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ÉRUCTATIONS

On peut, d'après leur mécanisme probable, distinguer trois variétés principales d'éructation :

Les éructations par hypéresthésie et incoordinations gastriques ;

Les éructations par flatulence ;

Les éructations par aérophagie.

Les éructations par hyp ^resthésie stomacale résultent de ce que Toslomac est devenu d'une sensibilité exagérée à la tension gazeuse, et qu'en présence d'une tension légèrement exagérée ou même normale, il réagit d'une façon anormale. Des bulles gazeuses, plus ou moins considérables , pénètrent dans l'œsophage, et sont rejetées au dehors, entraînant quelquefois une cei'taine quantité du liquide stomacal. Avant tout, il faut traiter l'état dys]>eptique sous-jacent. Contre les éructations, on peut employer l'eau chloroformée et les divers moyens que nous allons indiquer contre les régurgitations.

Les éructîitions par flatulence vraie de l'estomac sont atlribuables à la production d'une quantité réellement excessive de gaz dans l'estomac ; c'est donc ici, avant tout, la flatulence par fermentations gazeuses, qu'il faut combattre ; on en indiquera les moyens plus loin è propos de l'antisepsie gastro-intestinale.

Les éructations par aérophagie s'observent exclusivement chez les névropathes, plus particulièrement chez les hystériques. Elles sont la C'Onséquence de la déglutition de l'air atmosphérique par un véritable tic nerveux: c'est donc ce tic qu'il faut faire disparaître. On pourra y arriver par la suggestion. Le premier |)oint est de bien démontrer aux malades qu'ils avalent de l'air et que leurs éi'uctations si nombreuses, si bruyantes, sont, en réalité, tout à fait artificielles. Cela suffit quelquefois pour amener la disparition presque immédiate de ce phénomène.

RÉGURGITATIONS

La régurgitation est constituée par l'ascension dans l'œsophage à travers le cardia d'une petite quantité de liquide stomacal. Ce

liquide peut être assez acide pour donner lieu à la sensation de brûlure connue sous le nom de pyrosis. Il peut parvenir en (|uajUitr assez notable jusque dans le pharynx et môme la bouche. La régurgitation est le résultat d'un mouvement de coordination vicieuse, qui amène l'expulsion d'une petite quantité de contenu stomacal à tiavers le cardia momentanément entrebaillé. Le point de départ de ce mouvement incoordonné est une irritation anormale de Testomac, par* viciation du chimisme ou par irritabilité anormale de la muqueuse. Ici encore, c'est donc soit la viciaticm du chimisme, soit la sensibilité anormale de la muqueuse qu'il faut amender. Le traitement général de la dyspepsie sera, suivant les cas, celui de l'hyperchlorhydrie ou de la dyspepsie sensitivo-motrice. Et conti*e le phénomène môme de l'éructation ? Beaucoup de malades en atténuent beaucoup l'intensité et la fréquence, en suçant des pastilles de Vichy, en prenant une petili» quantité d'infusion chaude ou d'eau de \'ichy, en prenant un peu d'eau chlorofonnée.

MKRYCISMR ET RUMINATION

Le mérycisme n'est, en somme, qu'un degré plus accentué de la régurgitation. O ne sont plus seulement des (|UîUitilés minimes du contenu stomacid qui remontent jusque dans la bouche, mais des goi^ gées enlièi'es, de telle façon que la quantité de substances alimentiiin^s et de suc gastrique ainsi éliminé au cours des digestions finit par être véritablement assez considérable. Les moyens indiqués contre la simple régurgitation sont appli(îabk\s au Iraitemenl du mérycisme. Dans les cas accentués, on pouirait ftiire une série de lavages de l'estomac.

Dans la rumination, il y a retour volontaire dans l'estomac d'une certaine quantité du contenu stomacid. Des dyspeptiques soulagés par dt»s régurgitations abondantes en arrivent à {)ro>()quer les régurgitations, et, par consétiuent, iv ruminer. C'est donc la dyspepsie qu'il convient de traiter chez eux.

Dans une autre catégorie de faits, la rumination est le résultat (l'une habitude vicieuse apprise pendant renfance. La rumination se fait ici h cause du jJaisir (pi'y trouve l'enfant ou la personne qui s'y livre. Cela devient une habitude vicieuse i\\u^ l'on peut comparer h la masturbation.

Souvent, la rumination est apprise par imitation ; on l'a vue se faire dans tout un grouj)e d'enfants d'une inénie fimiille par éducation réciproque. Elle est très fiétjuenle chez les jeunes idiots.

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Le traitement doit donc ^tre. avant tout, im traitement moral. Il eon vient de faire honte aux enfants de cette mauvaise habitude et de séparer Tun de Taulre, ceux qui en sont atteints.

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