‹ Traité des maladies de l'estomac (volume 2)Chapitre 13 sur 176 · SN · texte numérisé non relu

SN

supérieure de l'estomac s'échappent à travers le rétrécissement dans la cavité inférieure. Un massage léger permet de faire suivre à ces az une marche inverse pendant l'expiration.

En faisant des explorations successives le long de la paroi abdominale, on détermine facilement la limite inférieure au delà de laquelle la main ne perçoit plus de gargouillement, ni inspiratoire ni expiratoire. Le niveau de cette limite inférieure correspond au contour inférieur de la grande courbure.

Palpation passive de l'estomac. — Sous ce nom M, A. Cupua Guiffré décrit le procédé suivant : le patient est couché dans le déeubitus dorsal sur un plan résistant légèrement incliné des pieds vers la tête. On lui fait ingérer quelques gorgées d'eau (50 à 400 grammes environ). Ceci fait, le médecin applique une main à plat sur la porlion supérieure gauche de l'abdomen en exerçant une légère pression. Cette main doit rester immobile sur la paroi dont elle doit suivre possivement les excursions. Il engage le malade à pousser brusquement : le liquide contenu dans l'estomue, qui, en raison de la position du patient, s'était porté sur la paroi postéro-supérieure de l'organe, en contact avec le diaphragme, va, par suite de la brusque secousse de ce muscle, se répandre, en ondulant, du grand cul-de-sac vers la partie la plus basse de la grande courbure de l'estomac. Ces ondulations se transmettant aux parois abdominales sont perçues par Ja main exploratrice dans toute son étendue. En déplaçant graduellement la main de plus en plus bas, on arrive à une zone où les ondulations viennent se transmeltre seulement à une partie de la surface palmaire, Ce point correspond à la limite inférieure de l'estomae, — Dans les cas d'atonie gastrique, la plus légère contraction du diaphragme suftit pour déterminer une onde très nettement perceptible, pour laquelle un violent effort est nécessaire à l'état normal.

Palpation de la sonde. — Leube a proposé d'introduire une sonde rigide dans l'estomae, dont la position à l'intérieur du viseère est ensuite déterminée par Ja palpation de la région épigastrique. Le point extrême où l'on sent ln sonde indique jusqu'où descend la grande courbure de l'estomac,

Boas a remplacé le tube rigide de Leube par le tube mou. Il pense que non seulement son emploi est moins dangereux, mais qu'en s'appliquant exactement sur les parois de l'estomac il permettrait de délimiter assez exactement la grande courbure lout entière, dans sû portion découverte jusqu'au pylore. L'examen doit être fait de rence à l'état de vacuité de l'estomac, le malade

celui-ci peut étre assez exactement di

gueur qui sépare l'extrémité de la sonde des distance qui sépare ce point de l'extrême limite tion a pu déterminer la pointe du tube permet de e de l'estomac.

On ne perçoit pas toujours, en raison de ka abdominales, l'extrémité du tube gastrique. D'après de Jaworski, on ne peut le sentir nettement que dans quart des cas.

Nous pouvons décrire à côté des précédents le proc giné par Queirolo et Landi, I consiste dans la tran: par l'intermédiaire d'une sonde æsophagienne, des percussion imprime à l'air contenu dans la cavité gastriqui l'extrémité gastrique de la sonde d’une ampoule élastique’ milé buccale de deux tubes en caoutchouc dont l'un se communication avec l'appareil enregistreur, tandis que l'a d'un robinet, sert à insuffler l'ampoule. La sonde une foisif dans la cavité gastrique, on insuffle l'ampoule de façon tendre modérément. Si, dans ces conditions, on pereute le sphygmographe reste immobile tant que la percussion porte leslin; mais dès qu'on atteint les limites de l'estomac, on voit» reil enregistrer les vibrations qui lui sont transmises. Onobtièr résultat, alors même qu'on pereute au niveau du pylore qui,

on le sait, est impossible à délimiter par les moyens ordinaires.

Recherche des indurations et des tumeurs. — La palpation de l'estomac permet de rechercher les indurations et tumeurs de cet organe. Cette recherche est entourée de grandes difficultés, et les données en sont fort difficiles k interpréter exactement. La rigidité plus ou moins grande de la paroi abdominale antérieure constitue la principale cause d'erreurs. Tantôt la contraction plus où moins forte est généralisée à tout l'abdomen et elle est parfois telle qu'elle rend toute palpation profonde impossible; tantôt la contraction isolée de quelques segments des muscles droits provoque la formation de tumeurs fantomes. On peut dans une certaine mesure alténuer ces inconvénients en provoquant le relâchement de l'abdomen par différents moyens el surtout en engageant le malade à faire de grandes respirations d'une façon ininterrompue : il est possible ainsi de pulper Tabdomen assez profondément pendant l'expiration, et surtout on peut, par les variations de tension des tumeurs fantômes d'origine musculaire, apprécier leur véritable nature. Quand nous ne pouvons obtenir une souplesse suffisante des paroïs abdominales dans la position couchée sur le dos, nous nous trouvons bien de palper l'abdomen dans la position suivante, qui permet un relächement beaucoup plus marqué des muscles. Le sujet est placé sur le côté opposé à celui que l'on veulexaminer. La jambe du même côté est étendue sans être trop raidie, tandis que In jambe du côté à examiner est fortement fléchie sur le bassin, On peut ainsi fouiller assez facilement l'abdomen : pour examiner l'estomac et les tumeurs de la grosse Lubérosité, on fait coucher le malade sur le côté droit. Au contraire, pour examiner le pylore et explorer le foie, on fat coucher le malnde sur le côté gauche (fig. 10).

Si, malgré ces différentes manœuvres, la palpation ne peut encore être pratiquée de façon suffisante, on est alors autorisé, surtout dans les cas où il y a urgence à poser des indications thérapeutiques, à anesthésier les malades en observation, soil à l'aide du chloroforme, soil à l'aide du bromure d'éthyle. Le ventre devient ainsi extrêmement souple, et on peut, sans rencontrer de résislance, en faire un inventaire très détaillé.

Dans les cas où la palpation EEE ere on

perçoit des tumeurs plus où moins dues, eirconserites ou diffuses, Les lumeurs de om:

qu'elles n'aient f

envahi le péritoine; c'est là une notion impor! il s'agit de conseiller une intervention : nous | nous, que toute tumeur superficielle, à fleur de | at Ÿ a envahi le péritoine où a contracté avee la p t adhérences telles qu'elle est inexlirpable,

En ce qui concerne l'étendue des néoplasies,

ne 10, — Position à donner au malade pour l'examen dés luineurs.

remarquer que leurs dimensions réelle dimensions apparentes.

Nous croyons tout à fait inutile d'insister sur leur formeeblete consistance, les sensations tactiles perçues à travers Ia parole dome nale étant trop vagues pour pouvoir en lirer des conclusions iréetses,

Enfin la sensibilité des tuméfactions de toute nature, d'Ordinaite nulle où médiocre, peut être très marquée, ce qui semble Windiquer la formation-d'un abeès ou leur propagation au péritoines

La mobilité des tumeurs de l'estomac pendant la respiration mie rite d'être étudiée avec soin. Les néoplasies adhérentes aveele diaphragme, le foie ou la rate présentent une mobilité respiraloire très nette. Quant à celle des tumeurs stomacales libres, on admet que celles de la petite courbure suivent les mouvements du diaphragme,

sont bien supérieures hieue

que celles de la grande courbure et du pylore ne subissent que de très légers mouvements,

Page 1