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ANOREXIE

Nous laisserons de coté l'anorexie liystéi-ique dont il sera questioii plus loin dans le chapitre de thérapeutique consiicré à Thystérie gastrique.

Pour traiter convenablemc^nt Tanorexic», il faut, en bi(»n déterminer la pathogénie dans chacjue cas, pris isoléuK^it. L'anorexie peut être due à un état général de névi'ose, ou, tout au moins, à un ét<it psychique particulier, elle peut être due à une viciation de la nutrition générale et encore à des [)hénomènes d'auto-intoxication.

L'anorexie d'origine névropathique ou d'origine psychique, s'ol)serve en dehoi's de l'hystérie chez des neurasthéniques vrais ou encore chez des individus fortement déprimés par dv grands chagrins, d(» grandes secousses morah\s, épuisés par des travaux intellectuels excessifs. Quand on le pou ira, on supprimera l(»s causes de cette dépression nerveuse. En tout cas, on mettra en œuvre les moyens les meilleurs pour la combattre : séjour à la campagne, hydrothérapie, massage, gymnastique suédoise, etc.

Bien entendu, on useni dans la plus large mc^sure de la suggestion chez les neurastliéniques. (Quelques-uns d'entre eux, «uis avoir de stigmates hystériques, sont susceptibles d'être soumis aux pi'océdés de traitement que nous indiquerons plus loin contre l'anorexie hystérique : isolement dans un établiss(»ment spécial, gavage méthodique, etc. Beaucoup de ces malades sont placés dans un véritable cercle vicieux : ils n'ont pas fjiim parce qu'ils ne s'alimentcMit pas suffisamment, parce qu'ils s'affaiblissent, parce* (ju(^ leur^s échang(\s organiques ont tendance à se restreindre par ti'op.

La viciation, le ridentissement de la nutrition générale pai*aissent encore être la cause principale de l'anorexie chez des individus anémiés, affaiblis, chez des convalescents. 11 faut stimuler leur nutrition en les faisimt vivre dans un miheu plus hygiénique, en les faisant vivre au

grand air, à la mer, ù la montagne, en leur faisant faire un exercice physique suffisant.

Dans une catégorie de faits assez nombreux et variés, Tonorexie est la conséquence de Tauto-intoxication. Cela s'observe dans Tautointoxication d'origine gastro-intestinale et dans Tauto-intoxication par insuffisance rénale. Les deux éléments, production de toxines en quantité exagérée et élimination insuffisante se combinent souvent du reste ; et il s y joint fréquemment encore une diminuticm notable de l'activité des échanges organiques.

Les artério-scléreux au début, par exemple, supportent fort mal un régime trop richement carné; ils ont des maux de tète, quelquefois de l'oppression, un état plus ou moins vaguement nauséeux, leur appétit a beaucoup baissé, ils ont quelquefois du dégoût pour la viande. Leur urine ne renferme pas trace d'albumine, elle est pauvre en urée. Les mictions sont fréquentes. La suppression de la viande dans le régime alimentaire, l'usage d'une alimentation végétarienne et du lait, les purgations salines répétées feront aloi'S disparaîtix» tous ces accidents et, en ])articulier, l'état nauséeux et l'anorexie.

L'excès des toxines venues de l'estomac et de l'intestin, s'observe surtout lorsqu'il y a stase gastro-intestinale, circonstance très propice aux fermentations et aux putréfactions. Beaucoup de personn(\s sont sans appétit tant qu'elles sont constipées. Elles cessent de l'être dès qu'on régularise les évacuations intestinales.

Par les considérations- précédentes, nous avons montré combien est complexe le problème de l'anorexie, et énuméré, en même temps que ses facteurs palhogéniques les plus habituels, les principales méthodes thérapeutiques qui y correspondent. 11 nous reste maintenant à parler de la médication symptomatique de l'inappétence, de la médication apéritive. Elle a pour but de stimuler directement rap|)étil, sans se préoccuper des circonstances pathogéniques qui ont amené sa disparition. On comprend, sans qu'il soit b(\soin d'y insister davantage, que cette médication thérapeuti({ue, malgré son utilité j)0vSsible, ne devra jamais tenir (jue la seconde place dans lo traitement.

Médication apéritive, — Les stimulants de l'appétit les plus usités sont les amers simples, liîs amers h base de sti'ychnine, les excitants rich(\s en tannin, et les substances qui renft»rnient l(»s essences qui figurent dans les boissons apéritives du commerce.

