MANIÈRE DE PROVOQUER LA SÉCRÉTION GASTRIQUE
Pour se procurer du suc gastrique, il faut exciter la sécrétion des glandes de la muqueuse. On a employé successivement des excilants thermiques, tels que de l'eau glacée (Leube, Jaworski), des excitanis chimiques (HCI ou bicarbonate de soude), des excilants mécaniques (Einhorn a proposé de faire déglutir de petites éponges ou de petites auges qui s'emplissent de suc gastrique pur au bout de quelques minutes), enfin des excitants électriques.
Tous ces moyens sont mauvais, et aujourd'hui les seules méthodes employées sont basées sur l'excitation de la muqueuse gastrique par des aliments. En administrant au malade un repas d'épreuve, on
tient, mélangés au un certain ]
l'estomac ont adopté pour leurs Eee
Nous citerons, en France, Hayem, Bouveret, | Roux, el à l'étranger Ewald, Boas, Strauss, G Hemmeter, ete.
Hayem et Winter ont étudié très minutier sécrétion chez des individus normaux, à ls repas d'épreuve d'Ewald. lls ont vu que la sécrélio quantité et en qualité graduellement, atteignant son! près au bout de la première heure pour redescendre! miner au bout d'environ une heure et demie, l'estom moment de son contenu. C’est donc au bout d'une optimum de la sécrétion, qu'il faut extraire le suc gt dier celui-ci en pleine activité. Si on augmente la quai maximum de la digestion se fait plus tardivement obtenus aux différentes heures de la digestion ne sont pli
A l'état normal, et dans beaucoup de cas anormaux, U du liquide retiré une heure après l'ingestion du repas 4 à juger l'état de la sécrétion. Mais souvent aussi les” s'accompagnent, comme l'a bien montré M. Hayem, lutifs de la sécrétion, Les valeurs maxima, au lieu d'être
{1} Récemment M. P. Carnot a proposé d'étudier la sécréti par un repos fictif (masticalion ol insalivation d'aliments rejetés sans êl Nous avons de notre côté institué des recherches confirmatives. Nifé de M. P. Carnot, ni les nôtres ne sont encore assez nettes pour êtré
bout d'une heure, peuvent l'être déjà au bout d'une demi-heure ou de trois quarts d'heure, ou peuvent être retardées jusqu'après une heure et demie ou deux heures. Nous ne saurions faire comprendre dès maintenant la façon dont on peut juger de l'existence de ces troubles évolutifs : nous nous en occuperons plus loin, après avoir fait l'étude de la sécrétion gastrique. Le chyme extrait de l'estomac une heure après l'administration d'un repas d'épreuve d'Ewald est composé d'éléments de divers ordres. Il contient :
1° Le suc gastrique sécrété par les glandes à pepsine ;
2° Du mueus sécrété par l'épithélium de revêtement de la cavité gastrique et les glandes à mucus ;
3° De la salive déglutie en même temps que les aliments;
4 Des produits alimentaires non encore digérés ;
5° Des produits alimentaires digérés plus ou moins complètement par la salive ou par le suc gastrique.
Matériel nécessaire pour l'analyse. — Nous donnons, page 92, les figures des appareils nécessaires au praticien qui veut procéder à l'analyse du sue gastrique (fig. 25).
Caractères physiques. — On doil d'abord noter les caractères physiques de la bouillie stomacale, son volume, sa consistance, l'état de division dans lequel se trouvent les particules de pain, sa viscosité, sa couleur, son odeur. A l'état normal, la quantité du liquide retiré est de 60 à 120 centimètres cubes selon l'épaisseur du chyme, l'état de tonicité des parois stomacales et selon qu'on a prolongé plus ou moins longtemps le cathétérisme. La bouillie est homogène, bien liée, ne formant pas de petites masses agglulinées par du mueus el n'étant pas non plus trop fluide. Sa viscosité lui permet de couler assez facilement, mais assez lentement par la sonde. Sa couleur est blanc jaunâtre, son odeur est celle d'une macéralion de pain,
Certains auteurs, Martius et Luttke, recommandent de faire l'analyse ou tout au moins une partie de l'analyse du suc gastrique (acidité totale) sur la bouillie stomacale telle qu'on l'extrait de l'estomac. On obtient ainsi des chiffres plus élevés, les particules de pain retenant une certaine quantité d'acide. Malgré tout, cel usage n'a pas prévalu et c'est sur le liquide filtré que sont essayées d'habitude toutes les réactions de l'analyse.
