EL EXAMEN OBJECTIF DES
celle-ci n'a aucune influence dans les d!
gastéiles simplement inflammatoires.
La douleur provoquée par la pression des rester localisée à la région comprimée, mais elle! férentes direclions, soit latéralement, soit dans }
Fig 8. — Points où l'on devra rechercher sur la qu
abdominale la sensibati)
M. Boas attribue à ces irradiations de la douleur provoquée grande importance pour le diagnostic et le siège des lésions SStriquen Les auteurs français qui ont étudié celte question ne sonLpas a affirmatifs : pour eux, toute douleur épigastrique, quelle quien Soith cause, peut avoir des irradialions en différentes directions mème douleur rachidienne, exactement symétrique à la douleur épiétstrioue dite douleur en broche, que l'on considère classiquement comm spéciale à l'ulcère du pylore, n'en est nullement pathognomefique
La position du point épigastrique (g. 8), c'est-à-dire celui où on obtient le maximum de la douleur à la pression, est assez variable d'un sujet à l'autre, On peut dire que, selon les malades, il est situé
‘plus où moins haut le long de l'aorte abdominale (points de Burkart).
Dans la majorité des eus, MM. Mathieu et J.-Ch. Roux ont montré qu'il siège en un point facile à déterminer de Ja façon suivante : on tire une ligne réunissant l'ombilie à l'appendice xiphoïde, et une autre perpendiculaire réunissant les deux côtes flottantes, On détermine ainsi quatre angles : le point épigastrique se trouve dans l'angle supérieur droit (fig. 8). Nous l'avons vu souvent siéger plus haut, dans l'angle formé par l'appendice xiphoïde et les fausses côtes. Ce sont les deux points au niveau desquels il faudra le EE tout d'abord,
Recherche de l'état des parois! gastriques, — Clapotage. — La palpation permet de rechercher le bruit de elapotage, dont la signification clinique est fort importante,
Le bruit de clapotage, déerit déjà par Chomel sous le nom de sueeuxsion digitale, el menlionné de nouveau par Audhoui, a été surtout étudié par Bouchard qui en à indiqué la fréquence et en a élargi la valeur sémiologique.
Le bruit de clapotage, analogue à celui qu'on produit en agitant une bouteille à moitié pleine, s'obtient chez certains individus en déprimant, par une série de secousses légères, brusques et répétées faites au moyen des pulpes des quatre derniers doigts réunis, Ja région épigastrique. Ce bruit est plus ou moins intense, selon les cas. Parfois la perception auditive s'accompagne d'une sensation tactile produite au niveau des doigts de l'observateur par le choc en retour du liquide qui a été refoulé par la dépression subite des parois abdominale êt gastrique. Mais celle-ci ne se produit que lorsque le clapotage est assez prononcé et non pas lorsqu'il est peu marqué,
On fait apparaître un bruit analogue, dit bruit de suceussion, en prenant le tronc à pleines mains et en le secouant fortement, Ce bruit se produit toujours quand existe le bruit de elapotage. [I doit toujours être recherché en même temps que lui, car il en confirme la réalité et la valeur,
Le bruit de clapotage indique que l'estomac contient une certaine quanlité de liquide, SPORE CERN les cas où cette
liquides et des gaz contenus dans le PS DAPÉARE RER ETAT estate on ARTS 1
l'on peut produire par la palpation de l'intestin de sensibles différences. Ceux-ci sont désignés borborygmes ou de gargouiltements. Les borborygi purement gazeux, non humides, qui résultent du intestinaux d'une anse dans une autre à travers une p (coudure). Les gargouillements sont des bruits p donnent l'impression d'une explosion de bulles gazeu à la surface d'un liquide. D'ailleurs, pour provoquer e manœuvre à employer n'est pas ln même que po clapotage. On les provoque, en effet, non par une sé secousses brusques et rapprochées, mais en déprimant et lentement la paroi abdominale. Nous avons bien souve dans des cas de diarrhée profuse, de provoquer le clapotage de l'intestin, et mème au niveau du cæcum ; nous n'avons pu Cela tient sans doute à ce que la couche liquide content segment de l'intestin est d'une trop faible épaisseur vibration puisse lui donner naissance.