Toutes les substances anières peu>'ent être employées; les plus souv(Mit usitées en médecine sont : le quassia amara, la gentiane, le Colombo et l'écorce d'orange, On les ordonne sous forme (l(* macérations, d'(»xtrait et d(» leinturv. La macération d(^ quassia est d'un usage très fré(|uent. Il existe des préparations célèbres comme l'élixir de

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G(*ndrin ou de Slougton qui renfeniient une série de teintures amères. On joint souvent aux teintures d'amers simples des teintures d'amei's h base de strychnine.

Les amers à base de strjchnine viennent de la noix vomique ou de la fève de Saint-Ignace. Avec la première, on fait la teintui'e de noix vomique, avec la seconde, les célèbres gouttes amères de Beaumé. beaucoup plus riche en strychnine.

Nous avons dit déjà à propos de la médication excitante de Testomac, que nous employons de préférence les amers à petites doses un certiun temps après le repas, au cours de la digestion. Notre but est, en effet, beaucoup plus de stimuler l'appétit que la sécrétion stomacale, il est difficile de stimuler cette sécrétion sans produire une irritation dangereuse au cours des dyspepsies, en raison de la tendance de la muqueuse h Thypéresthésie ou à la gastrite. En général, nous joignons une petite quantité d'HCl aux teintui*es amères ainsi administrées.

Lorsqu'on veut en même temps agir sur la motricité stomacale, on peut avoir recours à la teinture de noix vomique ou aux gouttes amères de Beaumé. On peut aussi se servir de la solution suivante :

Sulfate de strychnine 0 gr. 05 centigr.

Eau 150 grammes.

On en fiiit prendre une cuillerée à café deux ou trois fois par jour, une ou deux heures après les repas. On peut également y ajouter quelques gouttes d'HCl.

On sait combien Tusage des boissons apéritives s'est répandu dans ces dernières années ; elles sont devenues, en France, une cause de danger considérable pour la santé publique, et, gi'àce aux essences que renferment les plus usitées d'entre elles, un des facteurs principaux de l'alcoolisme. 11 n'y aumit qu'avantage à en supprimer complètement l'usage pour les personnes saines ; il ne faut pas le toléivr ou l'ordonner pour les dyspeptiques. Il n'y a pas de boinie raison pour se servir en thérapeutique des apéritifs à essences.

Le tannin est un des excitants les plus actifs de l'estomac, et on pourrait s'en servir dans la médication apéritive, s'il était plus facile de limiter l'excitation produite aux proportions utiles et exemptes de danger.

Le quinquina, la cascarille doivent certainement au tannin une grande partie de leurs propriétés apéritives. Le quinquina renferme àv plus une série d'alcaloïdes pai*mi lesquelles la quinine. On a très scmvent prescrit le quinquina aux anémiques, sous forme de vin le plus habituellement, dans l'espoir à la fois de stimuler leur appétit et de les

tonifier. Malheureusement, le quinquina est un excitant dangereux de restoraac et nous croyons prudent de ne remployer qu'en teinture à faible dose et au cours de la digestion.

Faim pervertie. — Les principales perversions de la faim sont la douleur, Tétat nauséeux, la défaillance, la boulimie, Tacorie.

De la faim douloureuse nous n'avons pas à nous occuper ici ; le plus souvent c'est un symptôme d'hyperchlorhydine, bieo cjue cela ne soit pas absolu.

La fîûm avec phénomènes de défaillance est rarement méconnue; les malades, des neurasthémiques, des femmes anémiques et plus ou moins vaguement névrosées, savent parfaitement à quoi s'en tenir; ils savent qu'ils doivent manger pour éviter la sensation de vide, de dépression, de défaillance qu'ils e*prouvent un certain temps après lo i*epas. 11 n'en est pas de même delà faim pervertie à forme nauséeuse, ici l'origine et la nature de celte sensation sont souvent méconnues. Les malades se rendent plus difficilement compte que la |>énible senvSation de nausée est pour eux une invitation à mfmger, et que la meilleure façon d'éviter le retour de l'état nauséeux est de prendre des aliments avant l'heure à laquelle elle se monti-e habituellement. Non seulement il convient de fmre manger ces malades pour mettre lin à chaque accès pris en particulier, mais il faut les nourrir davantage pour en empêcher le retour. II faut les tonifier, les remonter et les engraisser par une hygiène et une îdimentation appropriées.