La bouillie stomacale doit être Alirée le plus tôt possible après
Éprouvettes graduées.
Fig. #3, — Matériel pour l'analyso du sue gastriques
La filtration du liquide se fait plus ou moins vite, ce
noté avec soin; elle est tout à fait indépendante de l'épaisseur et de la viscosité du sue gastrique : les bouillies épaisses fillrent d'ordi: maire assez rapidement, alors que pour beaucoup de liquides retirés à jeun et complètement dépourvus de résidus alimentaires la filtration se fait avec une lenteur désespérante et souvent s'arrête. Les caractères du liquide filtré doivent être notés. A l'état normal, celui-ci est blanc jaunûtre, légèrement louche.
Al importe de pratiquer l'analyse le plus rapidement possible, le suc gastrique subissant des varialions considérables dans les vases où on le conserve, surtout au point de vue de l'acidité.
Composition ehimique. — L'analyse du liquide du repas d’épreuve comprend :
«. La recherche de l'acidité ;
b. La recherche des ferments : pepsine et ferment lab ;
e. La recherche des produits de la digestion qui comprennent : 1° les produits de la digestion salivaire, et 2 les produits de la digestion gastrique,
Étude de l'acidité. — Lorsque le chyme a séjourné longtemps dans l'estomac, il se produit au sein de la masse alimentaire des fermentations plus ou moins actives dont le résultat principal est la production d'acides de fermentation (lactique, acétique, btyrique),
Mais dans le cas spécial que nous envisageons, c'est-à-dire pour un suc gastrique extrait seulement une heure après l'ingestion, d'un estomac vide, ces acides de fermentation n'existent pour ainsi dire pas. Les quelques traces qu'on peut en trouver sont introduiles par le pain qui a toujours subi un commencement de fermentation lactique, comme il est facile de s'en assurer en analysant une macération de pain dans l'eau. Ces quantités sont d'ailleurs très faibles et tout à fait négligeables au point de vue de l'analyse. On peut done admettre que l'acidité du repas d'épreuve d'Ewald extrait au bout d'une heure après son ingestion est tout entière composée d'éléments chlorhydriques.
RECHERCHE DE L'AGIDITÉ TOTALE. — On commence par rechercher l'acidité par la méthode acidimétrique ordinaire, A cet effet, on se sert d'une solution décinormale de soude caustique dont la teneur a été minutieusement vérifiée à l'aide d'une solution tilrée d'acide sulfurique ou oxalique. Il est bon de ne pas faire trop ample provision de cette liqueur dont la composition peut varier assez facilement, Son taux d'alcalinité est d'ordinaire de 4 grammes pour 1000 centimètres cubes d'eau, c'est-à-dire de 0,004 milligrammes par centimètre cube,
de son emploi. Quel que soit le réactif que l'on choisisse,. d'employer toujours le même, pour avoir des résullals co
Pour effectuer le dosage du suc gastrique, on lil trait de division auquel affleure la surface de la sol puis on verse goutte à goutte le liquide de la burette trique jusqu'à ce que celui-ci présente une coloration siste après agitation. Alors on arrête l'écoulement; on it de divisions employées, et, en multipliant le chiffre ainsi, le titre de la solution, on connait la valeur de l'acidité de Si
ANALYSE DU SUG GASTRIQUE. L Li cubes de suc gastrique. Pour connaître l'acidité d’un litre de liquide, on multiplie par 2 et par 100 — 5e >< 2 >< 100.
