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INDICATIONS OPÉRATOIRES EN DEHORS DU CANCER

leurs occupations. Toujours, en pareil cas, nous avons observé après l'opération une guérison complète ou tout au moins une amélioration considérable. Dans tous cas, nous conseillons la gas/ro-entérostomie. Elle est moins grave que la résection, qui reste indiquée dans les cas où l'on soupçonne un début de transformation épithéliomateuse : elle est supérieure à la pyloroplastie, qui a l'inconvénient d'être faite souvent en tissus malades et de mal évacuer la poche prépylorique souvent très développée.

Nous sommes plus sobres d'intervention dans les uleères accompagnés de douleurs et de vomissements, quand ces symplômes ne se présentent pasdans les conditions du syndrome pylorique. Nouscroyons que, dans ces cas, il y a lieu d'insister sur le traitement médical.

La gastrosuceorrhée etl'hyperchlorhydrie rebelles, dont l'existence est du reste liée le plus souvent soit à un rétrécissement léger du pylore, comme l'a montré Hayem, soit à un uleère méconnu, comme nous l'avons constaté au cours d'interventions opératoires, sont des indications à l'opération dans les cas où elles coexistent avec le syndrome pylorique. Comme, dans de pareils cas, la mortalité est nulle, ainsi que le prouvent les 15 cas de notre statistique personnelle, que les résultats éloignés sont excellents (plusieurs de nos malades sont suivis depuis 4, 5 et 6 ans), on peut sans hésiter conseiller l'opération.

Au contraire, la dilatation simple de l'estomac ne nous semble devoir constiluer une indication chirurgicale que très exceptionnellement, et nous croyons qu'un certain nombre d'opérateurs ont un peu trop abusé du bistouri en pareil cas, Elle ne compte que pour un cas sur nos 66 interventions pour lésions non néoplasiques, Ces estomacs, si dilatés qu'ils soient, vident leur contenu pendant la nuit et sont susceptibles d'une amélioration considérable par le simple traitement médical, combiné au port d'une sangle de Glénard, lorsqu'il s'y joint, comme le fait est fréquent, une dislocation verticale de l'organe. L'intervention n'est indiquée que chez les malades qui, malgré un traitement bien dirigé, s'acheminent lentement vers la cachexie, En pareil cas, la gastrorraphie combinée à la gastroperie nous a donné des résultats tant immédiats qu'éloignés excellents : mais il s'agit là de faits exceptionnels, l'intervention opératoire ne trouvera, suivant nous, qu'exeeptionnellement son indication dans les cas de simple de l'estomac.

LE RÉGIME ALIMENTAIRE DANS LES MALADIES DE L'ESTOMAC. Gi

capilal dans le traitement alimentaire des maladies d'estomac : à savoir que si le choix des aliments à faire entrer dans la composition d'un régime est chose capitale, la proportion de ceux-ci est {rès importante à connaitre. Un dyspeptique en effet est un malade pour qui avant tout il faut faire une sélection parmi les aliments; mais c'est aussi un malade à qui il est essentiel de doser la nourriture de chaque jour; ear si beaucoup parmi eux entrent dans la dyspepsie pour trop manger, d'autres s'y engagent, entretiennent où aggravent leur état en ne mangeant pas assez. Ce sont là des faits sur lesquels Mathieu et Jean-Ch. Roux ont eu tout récemment le mérite d'attirer l'attention. Aussi envisagerons-nous dans ce chapitre deux éléments qui nous paraissent avoir une importance presque égale : la qualit et la quantité.

Pour mieux faire saisir la valeur de chacun d'eux, tout en pénétrant entièrement dans le domaine de la pratique, nous irons du cas le plus simple au cas le plus complexe ; c'est-à-dire que nous prendrons un dyspeptique dont l'estomac d'abord trop malade pour pouvoir supporter quoi que ce soit sera mis au repos absolu, pour gravir ensuite et successivement les divers échelons du régime alimentaire dont chacun marque une étape vers la guérison. À notre sens, ce mode d'exposé de l'alimentation est préférable à celui qui consiste à déduire celle-ci du type de la dyspepsie.

On ne voit pas bien, en effet, que tel aliment s'adapte d’une façon presque exacte à un type morbide exactement déterminé. Enfin il serait illogique et contraire à la clinique de ne pas tenir compte des notions de motricité et de sensibilité gastriques,

Tous ces éléments se combinent pour créer une modalité de la maladie, différente suivant l'individu, et nous croyons que pour aueun autre organe plus que pour l'estomac il soit vrai de dire : Il n°y a pas de maladies, il n'y a que des malades.

Toutefois il serait excessif de conclure de ce que nous venons d'exposer, que la eure alimentaire de louts maladie d'estomac doive gravir ces différentes étapes. Celles-ci jalonnent le chemin qui conduit du cas le plus grave au cas le moins précaire, Aussi certains dyspeptiques peu atteints peuvent-ils pour ainsi dire être pris en cours de route, c'est-à-dire étre soumis d'emblée à un régime moyen.

Auparavant il est essentiel de savoir ce qu'est un aliment, de quelles substances il se compose, quelles sont la valeur nutritive et la digestibilité des principaux d'entre eux ; toutes choses qui doivent ètre

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