La boulimie vraie est une sorte de phobie qu'on observe comm<^ les autres phol)ics chez k^s névropathes dégénérés. On devra la traiter en somme, en principe, à la façon des autres phobies. On peut employer l'opium, la morphine, le valérianate d'ammoniaque pour combattre plus spécialement le sjmptôme de faim exagérée. On y aura également recours contre la |>erte du sentiment de la satiété i\ laquelle^ l(»s Allemands donnent le nom d'acorie.

THÉRAPECTIQUE GÉNÉRALE DES VICIATIONS DR LA MOTRICITÉ DE LA SÉCRÉTION, DE l'aBSORPTION ET DE LA SENSIBILITÉ INTESTINALES

Les viciations de la motricité, de la sécrétion, de l'absorption et de la sensibilité intestinales re[)rvsentent tous les éléments possibles de la physiologie pathologique de l'intestin, qu'il y ait ou qu'il n'y ait pîis lésion de cet organe. Dans le traitement des principaux syndi'ômes inlestinaux que nous étudierons dans les prochains chapitres, nous aurons ù envisager ces divers éléments combinés les uns aux autres d'une façon quelquefois assez complexe. Auparavant, nous voudrions en iiidi(|uer la thérapeuticjue analytique; nous voudrions montivr

(l'une façon du roste sommaire comment chacun d'eux peut être individuellement influencé par les agents Ihérapeuliques.

Nous pensons que ce laWeau analytique ne sera pas sans présenter quelque intérêt, malgré Tétat encore Wen incomplet de nos connaissances sur ce sujet.

Excitants de la motricité intestinale, — Les agents susceptibles d\\Kciter la motrieité intestinale sont assez nombreux.

Parmi les agents physiques^ on peut citer tout d'abord les aliments fjui laissent un résidu, assez abondant, rebelle à la digestion, et, en particulier, les aliments végétaux, surtout les légumes verts, les aliments épie es.

Le froid augmente les contractions péristaltiques de l'intestin, de là l'activité plus grande des lavements froidvS. Il en est de même de la chaleur, en aj)plication directe sur l'intestin au-dessus de 42''3, et celte excitation résulterait de la paralysie des nerfs d'arrêt de l'intestin. \a) massage, réleclrisation de l'intestin sont aussi des (wcitaots de la motricité intest in>ale.

Tous ces agents peuvent être utilisc's pour le traitt^ment de la constipation par atoni** intestinale. On comprend qu'ils pourraient devi^nir nuisibles dans la constipation spasmodique.

Gomme nous l'avons dit plus haut, B<ikai a été amené A admettre (|ue certaine gaz excitent nettement les mouvements péristalticpies de rint€*stin et particulièrement le gaz des marais, l'acide carbonique et riivdrogêne sulfuré ; c'est à la production d'une certaine quantité d'hydrogène sulfuré que le soufre di^vrait ses propriétés laxatives; au contraire le sous-nitrate de bismuth agirait contre la diarrhée en fixant rhydrogène sulfuré sous forme de sulfure de bismuth.

Agents chimiques. — Des recherches successives de Thiry, Radziejewski et d'autres auteurs, il résulte que les substances laxatives ou purgatives, telles que l'huile de ci'oton, le séné, les sels alcalins sont des excitants de la motricité intestinale. C'est à l'excitation des mouvements péristaltiques beaucoup plus qu'à celle de la sécrétion r|ue serait attribuable leur action pui'gative. Calmants de la motricité intestinale.

Agents physiques. ^ D'après des recherclu^s de Pal sur d(\s chiens curarisés et plong<'S dans un bain d'eau salée à 6 p. I 000, l'excitation du nerf moteur de l'intestin, le pneumogastrique, cesse de produire des mouvements de l'intestin à 3tV'i>; «^ la sortie du bain, l'excitation du pneumogastrixjue amènes de nouveau des mouvements iU' Fintestin. Nous avons dit plus haut qu'au (Hà de 42"o, la temiDérahu*e augmente l'intensité des mouvements péristalticpies. Il résulte do ces données qu'avec de gramls lav^'ments chauds on pourrait à voloïité

produire une action calmante ou excitante de la motricité intestinale : calmante, au-dessous de 40°; excitante au-dessus de 42°.