RACHERGHE DES DIFFÉRENTES COMBINAISONS A L'ACIDE CHLORHYrique. — Depuis les travaux de MM, Hayem et Winter, ln plupart des auteurs divisent les combinaisons chlorées acides en acide chlorhydrique libre et en acide combiné aux matières albuminoïdes. M. Richet le premier, et plus récemment M. Arthus ont montré, par une série d'expériences qu'il serait hors de propos de relater ici, que le suc gastrique ne contient pas en réalité d'HCI absolument libre, que l'HCI est toujours combiné à des matières albuminoïdes tantôt très faiblement, tantôt plus fortement. C'est l'acide faiblement combiné qui serait considéré comme libre.
Quoi qu'il en soit, si au lieu de se placer au point de vue de la chimie pure, on envisage les résultats cliniques, la distinction établie entre HCI libre et HCI combiné est parfaitement justifiée, En effet, si, à l'exemple de M. Bouveret, on essaye des digestions artificielles comparativement avec différents liquides, les uns présentant, les autres ne présentant pas les réactions de HCI libre, les premiers se montrent actifs et digèrent l'albumine, taodis que les seconds n'ont d'action que si l'on ajoute une quantité d'HCI suflisante pour faire apparaitre la réaction caractéristique.
Réactions colorées caractéristiques de la présence d'acide chlorhydrique libre. — Pour accuser la présence de HCI libre dans le suc gastrique, on peut se servir de différentes substances qui subissent des changements de coloration au contact d'une solution faible d'acide chlorhydrique, tandis que les acides organiques les attaquent seulement en solution très concentrée, Le violet de méthyle devient bleu ; la tropæoline en solution concentrée passe du jaune au rouge brun; le vert brillant passe du vert bleu au vert-pré et au vert jaune, selon la richesse en HCI; le rouge du Congo, qu'on peut employer soit en solution, soit en papier, passe du rouge au bleu sombre. Enfin le diamidoazobenzol prend, au contact du sue gastrique contenant HCI libre, une coloration ille (fig. 28).
Fig. 87, — Coloration limite de réaction.
sensibles à HCI libre, sous l'influence de HCk
AA us de ip lie égale d
Fig, 20. — Réaction de Gunrbourg.
La coloration rose s'elface d'abord, puis reparaît p nouveau chauflage. Ce petit tour de main peut cas douteux (fig. 20).
Réaction de Boas. — La réaction de Boas donne d comparables. On fait la solution suivante :
On mélange 2 à 3 gouttes de celte solution dans 51 sûc gastrique el on opère comme précédemment® peul-être encore plus doucement, on obtient une coule qui disparait par le refroidissement.
Coloration après dessiceation. — Une autre réaeti qui peut confirmer les réactions précédentes est la sui
SOUPAULT- Maladies de l'estomac. P. 16
DIMÉTINLAMIDOAZOBENZOL VERT BRILLANT VIOLET DE MÉTHYLE HCC + abondant Solution de vert Solution de violet brillant pure de méthyle pure Acides organiques HC£ combiné HCE libre sans HCC sans HCE libre assez abondant sie HCC livre App assez abondant ACL Libre très abondant | il nl Réactions du Réactions pts diméthylamid \ du vert brillant violet de
ANALYSE DU SUC GASTRIQUE. Lu
capsule en porcelaine blanche, on évapore lentement, au bain-marie, quelques centimètres cubes de suc gastrique; le résidu dé la dessiecation prend une couleur violet brun (fig. 30), si ln liqueur contient HCI libre, couleur d'autant plus foncée que l'excès d'acide est plus considéable, I est jaune brun s'il y a une forte proportion de HCI combiné, et blanc jaune pâle si la liqueur est faible en HCI combiné (fr, 1).
Telles sont lessubstances les plus employées pour déceler HCHibre. Quant à HG combiné aux matières albuminoïdes, on ne connait aucune réaction qualitative qui lui appartienne en propre. On se contente de l'estimer par différence.
Fig. 31, — Aspuet de la capsule après dessiecation en cas d'absence de HCI.
0. — Aspect de la capsule aprés dessiceation en eas de présence de HCI libre.
