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LURINE DANS LES AFFECTIONS DES VOIES DIGESTIVES

huit heiHVs, la teneur en azote et en principes minéraux des ingvsta et on doseni parallèlement pendant le même espace de temps Tazote et les principes minéraux de l'urine et des matières fécales. » Ce délai nous paraît trop court car il n'est pas certain que les fèces analysées en quarante-huit heui'es , correspondent également à une péinode de quarante-huit heures d alimentation.

Albuminurip. — L'albuminurie peut survenir au cours d'un certain nomhiv d'affections gastriques ou intestinales.

Bouchard avait déjù noté l'existence de l'albuminurie dans les crises gastralgiques violentes, qu'il observait chez les dilatés ; une fois la douleur passée, l'albuminurie disparaissait bien que la dilatation de l'estomac persistât au môm(* degré. D'apre\s A. Robin, rall)uminurie, dite intermittente, qui apparaît après les repas ou lorsque le malade garde la station debout, ne serait qu'un symptôme deThypersthénie gastrique. C'est une opinion peut-être un peu trop absolue.

Hertz a constaté un(* albuminurie» passagère au cours de coliques intestinales intenses. Enghsh, Frank, Senator ont vu l'albumine apparaître dans les urin(\s h la suite d'un étranglement de l'intestin. L'albuminurie dure autant que la rétention des matières, et dis[)araît brusquement dès que leur coui*s est rétabli soit par guérison spontanée, soit à la silite d'une ouverture pai* gangivne et d'un anus aiiificic^l, soit à la suite d'une intervention chirurgicale. D'aprt's English, la présence de l'albumine dans l'urine permettrait d'affirmer que l'élnmglemtMit porte sur l'intestin lui-même, l'étranglement de l'épiploon n'étant jamais suivi d'albuminurie.

La présence de l'albumine dans tous ces cas est assez difficile à interprétei*. Les explications proposées sont nombreuses, mais toutes également hypothétiques, et il est impossible de décider ù l'heure actuelle s'il s'agit d'un trouble digestif, avec élimination d'une albumine non assimilable, d'un trouble circulatoire réflexe du rein, ou d'une auto-intoxication.

Enfin, on a noté l'albuminurie dans les hémori'hagies gastriques consécutives ù l'ulcère, et aussi dans h* cancer des voies digestives ; tandis que dans le cancer des autres organ(»s on ne rencontiv l'albumine que 32 fois sur 100; dans le cancer des voies digestives on l'observait 72 fois sur 100 (Miiller).

Nous rappellerons en terminant que, lorsque Talbumimnie coexiste avec des troubles digestifs, jl ne faut pas toujours la rapporter à une affection gastrique» ou intestinale, car la relation inverse peut s'observer, et il ne faut pas oubliiM' la possibilité de phénomènes fl'urémie gastrique.

La peptomirie. — On désigne ainsi la présence dans l'urine de

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substances qui échappent aux réactifs habituels de l'albumine, mais qui, avec la liqueur de Fehling, donnent la réaction du biuret. Cette définition suffit au point de vue clinique, sans qu'il soit nécessain* de savoir s'il s'agit de peptone vraie ou simplement d'albumos(*s.

On a signalé la peptonurie dans le cancer de l'estomac (Meixner), Mais comme elle a été observée aussi par Pacanowski dans le cancer des autres oi^anes, l'importance de ce fait diminue beaucoup. Robitschef prétend, d'ailleurs, que souvent on ne l'observe pas dans le cancer de l'estomac ; il ne l'aurait relevée que 2 fois sur 12 cas.

Ce môme auteur Ta signalcH3 dans les ulcérations de l'estomac, et d'une façon générale, il semble qu'on l'a assez souvent observée dans les ulcérations étendues des voies digestivcs. Dans ce cas, la p<^ptonurie tiendrait à l'al^sence de l'épithélium intestinal, qui, à l'étal normal, transforme la peptone en albumine avant de la laisser passer dans le sang : lorsque la muqueuse est ulcérée, la peptone passe en nature dans le sang, et est éliminée directement par les reins. Malgn» des recherches nombreuses, ce fait est loin d'être complètement étiibli, et il convient jusqu'à nouvel ordre de faire des réserves à ce sujet.

Voxalurit, — L'oxalurie est très souvent liée à des phénomènes dys[)eptiques : c'est un fait d'observation, la façon de l'interpréter est plus délicate. Cantani pense qu'une même anomalie contitutionnelh* tient sous sa dé|>endance à la fois l'augmenUition d'acide oxalique et les trx)ubles gastriques. Pour Dunlop, au contraire, l'oxalurie est sous la dépendance directe de l'hypei'chlorhydrie, [)lus il y a d'aciile chlorhydrique dans l'estomac, plus il y a d'oxalates dtM'omposés par les aliments, d'acide oxalique absorbé et éliminé par les urines.

Acélonurie. — Signalée déjà antérieurement au cours des accidents dyspeptiques dans les travaux de P(*tters, de Kaulich, de Litten, Tacétonurie d'origine dig(»slive a été partie ulièrt»ment étudiée par Lorenz. Cet auteur l'a rencontrée dans une série d'affections de l'estomac et de l'intestin, plus particulièrement encore dans la gastro-entérite, l'occlusion intestinale, avec sUise fécale considérable, dans la péritonite et la pérityphlite. En même temps que l'acétone on a toujours trouvé dans l'urine de l'acide diacétique.

Le coma diabétique a d'al)or(l été attribué par Kussmaul à une intoxication par l'acétone, puis par l'acide diacétique ; actuellement on Tallribue surtout à l'acide oxvl)utvri(|ue. La réaction de l'acétone peut faire défaut dans l'urine en cas de coma, ou se montrer sans que le coma existe. Des accidents tout à fait analogues au coma diabéti(jue ont été rencontivs dans le cancer de l'estomac par von Jaksch, Kiess, Senator. etc. Ils paraissent dus à une auto-intoxication sur la

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