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LX'RLNE DANS LES AFFECTIONS DES VOIES DIGESTIVES

rapport avec la quantité d'aliments absorbés; ps\r suite, eliaque fois qu'un obstacle s'oppose à la progression des aliments dans le tube digestif, on voit les chlorures urinaires diminuer de quantité. C'est ce qui se passe dans les sténoses du pylore, avec dilatation de l'estomac et vomissements abondants. Dans ce cas, si la sécrétion gastrique est riche en HCl, les chlorui'es diminuent encoi'e d'une fa^on plus marquée, la plus grande partie du suc gastrique étant rejetée avec les aliments. Il v a aloi's, en effet une élimination élective des chlorurc»s de Tofganisme e* l'on peut môme constater une disparititm complète des cUorures de l'urine (Gluzinski et Jaworski) .

Nous parlerons plus loin du rapport de l'urée aux chlorurées auquel Bouveret a autrefois attribué une certaine valeur pour le diagnostic de l'hyperchlorhydrie et de l'hypochlorhydrie, surtout dans le cancer. Phosphates, — On ne sait que fort pt*u de choses sur les variations de la quantiti'' des phosphates; d'api-ès Robin ils peuvent augmenter rtmsidéi'ablement dans rhy[)erchlorhydrie; parfois même, lorsque les urines deviennent alcalines après le ivpas, ils prt'»cipitent dîms l'intérieur des voies urinaires, et les malades émettent par les urines une bouillie blancliàtre de cristaux de phosphates.

F. Mûller a parfois noté une éUraination plus abondante de phosphates urinaires dans le carcinome.

Azote. Urée, — Lia quantité d'azote de l'urine augmente ou diminue, au prorata de la quantité des aliments azotés absorbés; chaque Uàs que la nutrition est troul)lée par une affection gastro-intestinale quelconque, lorsque l'absorption intestinale des albuminoïdes diminue ou devient nulle, la quantité d'azote contenue dans les urines baisse d'autant; on peut môme voir s'établir cette excrétion azotée minime qui se produit dans l'inanition lorsque l'apport des albuminoïdes se tix^uvant suspendu et la réserve des albuminoïdes en circulation épuist^'^e, l'organisme vit aux dép(»ns de Si*s propres tissus. L'azote |>eut ainsi s'abaisser énormément, et Rommelaei'c a soutenu pendant ufi certain temps que la diminution notable de l'urée dans l'urine était un signe permettant de reconnaîlrt^ à coup sûr le cancer des voii»s digestives. Rauzier, dans sa thèse, a réduit à leur juste valeur k-îi aflirmations de Rommehere; il a montré que la diminution de rexcn'îtion azotée ne s'observe qu'aux stades ultimes du cancer li>rsque le diagnostic s'impose, mais qu'on ne le constate nullement au début de l'affection, précisément lors<|u'il serait le plus utile de le reconnaître.

Von Xoorden a môme soutenu (|ue. dans li» cancer, l'excrétion d'azote était au-dessus de h\ normale, et cfue le malade éhminait plus d'azot*^ qu'il n'en absorbait par suite de la di*struction des albuminoïd(*s du

corps que provoque le poison cancéreux : poussant ses conclusions jusqu'à Textrènie, il a soutenu que Ton pouvait reconnaître le cancer, ty une proportion relativement élevée d'azote, alors que les chlorures urinaires peu abondants, indiquaient une absorption intestinale diminuée.

En général, au contraire, suivant la remarque faite par Bouvei-et, c'est le rapport inverse qui s'observe. A l'état normal, le ra[)port du poids de Tui^ée (23 grammes) à celui des chlorures (11 gmmmes) est représenté par le coefficient 2,3. Chez les cancéreux, l'urée diminuant beaucoup, sans que les chlorures subissent un abaissement de beaucoup aussi considérable, le rapport s'affaiblit et tombe au-dessous de 1.

Par contre, toujours d'après la remarque de Bouveret, la pmportion d'urée augmente notablement chez les hyperchlorhydriqu(»s. L'urée peut chez eux atteindre 40 h 50 grammes sans que la quantité de chlorure de sodium dépasse la normale : le coefficient devient alors 4, 5 et même plus.

Cependant les recherches que nous avons faites sur ce sujet avec Hallopeau nous ont amenés à cette conclusion que le rapport de Bouveret n'a pas plus d'importance que le simple chiffre de l'urée pour le diagnostic soit du cancer de l'estomac, soit de l'hyperchlorhydrie.

A. Robin a consacré une série de travaux aux variations de l'excrétion azotée dans les sténoses spasmodiques et organiques du pylore. En dosant la totalité de l'azote ingéré et en comparant ce chiffiv à la totalité d(» l'azote excrété, tant par les matières fécales que par l'urine, il a vu que, dans les cas d'hyperchloi'hvdrie avec spasme intermittent (Ui pylore, l'azote urinaire diminue, tandis que l'azote des matièn\s fécales augmente (elles renferment 10 à 15 p. 100 de Tazote ingéré au lieu de 5,4 p. 100, proportion normale). Ce résultat nous étonne ; (»n effet, comme nous venons de le voir, c'est justement dans Thyperchlorhydrie que Ton trouve les quantités d'ui'é(» les plus éle>'és.

Lor-squ'il s'agit d'une sténose organique du pylore^ toujours d'apivs Robin, la totalité de l'azote excrété par le foie et par l'urine est loin dt» représenter la quantité totale de l'azote ingéré; il y a un déficit (|ui peut s'élev(»r à 40 p. 100 de Tazote ingéré : une portion considérable des aliments est donc restée en route, et dans la s(»ule partie (hi tube dig(»stif qui n'absorbe pas, c'esl-A-dire dans Testomac. Mais il faut bien qu'elles en sortent i\ un moment, qu'elles apparaissent dans les urines ou les fèces ou qu'il y ait des vomissements. Pas d'autn» alternative possible.

Rol)in indiqu(» l)ien, (pie cet examen ne doit porter que sur \\\\ laps de temps assez court; « on détc^rminera, dit-il, pendant quanmte-

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