1 faudrait cependant (d'après Quénu et Judet) faire une pour les cas de dilatation intestinale consécutive à une obstru anses intestinales dans ces cas sont souvent assez distendues po la palpation puisse y déterminer du clapotage. Ces cas sont
EXAMEN DE L'ESTOMAC, si
distinguer par leurs symplômes tout à fait caractéristiques.
La seule existence du bruit de clapotage est l'indice d'un état palhologique, l'atonie gastrique, Mais il ne suffit pas de le constater, il faut encore rechercher dans quelles conditions et dans quelle étendue de Ja paroi abdominale on peut l'observer.
Il importe d'abord de rechercher à quelle distance des repas on peut en provoquer l'apparition. En cherchant à des heures de plus en plus éloignées des repas le clapotage, on se rend compte, assez exactement, avec quelle rapidité se fait l'évacuation de l'estomac, et par conséquent on peut juger du degré de l'insuffisance motrice de cet organe.
En second lieu, il faut étudier dans quelles limites se produit ce bruit pour reconnaitre, d'une part, si l'estomac est augmenté de volume et, d'autre part, avec quelle facilité il se laisse distendre et avec quelle énergie il peut se rétracler quand il se vide. Pour cela, on cherche quelle est la limite inférieure au niveau de laquelle on peut le produire. On provoque done des secousses sur la paroi abdominale en allant de bas en haut et en suivant les lignes que nous avons indiquées à propos de la percussion; on s'arrête au moment ou l'on perçoit le clapotage. En réunissant à l'aide d'une ligne les points ainsi obtenus, on a la limite inférieure de l'estomac. Cette exploration, pour donnerdes renseignements utiles, devra être faite à plusieurs moments de la journée, tantôt après les repas, tantôt à distance des repas, tantôt à jeun. À ce moment, si le clapotage ne se produit pas spontanément, il sera bon de faire boire au sujet en observation un quart de verre d'eau pour le faire apparaître.
Dans l'appréciation des résultats ainsi obtenus, il y a lieu de tenir compte d'une cause d'erreur que nous avons déjà signalée il y a une dizaine d'années et qui a été reproduile par différents auteurs : Mathieu, Hayem, Legendre, L'estomac repose sur l'intestin comme sur un coussinet gazeux; lorsqu'on provoque des secousses sur l'intestin, en dehors des limites de l'estomac, on entend souvent du clapotage parce que la pression est transmise par la couche gazeuse jusqu'au niveau de l'estomac qui est aïnsi indirectement soulevé et agité, On s'expose donc à prendre pour du clapolage directement produit, ce clapotage indirectement provoqué. Nous avons montré que, pour éviter celte erreur, il suffisait d'appuyer assez fortement sur la paroi abdominale le bord cubital de la main gauche et d'effectuer la palpation de la main droite immédiatement au-dessous de ln région comprimée, L'elfet des secousses est ainsi limité à la partie strictement sous-jacente (fig. 9). : ”
# EXAMEN OBJECTIF DES ORGANES ABDOMINAUX, Digastroscopie. — Tout récemment M. À. Cavazzani a décrit sous le nom de digastroscopie le procédé suivant : Dont hd Le malade est couché dans le décubitus dorsal, les paroïs abdominales bien relâchées. Placé à droite, l'observateur applique le bord externe de la main gauche contre la paroi abdominale au niveau/de la
Fig. 9. — Manœuvre destinée à localiser à l'estomac Ja palpation de l'abdémen,
région épigastrique, au-dessous du rebord des fausses côtes ele pendiculairement au plan médian du corps. En refoulant avec celle main, par une pression modérée, la paroi abdominale vers la colonne vertébrale, on crée en quelque sorte un estomac biloculaire artificiel, Si, alors, on invite le malade à respirer profondément et brusquement, In main droite, appliquée à plat au-dessous de la main gauclie, perçoit un frémissement dû à ce que les gaz contenus dans la-cavité