Le froide en application locale, augmente les mouvements de Tintestin; mais, d'après Luderitz, rabaissement de la température centrale diminuerait le péristaltisme. D'après Rossbach, le froid léger en applications sur le ventre provoque des mouvements péristaltiques énergiques de Tintestin ; le froid intense les excite beaucoup moins.

Moyens chimiques. — On sait depuis longtemps que Topium est par excellence le calmant des coliques qui traduisent les spasmes de rintestin ; les auteurs ont cherché à déterminer si tous ses alcaloïdes ont à ce point de vue une action identique; ils ont cherché aussi à préciser le mécanisme physiologicjue de cette action calmante.

Pour Nolhnagel, Topium produirait Texcitation des fdaments nerveux modificateurs du splanchnicjue; tandis que, pour Jacobv et Pohl il amènerait la diminution de Texcitabilité motrice de la paroi intestinale.

D'après Pal et Berggrun, Topium agirait en excitant le centre d'arrèl des mouvements péristaltiques de l'intestin. Ce centre s(» trouverai! entre la deuxième vertèbre dorsale et la sixième cervicîde.

D'après Vamossy, la morphine et la papavérine agiraient sur K's centres d'inhibition, la narcotine et la narcéine seraient sans action: la thébaïne et la codéine augmenteraient l'excitabilité intestinale et l(\s mouvements [)éristaltiques.

D'après Traversa, Vatropine arrêterait les contractions intestinales en paralysant les ganglions nerveux; elle aurait la propriété spéciale d'exercer une action calmajite sur les spasmes de l'intestin, elle serait donc parfaitement indicjuée dans le traitement de la colique de plomb où il existe une contracture générale de l'intestin, et dans la constipation spasmodique dans laquelle il y a une véritable contracture du côlon.

D'api'ès Ott, la morphine et l'atropine diminuent les ivflexes intestinaux; le chloral n'arrête le péristaltisme (ju'à des doses très élevées.

D'après Pal, le péristaltisme intestinal est diminué par l'éther, le

chloroforme, l'atropine, la morphine, la codéine et le nitritc d'amyle.

Sécrétion intestinale. — L'étude des agents qui augmentent la

sé(Tétion du suc intestinal lui-même, indépendamment des sécrétions

annexes du foie et de la bile, ne présente pas un grand intérêt.

Uaugmenlation de la sécrétion intestinale était considérée par les anciens auteurs comme la base même de la purgation. Liebig, PoiseuUe, Moreau pensaient (|ue l'action des di>erses substances pur'gatives se traduisfût {)ar une exagération i)lus ou nioins maifiuée de la

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sécrétion de la muqueuse. On sait qu'à cette théoiûe on a objecté celle (le Taugmenlation de la motricité de l'intestin. Il résulte cependant des recherches de Moreau et de recherches plus récentes que les sels pui^tifs produisent réellement rh\^)ersecrétion intestinale.

Il ne s'ajçit en tout cas que d'une augmentation passagère de la sécrétion intestinale et non d'un accroissement persistant. On s'est du r(\ste pi*éoccupé beaucoup plus, dans ces derniers temps, de l'excita- \'nm de la sécrétion du pajicréas et du foie, le suc pancréatique et la bile jouant dans la digestion intestinale un rôle beaucou[) plus important que le suc entérique lui-môme.

A propos des agents thérapeutiques capables de diminuer rinlensite de la sécrétion intestinale, on se trou>'e en présence d'une difficulté analogue à celle que présente le mécanisme physiologique de la purgation. L'action non douteuse de certains médicaments sur la diarrhée est-elle attribuable h la diminution de la sécrétion ou à celle du périslaltisme intestinal ? Nous avons vu plus haut qu'on attribue î\ l'opium, ou tout au moins à quelques-uns de ses alcaloïdes, une action calmante sur l'excitabilité de l'intestin, une action d'arrêt sur ses mouvements péristaltiques. On discute beaucoup sur le mode d'action de la craie, du sous-nitrate de bismuth.

Toutefois, un groupe de médicaments pai*ait bien méiiter la dénomination à' astringents y parce qu'ils amènent réellement un véritable dessèchement de la muqueuse intestinale ; les médictunenis de ce groupe doivent leur action au tarmin : ratanhia, cascarille, écorce et gland de chône, cachou, colombo, etc.