Dosage des composés chlorés, — Procédé de Mintz. — Pour doser l'acide chlorkydrique lêbre, le procédé de Mintz est assez exact el pratique. Il est fondé sur ce principe que, dans un sue gastrique contenant divers éléments acides, une solution alcaline sature d'abord HG libre avant de se porter sur les autres éléments acides, Dans ua verre à expérience, on verse 10 centimètres cubes de sue gastrique, puis goutte à goutte une solution de soude titrée contenue dans ane burette de Mobr, De lemps en temps, avec un agitateur, on prélève dans le suc gastrique une goutte aussi petite que possible et on la dépose sur une soucoupe de porcelaine blanche, puis on ÿ mélange une goutte de réactif de Gunshourg. On chaule lentement. Tant que HE libre m'est pas saturé, on obtient la teinte rouge-vermillon caractéristique de la présence de HI libre; la coloration devient rose pâle lorsque le point de saturation est voisin et brune quand HG libre est saturé. Avee un peu d'habitude, cette méthode donne des résullats suffisamment exacts,
Soupaotr. — Mal. dé l'estomac.
de Hayem et Winter. Dans trois petites blanche À, B, C, on verse 5 centimètres filtré, Dans la capsule À, on ajoute un es pur et sec, qui, en se combinant aux transforme lous en chlorure de sodi minéral). Puis on porte les trois capsules évapore à siccité. Les capsules B et C exposées longée se débarrassent de HCI libre, mais cons ï biné. Les capsules À et C sont retirées, tandis qi capsule B estredissous dans l'eau, additionné d'un! de soude qui transforme en chlore minéral le el évapore de nouveau cette capsule à siccité.
Chaque capsule est ensuite traitée de la façon su calcinée sur un bec de gaz à un feu modéré (on la température du rouge sombre). On s'arrête dès présente plus de points en ignition. On laisse re l'on dissout le résidu dans l’eau distillée, La solution incolore. On njoute un léger excès d'acide nitrique chaulfer pour chasser l'excès d'acide carbonique, On tenu de la capsule dans un verre à expérience. On la: reprises à l'eau chaude, en reversant chaque fois dans, rience les eaux de lavage. Puis par addition de pur, on neutralise toules les liqueurs ainsi recueil papier Berzélius, qu'on lave plusieurs fois à l'eau bouil les liqueurs étant réunies et leur réaction neutre ayant: l'aide du papier de tournesol, on y ajoute quelques goutl Lion salurée de chromate de potasse. Cette liqueur donne à 1
une coloration jaune-citron (fig. 32). On y verse goutte à goutte une solulion litrée de nitrate d'argent contenue dans une burette de Mobr. Uhaque goutte de nitrate d'argent, en tombant dans la liqueur, forme une tache grenal foncé due à la formation de chromate d'argent (fig. 3). Cette coloration disparait dès qu'on agile la liqueur, car le chromate d'argent ne peutformer une combinaison slable en présence de chlorures minéraux. On verse done la solution de nitrate d'argent tant que la coloration de la liqueur reste franchement jaune-citron. Mais lorsque tous les Fig. 32. — Coloration du ehrochlorures sont saturés, iL n'y a plus Male de potasse dans la salt d'obstacle à la formation du chromate d'argent, et sa présence communique à la solution une leinte légèrement rougeñtre (fig. 34). On arrête à ce moment l'écoulement de la solution litrée ; on lit le nombre de divisions employées et on mulli-
Fig. 33. — Coloration dé la goutte Fig. 38. — Coloration limite indi-
de nitrate d'argent tombant dans quant la saturation du chlorure le chromate de potasse. de sodium.
plie le chiffre obtenu par le titre de Ja solution. Les valeurs oblenues représentent le chlore contenu dans 5 centimètres cubes de suc gastrique; en les multipliant par 2, puis par 100, un connaît la quantité de CI pour 1000,
Ces opérations étant répétées pour les trois capsules, on connait la quantité de chlore contenue dans chacune d'elles. Il est facile de comprendre, d'après ce que nous avons dit plus haut, que la capsule À représente le chlore total T, transformé d'emblée en chlore minéral par addition de carbonate de soude ; que la capsule B, où.
de A, el de CI combiné (C) en retranch Il est bon de noter que dans les différe:
la quantité de chlore doit être exprimée en : de pouvoir la comparer aux chiffres obtenus
HG libre (H) et HCI combiné (C) aux mati sentent les deux formes sous lesquelles | se manifeste pendant la chymification.
