‹ Traité des maladies de l'estomac (volume 2)Chapitre 25 sur 176 · SÉCRÉTION DU MUCUS · texte numérisé non relu

SÉCRÉTION DU MUCUS

A côté de la sécrétion des glandes gastriques proprément dites, il faut mentionnner la sécrétion du mucus. Elle est très faible à l'état normal. Elle se fait continuellement, mais augmente pendant la digestion. A l'état pathologique, cette sécrétion pèut acquérir une importance considérable. Elle parait être surtout une réaction de défense et, contrairement à la sécrétion du sue gastrique, elle se sous l'influence de toules les irritalions physiques et chimiques ir à la muqueuse de l'estomac,

de cendres de 0,10 à 0,15 p. 100 environ.

Chimiquement il est très aqueux, pour 4000. On y trouve en dissolution des chlorures et des phosphates, des ré pour la digestion, et des substances actives et des ferments.

La nature de l'acide du suc gastrique a donné interminables que nous nous garderons bien de paraît définitivement établi et admis aujourd'hui q ment aclif est l'acide ehlorlydrique, le seul qui ex purs. Les autres acides, lactique, acétique, buty que dans les sucs gastriques impurs, mélangés d' L'acide chiorhydrique se trouve dans le sue deux formes distinctes se comportant différem des divers réactifs: tantôt il est libre, tantôt il est moins intimement aux malières nlbuminoïdes, respectives de ces deux facteurs de l'acidité e avec la grandeur de l'acidité lotale et de ane: duel albumine. Nous verrons aussi qu'elles varient be pathologique, Presque tous les auteurs sont d'accord pour adm chlorhydrique prend naissance au sein mème des g en se formant aux dépens des chlorures du sang par encore inconnu, et qu'il est déversé en nature di cavité stomacale où il va se combiner aux substances des aliments. MM. Hayem et Winter cependant adm chlorures, et spécialement le chlorure de sodium, directement en nature dans la cavité stomacale : l'acide chlor ne prendrait naissance que dans l'estomac, au delà de la: étant mis en liberté pendant l'acte de la peptonisation, G semble difficile à soutenir devant ce fait affirmé par les ph

COMPOSITION DU SUG GASTRIQUE. Lil

de Lous temps et de tous pays, que le suc gastrique tout à fait pur (tel que celui qui est recueilli dans le petit estomac des chiens opérés selon la méthode de Pawlow) contient des quantités considérables d'HCI libre.

Le taux de l'acidité du suc gastrique dans une même espèce animale varie beaucoup selon les conditions d'examen dans lesquelles on se place. Pawlow el ses élèves admettent que le suc gastrique recueilli à l'état de pureté conserve le même * taux d'acidité du commencement à la fin de la sécrétion. En lout cas, si on se place dans des conditions analogues à celles de l'observation clinique, e'estäà-dire si on examine le suc gastrique mélangé aux aliments, on voit que le taux de l'acidité varie d'une part avec le moment de la digestion où l'on fait l'examen, d'autre part avec la quantité et la qualité des aliments. Que ces variations soient dues, comme le veut Pawlow, à la neulralisalion qu'exercent les aliments auxquels est mélangé le suc gastrique et qui est d'autant plus forte que ceux-ci sont plus abondants, ou qu’elles soïent dues à des différences dans l'acidité même du sue gastrique au moment de sa sortie des glandes, peu importe. Le fait est là, et il faut en lenir compte. Le résultat pralique à en tirer pour la clinique est que, pour obtenir des résultats comparables de l'analyse du suc gastrique, il faudra loujours recourir à des repas de mème composition en qualité el en quantité.

On trouve dans le suc gastrique deux /erments solubles, la pepsine et le ferment lab. L'existence d'un troisième ferment signalé par Ellenberger, Hofmeister et Edelmann, dit ferment amylolytique, qui serait un ferment saecharifiant, n'est pas jusqu'ici admise par les physiologistes.

La pepsine, dont on ne sait pas encore la constitution chimique, a pour objet de transformer les matières albuminoïdes en peptones. Avant d'arriver à l'état définitif de peptones, les matières albuminoïdes passent par différents stades qu'on peut déceler par l'analyse chimique.

L'albumine se convertit successivement en syntonine ou acidalbumine, protoalbumose, deutéroalbumose et enfin peptone. — La pepsine n'agit qu'en solution acide. L'énergie de sa peplonisation varie beaueoup suivant la variété d'acide employé et la concentration ; elle atteint son optimum avec l'acide chlorhydrique en solution à 4 p. 4000. Celui-ci intervient dans la digestion peptique en formant avec les matières albuminoïdes primitives, et ensuite avec leurs produits de dédoublement, des combinaisons facilement attaquables

par la pepsine.

et pathologiques. Son étude nous semble © quelque intérêt.

Le ferment lab provoque la coagulation du neutre ou faiblement alcalin. D'ailleurs le con sous l'influence du lab diffère sensiblement de © sous l'influence des acides étendus. Le premier est. peu soluble dans les liqueurs alcalines et acides | meleux, sans cohésion, facilement soluble dans les a étendus. Le premier ne peut être débarrassé de ses! rales pur une série de lavages à l'eau, tandis que le complètement épuisé de ses sels. Enfin le laclo-sérum,, partie liquide du lait qui reste après la formation du différent dans les deux cas. Le caillot du lab aban sérum bien plus riche en albumine et plus faible en à la coagulation par l'acide, En résumé, ce sont là chimiques différents.

La pepsine et le ferment lab ne sont pas sécrétés d

dans leur forme définitive, mais se trouvent sous forme d (pepsinogène ou propepsine, lab-zymogène ou proenzy

Ceux-ci ne sont pas capables à eux seuls de digérer l'all

caséine, mais doivent être préalablement transformés @

en ferment lab pour manifester leur activité, C’est par

| de HCI, qui met en liberté le ferment, qu'ils acquièrent læ digestive.

ANALYSE DU SUC GASTRIQUE. Li

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