Absorption intestinale, — Les viciations de l'absorption intestinale sont souvent sous la dépendance soit d'une lésion, soit de la viciation de sa motricité. Quand, par suite d'un péristaltisme exagéré, les aliments parcourent l'intestin et surtout l'intestin grêle avec unc^ rapidité excessive, l'absorption intestinale n'a pas le temps de se produire. Elle diminue aussi dans une notable mesure avec des lésions profondes et étendues de la muqueuse.

Il est évident qu'en ralentissant le péristaltisme intestinal on rendra l'absorption plus facile et plus abondante. Peut-on modifier directement l'absorption intestinale par l'emploi de moyens médicamenteux ? (Quelles sont les substances qui tendent à l'augmenter ou à la diminuer .^

Des recherches pfiyslologiques récentes ont fourni quelques données sur ces deux points.

D'après Leubuscher la quinine, l'opium et la morphine abaissent l'absorption intestinale même quand elles sont en solution faible, même quand elles sont injectées sous la peau.

L'alcool en solution Csdhle (0,3 à 2 p. 100), une solution de chlorure de vsodiuni augnienlc^ni Ic^gèrement Tabsoii^tiou, la glycérine et Tenu d<^ Gaiisbad sont^indifférentes. Leubuscher estimait rai)ttorption int(\stinale d'après Tabsorption d'une quantité plu6 ou moins grande d'iodui'e de potassium.

Farnsteiner a étudié l'absoiption de la peptone sur des chiei»s chez lesquels une anse intestinale isolée venait s'ouvrir à la peau par une fistule, suivant la méthode de Ïhirv-Vella. Il a constaté un acci^oisserment de l'absorption de la peptone sous Tinfluence de Talcool à 5 p. 100 et de l'essence de moutarde à la dose d'une goutU* pour i SOO à 5 000.

Les substances amères, entre autres le quassia. n'ont eu aucune a et ion appréciable.

Scanzoni ayant suivi le même procédé expérimental a constaté cpae l'essence de moutarde, l'alcool, les épicc^s. l'orexine augmentent Tsil)sorption du glucose daiis l'intestin , mais dans une proportion beaucoup moindre que dans l'estomac.

Schvvald. dans des expériences faites sur la grenouille, a constaté que Li quinine diminue ral)sorption de la graisse. L'opium et la morphine auraient une acttion analogue à celle de la quinine.

En somme, de ces données tms sommmres, il résultei*ait <|ue les excitants tels que l'alcxx)! et la farine de moutaiïie employés à dose modérée augmentent l'absorption intestinale Uuidis qu(^ des subsUuices éminemment calmantes, roj)iuni et la morphine, la diminuent.

Sensibilité intestinale, — Les douleurs intestinales peuvent être dui»s à des contractions spasmodiques de Tintestin ou a des lésions de la muqueuse. Les premièi'es sont représentées par les coliques. Il est à remai*quer que des lésions profondes ulcéreuses de la muqueuse^ peuvent exister sans douleurs, ou avec des sensations douloui'eus4»s modérées et vagues : quelquefois seulement, un ceilain degré d'eiidolorisvsementàla pression ou à la palpation. Les doideurs deviennent au contraii'e marquées dès (|ue Tenveloppc péritonéale participe a lalési<in.

On connaît Teffet cidmajit des applications diaudes et des grands bains lorsque les phénoménc^s douloureux sont jdiribuables A rintt*stin lui-même; quand le péritoine est en j(nj, il \aut mieux avoir recxiiu's aux applications de glace en permiuience.

L'opium et la niorphine sont les meilleurs calmants de Tintestin ; ils en dinnnuent k\s mouvements péristalliques. La codéine a uiit* action plus faible ; toutefois comme elle constipe beaucoup moins que l'opium ou la morphine, on [>eut en préféixi!' l'usuge dans k^ cas où les douleurs intt^stinales sont liées h la constipation, comme par exemple dans la colite muco-meinbraneuse.

La belladone et l'atropine semblent plus particulièrement indiquées lorsqu'il existe une contracture du ^ros intestin, comme cela se voit en particulier chez des femmes atteintes de ptôses abdominales ou encore de colite muco-mcmbraneuse, dans tous les cas, en somme, où le côlon contracture se présente sous Taspect de la eorde colique douloureuse. On peut du reste, avec avantage dans ceilains cas, combiner remploi de Topium et de la belladone.

Les autres calmants, le cannal)is indiea, Tantipyrine, le valérianate d'iunraoniaque sont peu usités contre les phénomènes douloui'eux d'origine intestinale.

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