comme l'expression du travail actif de le nom de chlorhydrie. On n'est pas d'accord ces deux états chimiques, qui, d'ailleurs, sont sujets à des variations considérables. L'école de Hayem ai importance à les doser chacun exactement. Fos avons renoneé, n'y ayant vu aucun avantage p séparément et nous nous contentons des indic: l'estimation globale de la chlorhydrie. En conséq contentons de praliquer l'analyse des éléments capsules À (chlore total) et C (chlore minéral) indique la valeur de la valeur H + C dite chlorhydrie.
Estimation de l'activité des ferments contenus \ gastrique. — Nous examinerons successivement | et du ferment lab.
RECHERCHE DE LA PEPSINE. — En clinique, on mesu de digestion de la pepsine dans un suc gastrique, en digestions artificielles.
On peut avoir recours à différentes méthodes : la: consiste à déterminer en combien de temps un cube d digéré par le suc gastrique. Un petit cube d'albumine d grammes est suspendu à l'aide d'un Gil au milieu d'un tubeites
nant 10 centimètres cubes de suc gastrique. On porte le tout à l'étuve à99°. La rapidité de la dissolution du eube d’albumine indique l'activité digestive du sue gastrique. Come l’activité de la pepsine est en rapport Lrès intime avec la richesse du suc gastrique en HCI, quelques auteurs pensent qu'il est préférable de ramener loujours les sucs à examiner à un même taux d'acidité, environ 2 p. 1000. IL est peut-être avantageux d'employer parallèlement ces deux procédés,
Certains auteurs trouvent plus exact de rechercher quelle quantité d'albumine le suc gastrique peut digérer dans un temps donné. Le poids primitif du eube d'albumine étant connu, on le laisse environ dix-huit à vingt-quatre heures dans le suc gastrique et ou le pèse ensuite à nouveau. L'exactitude de ce procédé, plus compliqué que le précédent, n'est qu'apparente, le poids du cube d'albumine augmentant sous l'influence de l'hydratation pendant qu'il diminue sous l'influence de la protéolyse.
Le procédé de Mette est celui qui parait le meilleur. On recueille du blanc d'œuf dans une éprouvette de verre. On prend une série de lubes de faible diamètre (un où deux millimètres, tubes à vaccin par exemple): après y avoir aspiré l'albumine, on les ferme au chalumeau et on les place verticalement afin que les bulles d'air puissent se rassembler en haut, On les transporte ensuite dans un bain d’eau à la température de 95° pendant deux minutes. Au bout de ce temps la coagulation est produite. Les tubes présentent toujours des vaeuoles, mais si elles sont légères, cela ne constitüe pas un inconvénient sérieux, et d'ailleurs elles disparaissent au bout de deux ou trois jours. On peut les employer de suite ou les conserver dans la glycérine.
Pour l'usage, on coupe les tubes en fragments de un centimètre de longueur, en rejetant les parties où l’albumine est desséchée ou ne parait pas homogène et adhérente au lube. On se sert d'un couteau à verre ; il faut avoir soin de rejeter les fragments dont la cassure n'est pas exactement perpendiculaire à l'axe du tube.
On prend d'autre part 5 centimètres cubes dé bouillie gastrique non filtrée (dans le liquide filtré la pepsine est retenue sur le filire) qu'on additionne de 50 çentimètres cubes d'acide chlorhydrique à 2 p. 1000. Dans le mélange on place deux ou trois tubes de Mette ; on porte à l'étuve à 95°; on laisse vingt-quatre heures : uné quantité variable d'albumine s'est dissoute aux deux extrémités.
Pour estimer le pouvoir digestif du suc gastrique examiné, on détermine la longueur de l'albumine liquétiée en mesurant la distance qui sépare les extrémités des tubes de verre des extrémités du
LE
varier un des facteurs de Re on obtien gastrique des chiffres différents. .
