EXAGÉRATION DE LA FAIM: — BOULIMIE ET POLYPHAGIE. LL
“utile de recourir au début de la eure à l'alimentation par la sonde, mais, en thèse générale, il vaut mieux agir par persuasion, én raisonaant la malade et en lui démontrant qu'elle est aussi apte que Loute aülre à manger et à digérer:
On peut aider au relèvement de l'état général RAA Edge souvent amaigriset fortement déprimés, par l'emploi du feret de l’arsenie (de préférence sous forme d'injections sous-cutanées de cacodylate de soude), par des pratiques hydrothérapiques, par le massage, ele.
EXAGÉRATION DE LA FAIM. — BOULIMIE ET POLYPHAGIE DÉFINÉTION ET DIVISION
L'exagération de ln sensation de faim peut se révéler par deux symptômes : 1° La boulimie qui présente, avec plus d'intensité, les phénomènes de li faim normale. On peut dire que celle-ci apparaît plus violenté, plus impérieuse et aussi qu'elle sé renouvelle avec une fréquence plus grande. Elle est aussi indépendante de la quantité d'aliments absorbés, Que le repas soit léger ou abondant, la sensation de la faim reparaitra aussitôt, 2° La polyphagie qui est le besoïn d'ingérer une grande quantité d'aliments. A l'état normal, on éprouve après le repas une sensation de satièté et de plénitude gastrique qui, selon les individus, survient plus ou moins rapidement. Chez quelques malades, elle n'arrive que très tardivement où dans quelques cas, notamment chez les aliénés, n'apparait jamais, Ce retard ou cette absence de la sensation de saliélé qui s'accompagne d'une véritable gloutonnerie constitue la polyphagie.
* La boulimie coïncide assez souvent avec la Die Moi s par fois aussi elle en est indépendante. Nous avons déjà dit que souvent il faut au boulimique très peu d'aliments pour salisfaire sa faim, M. Mathieu et J.-Ch. Roux ont même fait selle remarque intéressante et en apparence paradoxale que beaucoup de ces dyspeptiques sont en même temps inanitiés parce qu'ils se nourrissent insuffisamment. Chez eux la faim, quoique violente el impérieuse, est immédiatement vontentée. Ils sont très rapidement rassasiés, et s'ils veulent continuer à manger, ils éprouvent souvent des douleurs qui les arrêtent.
Ainsi done la sensation de faim à l'état pathologique revêt deux formes :4, Dans la première, Ja faim est réelle ; elle exprime lesbesoins de la nutrition, qui esige pour réparer ses perles une quantité plus
Sovraesr, — Mal. de l'estomac. 10
sements pituiteux œsophagiens composés salive, À
D'autres fois, la faim peut être malades et médecins en méconnaïssent co croient au contraire devoir instituer une diète rij remède, aggravant ainsi le mal, car l'i vérilable remède à ces malaises. La faim chez les jeunes femmes, notamment au cours, peut s'accompagner, comme la faim doi pituiteux salivaires. -
Benda, Ewald, Mathieu ont fait connaitre Celle-ci consiste en une sensation de malaise coïncidant avec une sensation de faiblesse g tendance syncopale. A une certaine distance dk se sentent brusquement anéantis : ils sont inc vement et de tout travail, leur visage est pâle, produit des vertiges et des sueurs froides. Ces acü lorsque les malades s'alimenteut.
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La faim anæieuse est plus bizarre encore que la précédente. Elle constitue une véritable phobie. Dans cette forme, la faim devient l'unique préoccupation des malades, Elle est pour eux une cause perpétuelle de tourments physiques et moraux : ils y pensent et s'en préoccupent sans cesse. Ce n'est pas que la douleur soit plus vive chez ces boulimiques que chez d’autres, maïs leur idéation morbide la grossit et l'exagère,en même temps que la fragilité de leur système nerveux la complique de l'adjonction de troubles généraux intenses, angoisses, étourdissements, vertiges, sueurs froides, lypothymies, antantissement général. Les boulimiques anxieux sont rassasiés par une quantité minime d'aliments, Il n'est même pas nécessaire que la substance avalée soit alimentaire. On a vu certains neurasthéniques à court d'aliments avaler du papier, des feuilles d'arbre, de la terre pour éviter l’angoisse résultant dé la privation d'aliments, En résumé, ce qui domine chez les boulimiques anxieux, c’est la crainte de ressentir la faim sans pouvoir la satisfaire, Aussi ont-ils soin d'avoir sur eux ou près d'eux une quantité suffisante d'aliments qui leur permettent de parer immédiatement à leurs besoins,