‹ Traité des maladies de l'estomac et de l'intestinChapitre 70 sur 184 · COMPOSITION ET MODE D ADMINISTRATION DES LAVEHENTS ALINEATAK · texte numérisé non relu

COMPOSITION ET MODE D ADMINISTRATION DES LAVEHENTS ALINEATAK

Les expi'rienees fuites fi cr sujet ont démontre' que bi meillft. fii^'on de faire ahsorlier les tiul)stances nlbuminoîdes par la v« ivetale était de los doiinei' soiis la forme de jieplone (Voit et Bfli-: Catilloni, de viande finement liâehée avec du (Huiept-as. dans la }im poHion d'uiio [wirlJe de pnncn^as pour trois parties de viande [LeuL-^ ou eiieore dViif^ battus dans une solution de eldorun' de suilii^ (Huber, Ewald), Nous liasant sur ees données, voici rommcnt no*' instituons l'alimentation reelale toutes les fois qu'elle nous paraît iac^ quêe.

Nous donnons la prt'-férenoe aux <eufs battus dans l'eau sidi'-e, qi4 les i-echerches de HuIxt et d'Ewald ont monlrt^ avoir une ^-aleltf presque égale ù eelle des peptones. Nous ne nous servons pas du l«v> ment ft la viande et au païu'i-dast finement liaelié qui a donné dVa;c<S lents rt'sultats eliniques et exptrîmentaux i\ Leulw, fl eause de la &i fieulté de se pi'oeurer du paiici'éas d'une façon ivguliôn?, dans uu éU^J salLsfaisjnit di- eoiiser\iiliiai ; mais nous reconnaissons que les u valions publiées sont tii's favorables ft son empl<»i. Nous ne iioiis se vous pas non plus babituellement de fieptone ii eause de la diffîcul assez gnnide de se proennT dans le conimei-ce de la peploiii ment puiv, avee laquelle on ne lîsque )>as d'amener une irrilati'4 plus ou moins vive dti n>ctuni.

Nous ne donnons pas d'emblée des lavements tri>s chargés de si»J stances nutritives de peur d'imter rinlestîn dont il consent de litler J susceptibilité. Il vaut beaiieoup mieux pi-oréder pnidenimenl et pni* gressivement. Le premier jour on peut se contenter de donner d<^ lavements avee une solution de chlorure de sodium fi fî p. 1000. Oli donne ainsi quatre lavements de 230 fi 300 grammes rhaciui à quativ ou cinq heur-es d'intervalle l'un de l'autre. On auni toujours noindi! donner le malin un pivmier Invemenl évacuateur de façon û vider H A nettoyer la partie inférieurr du gros intestin. Le lendemain ou le surlendemain, on ajoute i\ cliaeun des lavena-nts pi-écédentîî un ou

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^^WOX aiuÊ* l»ifli ImlUis dans un (icu dV\ui. U-s iruTs s<tiil l>iiUusjuiii)i>

«I lilanc, jiiïiqu'ft ci' qui* le blanc ne file plus; iiu besoin un passe à

Iravers un t.miis [wiiir enlever les lilmm-nls irnlbnniine non dÎHsocit's

fHir le Imtkige. Si ces lavements oui T'Ié bie-ii supporU'-s, on renipliici-

l» iiiuiliê de l'eau {mr une quantité é^nle de Init, puis i^ii/în, on se sert

c/«> luit siilê esebwîvenieni . Les lavements sont nlors composi'» de

2511 à 300 grammes de lait, de â œufs bien tinttus jaune et l>liuie et

fît? i grammes de sel ; les t-echerches de IIuImt dêmoiitivril que la

proptiilton la plus convenable est de nielliv 2 (ri-nmnies de sel par

Oïl jHHit au besoin ajouter ù ces lavements une jwtite quiinlili- dr **""*f<nnc [une cuillerée à eafé) nu du laudanum \nntr les fnirt- toli'ni' plti^ facilement,

l'oiir admiiiislrer ces ]ii\emenls, li- mieux csl de se senir d'une P*>în- en caiiulchoue de 'Mit) à 33tt granimes el d'une canule en «-ooiUchoue rouge. Ils devront ôti-e pijrtés i"i 13 ou 20 eentimêli-es au <l^I;i Je l'anus. On peut les porter plus liaul encoi-e A l'aide d'une *'«>n(le, mais cela ne [larail pas indis()eusable.

iniiicalions des laveinfut» aUmenlairfs. — IjI^s Ia\omenls idinienliMivs sont indiqués dans deux conditions piincijialcs : a. Ior.-'<iu'on ^"*Mil suppléer à l'insuflisiince de l'alimenlation par les voies unlim'lles ; "- forsqu'on veut momentanément maintenir l'eslomae au repos.

a. On est amené à suppléi-r à l'itisunisonce de l'alimenLation par les **»iea nalurcllcs lors<]ue quelque léisioii s\)p|K)sc au |>assa^ des nii- ■np-nls de b) [toucbe dans l'estomae, de l'esbiinne dans l'inlestui, ou ^^torc lorsque les ulimeals se trouvent rejetés de l'estomac, par le ^'Hnissement, rapidement apr^s leur Ingestion.

tf rT'trécissenient de l'œsophage et celui du pylwi« sont les li'fâons 1*11 onipécbeul le plus souvent les substiuiees nlinientuli-es de parvenir ^« quantité sutlisHUte dans l'esttjmac ai dans l'intestin. On ne |>cut pas l*f^niii-c alimenter les malades par le rectum d'une façon dumble. '' le faut (".erLuinenicnt pas trop compter sur ee mode d'iilimentjitiun V^ur noiu-rir les malades et surtout piur les remonter, nnits il pourra *Pj»rl*;i' un utile appoint; il permetti-a surtout de faire rintervenlion icale dans de meilleure.s conditions. Ce serait luie faute de compter sur rallnienliition rt^etiile, et de laisser les ntakdes >iir de telle fiiçon que l'opération ne pui.sse plus se laire que un homme trop alTaibli pour la supjxirler dans de bonnes oondi-

; I^w conditions ilans lesquelles il y a avnntage, sinon ui^ence, à

ker coniplêtenient l'aceés des aliments dtuis l'estoinitc, son)

t vatiées : gastrite nîgui^, ulcérations, gastrorrhagie, stase avec

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Xous savons en effet que la chose la plus urgente c'est de fournir aux inanitiés la quantité dVau sans laquelle la vie ne peut se maintenir; les lavements alimentaires se borneraient-ils à cela que leur utilité serait déjà très grande. Il résulte des expériences physiologiques qu'on est en droit de leur demander davantage et de les rendre dans une certaine mesure nutritifs.

Nous allons dire maintenant comment il convient de composiM* et d'administrer les lavements alimentaires.

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