Quelques auteurs, au lieu de mesurer par p tion Ja quantité d'albumine restant indigérèe dosent la quantité de produits de tran le polarimètre les peptones formées, Hübner, la méthode de Kjehldal l'azote total des pr mershlag dose par le procédé d'Esbach l'al il déduit la quantité de peptones par ne assez facilement applicable en clinique, nous quer. On prépare deux échantillons de 10 centimè d'une solution d'albumine à 4 p. 100, addition 1 p. 1000. Un de ces échantillons est mélangé avec5e d'eau, l'autre avec le mème volume du liquide g L Les deux mélanges sont transportés à l'étuve où heures, après quoi ils sont examinés à l'aide de 1 dont on se sert tout comme pour l'urine, L'éch témoin indique la teneur primitive en albumine, et la dif les deux donne la quantité d'albumine digërée,
Il existe encore bien d'autres méthodes, mais e cables en clinique et ne présentent pas d'ailleurs plk que les précédentes.
Dosage de la propepsine. — Si l'on veut étudier sép stance pepsinogène, il faut utiliser la méthode de Langles vert que le carbonate de soude détruit la pepsine, alors q
action sur le zymogène. Done on détruit d'abord la pepsine à l'aide du carbonate de soude, puis on acidifie de nouveau avec HCI qui transforme la propepsine en pepsine, el on procède à la digestion artificielle.
RECHERCHE DU FERMENT LAB. — On neutralise exactement 10 cenlimètres cubes de suc gastrique avec une solution décinormale de soude el on ajoute une même quantité de lait. Si au bout de quinze minutes à l'étuve à 38° le lait est coagulé, on peut admettre la présenée du ferment lab.
Léo conseille d'ajouter à 5 centimètres cubes de lait deux ou rois goutes de sue gastrique et de mettre le tout à l'étuve à 88°. La coagulation en masse du lait au bout de dix à quinze minutes est une preuve suffisante de la présence du ferment lab. Pour lui, la quantité d'acide contenue dans les deux ou trois gouttes de suc gaslrique est trop faible pour produire la coagulation du lait.
Si l'on veut doser le lab, on peut se servir de la méthode des dilutions, On fait une série de dilutions de suc gastrique au tiers, au dixième, au trentième, au quarantième. On prend 10 centimètres eubes de chaque dilution qu'on neutralise exactement, qu'on additionne de 10 centimètres cubes de lait et qu'on met à l'étuve.
M. Meunier, en se basant sur le principe des dilutions, a établi un procédé de dosage applicable à la clinique. .
Sur un suc gastrique provenant d'un repas d'épreuve d'Ewald et extrait après une heure, il prélève quatre échantillons qui sont dilués respectivement à 1 p. 10, 1 p. 100, { p. 500, 4 p. 1000.
De ces quatre dilutions on mesure 5 centimètres cubes. On en recherche le pouvoir coagulaat en y ajoutant 5 centimètres cubes de lait stérilisé et 5 centimètres eubes d'une solution de chlorure de caleium eristallisé pour aider à la coagulation. On agite pour bien mélanger et on les porte à 41°. On observe en minutes le temps nécessaire pour amener la coagulation dans les divers tubes.
Par une série d'expériences, l'auteur de ce procédé a trouvé que pour une même quantité de suc gastrique, les quantités de lait cougulé sont presque proportionnelles au temps nécessaire pour dûterminer cetle coagulation. Par exemple, si une solution de suc gas- Lrique à L p. 100 coagule le lait en trois minutes, cela reviendra à dire que 1 centimètre cube de ce suc congule 100 centimètres cubes de lait en trois minutes. On peut en déduire la quantité de lait qu'il coagulerait au bout d'un temps fixe, dix minutes par exemple :
z—10%10 3% Mounierappelle force d'un sue gastrique en lab
trique du repas d'épreuve, on doit rechere de la digestion pepsique, albumoses et p produits de la digestion salivaire qui, € buccale, se poursuit avec une aclivité variable plus ou moins favorables que lui offre le milieu ;
1° PRODUITS DÉRIVÉS DE LA DIGESTION P sine acide agit sur une substance album dissolution aussi complète que possible, on que nous résumons d'après Arthus : 4. il reste des constitués par des nucléines (dyspeptone de Meissn portée à l'ébullition peut fournir un léger précipité partie non transformée de la substance albumi soute dans la liqueur ; — «. après filtration, la liqueu s tralisation exacte à l'aide du carbonate de soude, desMfio moins abondants (parapeptone de Meissner, où syntonine); — d. la liqueur filtrée renferme les véril la digestion pepsique {peptone de Meissner.)
