôses abdominales rovorisent In coiisti|Htlion, ol amènent, par le tii'aillement des filaments nerveux, l'irpilation des plexus abdominaux. Ellos pruduiscal cliez les névropathes prédisposées, une localisation maxima du nervusismo surlesystèmcd'inncrvation gastro-inlestînale; le'spiismc, l'hypercsthésie et l'hyperaécrétioii peuvent en être la nianî* fcstation symploniatiquo.

Ln colite, les douleui-s qu'elle provo<)ue, les Iruuldes de la nutrition qu'elle amène, sont de nature à cK-er ou ô enliflenir l'état nctreux. Le nervosisme à son tour exagère les phénomènes de colite : c'est un cercle vicieux.

Il ne faut pas oublier que la eonslipalion, cause de l'irritation locale du cAion peut être la conséqeiice de In détermination d'un étal névropnljque sur l'appareil d'innervation inleslinale.

Jusqu'ici, dans cette conception théorique, il n'a pas été quesUon des infections microbiennes; on conçoit très bien qu'elles puissent jouer un riMo important dans le pi-ocessus, soit pour l'exagérer, aoil pour produire quelque compHf ation. Par des infections microbicnneâ secondaires, s'expliquent sans doute, par exemple, les poussées fébriles de ci'tlile dysentéri forme. Faut-il jiltribuer plus particulièrement un rôle & te] ou tel microbe : coli-bacille, cntéro-coque de Tbicrcelin, nous l'ignorons ; mais tl est certain que la multiplicité des agents mtcro' biens dans les productions muco-mombnmcuses e'st un «élément qu'il ne faut \ms négliger. L'auto-intoxicatiun peut cerlainemenl, elle aust^i, entrer en jeu et jouer un nMe patliogéiiiipie.

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