‹ Traité des maladies de l'estomac (volume 2)Chapitre 45 sur 176 · APERÇU PHYSIOLOGIQUE SUR LA FAIM ET L'APPÉTIT. LL · texte numérisé non relu

APERÇU PHYSIOLOGIQUE SUR LA FAIM ET L'APPÉTIT. LL

« En mème temps l'âme s'occupe d'objets analogues à ses besoins ; la mémoire se rappelle les choses qui ont flatté le goût; l'imagination croit les voir; il y a là quelque chose qui tient du rêve, Cet état est plein de charmes‘ »

On peut encore dire qu'avoir de l’appélit, c’est vouloir manger non seulement pour réparer les pertes de l'organisme, mais pour flairer les aliments, les déguster, les mastiquer, les insaliver, les dégluür. On ne cherche pas à stimuler la faim qui est un acte physiologique douloureux, mais on cherche à exciter l'appétit qui est un plaisir, en mélangeant aux mets des substances sapides qui en rendent l'ingestion agréable et désirable.

L'appétit tel que nous venons de le définir n'est pas, comme on serait tenté de le croire, une sensation de luxe, un raffinement superflu, presque un défaut. M. Pawlow, dans une série d'expériences des plus originales, à montré les conséquences physiologiques de l'appétit et son retentissement des plus manifestes sur les sécrétions et les fonelions de l'estomac. Nous avons donné plus haut (Voy. Analyse du suc gastrique) un aperçu de ses remarquables travaux. Aussi nous nous contenterons de les rappeler en quelques lignes.

M. Pawlow et ses élèves ont montré que le suc gastrique commence à sourdre dans l'estomac avant que les aliments y arrivent: Par des expériences fort ingénieuses, relatées plus haut, il a montré que la vue, l'odeur, la mastication, la déglutition des aliments provoquaient la sécrétion d'un suc gastrique abondant et très actif. Cette sécrélion purement réflexe, lout à fait indépendante de l'impression des aliments sur la muqueuse de l'estomac, a été désignée par Pawlow sous le nom de sue psychique, voulant ainsi affirmer qu'elle était due à une action purement cérébrale, née sous l'influence du désir des aliments et de la satisfaction éprouvée par l’animal à mâcher et à déglutir, c'est-à-dire précisément sous l'influence des sensalions que nous avons admises comme constituant l'appétit. Aussi le suc psychique a-til été désigné sous le nom de suc d'appétit,

La sécrélion de ce sue esl très importante pour Pawlow. En eflet, d'après lui, celui-ci met en train le travail chimique de l'estomac. C'est lui qui attaque les aliments dès qu'ils arrivent dans le viscère et qui opère les premières transformations des albuminoïdes. C'est, comme on l'a encore appelé, le suc d'amorce, sans lequel la digestion gastrique est et se fait d'une façon incomplète. l'importance qu'a l'appétit et l'intérêt majeur à provo-

de répulsion pour les aliments, que les malades sans avoir des malaises, des nausées et souvent gineux, Dans ces conditions, s'ils veulent sur effort de volonté, ils rejettent au bout de qu qu'ils ont ingérés, ÿ L'anorexie est parfois élective : même quand la r6 les aliments est générale, certains d’entre eux p plus grand. Telles sont les graisses, la viande et en albumine,

L'anorexie est quelquefois compliquée de phér mais, d'autre part, il faut savoir que certains leur alimentation dans la crainte des malaises et des! éprouvent pendant la digestion et sans lesquels ils | volontiers. Cette distinction est utile à établir.

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