On elassait autrefois (Sehmidt-Mulheim) ces pepton en propeplones et en peptones ; aujourd'hui on dis et les peptones de Kühne. Les premières sont préci]
de leur solution par saturation à l'aide du sulfate d'ammoniaque. Elles précipitent aussi par l'acide picrique ou par la liqueur de Brucke {solution aqueuse d'iodure double de meroure et de potassium acidifiée par HCI). Au contraire, les peptones de Kühne ne précipitent pas par ces divers réaclifs.
On peut appliquer ces données à l'analyse des produits albuminoïdes du suc gastrique, en procédant de la façon suivante, Le sue gastrique filtré est porté à l'ébullition. Rarement on obtient de gros flocons muqueux ; plus souvent on voit se former un louche plus ou moins accentué, qui, après refroïdissement, se convertit en un précipité grumeleux. Le filtratum est neutralisé exactement par le carbonate de soude, afin de précipiter la syntonine. Puis, on ÿ dissout du sulfate d'ammoniaque à saturation ; s'il se produit un précipité, la liqueur contient des protéoses. On filtre à nouveau et on fait bouillir avec du earbovate de baryte pour se débarrasser du sulfate d'ammoniaque. Dans la liqueur ainsi traitée, la peptone de Kühne reste en dissolution. On peut en accuser ln présence à l'aide de deux procédés : 1° On dilue la liqueur par un égal volume d'eau, puis on y verse une solution de tanin acétique (tanin, 4 grammes; alcool à 45°, 190 ce. ; acide acétique glacial, 2 ce.); les peptones sont précipitées. —2 On recherche la réaction du biuret, On emploie un rénctif composé en ajoutant pi 35. — fon. une lessive de soude à 30 p. 100 à quelques gouttes tion du biuret, d'une solution de sulfate de cuivre à 1 p. 100 (liqueur de Fehling). On introduit cette liqueur bleue très dense dans un tube à essai. On verse au-dessus très doucement la solution à essayer: celle-ci, moins lourde, surnage. À la limite des deux liquides, on voit se former une zone pourpre caractéristique qui ne peut être due qu'à des peplones (fig. 35). Dans la pratique, on se contente souvent dé rechercher la réaction du biurel directement avec le sue gastrique naturel. Si l'en obtient une coloration franchement pourpre, on dit que la liqueur contient des peptones : cette conclusion, que peul admettre l'observation clinique, n'est pas rigoureusement exacte, car la réaction du biuret est la même, à de légères nuances près, pour toutes les substances albuminoïdes,
Au lieu de rechercher les peptones, pour lesquelles nous n'avons jusqu'ici que des méthodes compliquées et inexnetes, on s'est demandé
de façon à avoir un liquide t Ii franchement brun elair, donne les ÉrRe l'amidon soluble, ilest coloré en bleu; — b, l rouge; — c. avec l'achroodextrine, il n'y a . coloralion. Comme le chyme ne conlient ju à l'état de purelé, on oblient des coloralions ily a une assez forle proportion d'amiduline, on. violet bleu; si la transformation est plus avancée, d'érythro et d'achroodextrine qui donne lieu à une brun foncé, Enfin, quand l'achroodextrine est p change pas de leinte.
Quant à la maltose, elle réduit la liqueur de Febling,
L'intensité de la transformation des amylucés 4 varie beaucoup suivant le type chimique. Ewald a 4 depuis longtemps que les sucs les moins acides. favorables à la digestion des amylacés, tandis qu'au con hyperacide ralentit énormément l'action du ferment observation est absolument juste et de constatation cour
On a conseillé de faire le dosage du glucose, dans I des indications importantes pour la classification des 6 de l'estomac (Meunier). Les conclusions qui ont été p