ÉTIOLOGIE, PATHOGÉNIE ET FORMES
Vomissements d'origine locale.
Vomissements par indigestion. — Quand les aliments ingérés sont en trop grande abondance ou ont été ingérés trop rapidement, ils sont rejetés en plus ou moins grande quantité, et après un temps plus ou moins long après leuringestion. La mauvaise qualité des aliments, leurs propriétés irrilantes ou toxiques provoquent aussi des vomissements dont les uns sont passagers, mais qui parfois sont très tenaces, très violents, se prolongent longtemps en s'accompagnant de diarrhée ou de phénomènes généraux graves, Il est probable que ces vomissements sont dus d’une part à l'irritation locale de l'estomac et d'autre part à la résorption de substances loxiques ingérées directement ou nées dans le tube digestif par fermentationou par suite d'une digestion incomplète. Dans la même catégorie il faut ranger les vomissements dus à l'abus des boissons alcooliques qui influencent à la fois les parois du tube digestif et les centres nerveux,
En général, les vomissements par indigestion sont des vomissements nauséeux. Mais parfois ils sont très douloureux el se font avec de grands ellorls, surtout s'ils se prolongent assez longtemps.
Vomissements dans les affections de l'estomac. — Les maladies fonctionnelles et organiques de l'estomac s'accompagnent souvent de vomissements. Ils sont le plus souvent douloureux, plus rarement nauséeux.
La composition, la nature, la fréquence et la violence des vomissements sont évidemment très variables selon la maladie qui les engendre: el cependant on ne peut pas dire (si l'on met à part les vomissements de sang dont nous ne traitons pas dans ce chapitre) qu'aucune de ces maladies imprime àcesymptôme un cachet assez spé- *
lions les plus favorables aux vomissements obstacle au transit des aliments, En p é affections organiques qui siègent au vois £ obstruëent plus où moins le passage, soit en d'une façon considérable, soit en y amenant ] #t d'hyperesthésie qui y favorise le spasme. D gastrique s'accompagnant de vomissements douleurs, on doit toujours penser à chercher les. lion organique intrinsèque ou extrinsèque du pyl cas où on trouve les caractères particuliers des « stuse et la dilatation associée à la sténose o parfois et non même exceplionnellement, l'absts se manifester par l'existence de vomissements alimentaires, sans résidus des digestions antérieures,) pagnés de dilatation.
Le spasme simple du pylore, sans lésion organique, pe lieu aussi à des vomissements, qui, pour ètre moins Mi moins réguliers, n'en sont pas moins importants à. j Faut-il admettre, avec certains auteurs, l'existence du motrice essentielle de l'estomac entraînant l'intolér ot donnant lieu à une variété de vomissements
possibilité en est admise par les uns, niée par les autres. Nous aurions tendance à nous ranger parmi ces derniers, Nous croyons que les vomissements incoercibles sont presque exclusivement d'origine cérébro-spinale.
A côté des troubles d'origine pylorique, nous pensons qu'il faut aussi invoquer dans la pathogénie des vomissements le relàchement du cardia. Il est incontestable que certains individus rejettent leurs aliments très facilement, sous la moindre influence, alors que d'autres ne peuvent arriver, malgré les efforts les plus violents et des manœuvres de toutes sortes, à exonéror leur estomac, L'explication la plus rationnelle semble fournie par l'existence d'une disposition anatomique où d'un trouble fonctionnel du cardia resserré dans un cas, relâché dans l'autre. Cette explication n'est pas purement théorique. Nous en avons eu souvent la preuve, Chez des malades dont on insufle l'estomac avec de fortes doses de poudre effervescente, on voit souvent le viscère se gonfler démesurément par suile de l'atonie de l'estomac; mais tandis que chez les uns cette distension est toule passagère, parce que les gaz et même de la mousse trouvent un libre passage par le cardia, chez d'autres au contraire, la tension reste considérable, causant parfois une douleur angoissante, parce que le cardia reste obstinément fermé malgré la haute tension intragaslrique,
A côté des troubles de la motricité, on doit accorder, dans l'étiologie des vomissements d'origine gastrique, une part importante à l'hyperesthésie des nerfs de l'estomac. Le plus souvent, celle-ci se manifeste par des douleurs qu'on peut considérer comme la causé directement provocatrice des vomissements. Mais l’excitabililé ne se traduit pas forcément par de la douleur : elle peut être le point de départ d'un réflexe qui, transmis au centre balbaire, provoque le rejet des aliments, Surtoul lorsque les vomissements durent depuis un certain temps, que l'estomac en a pris pour ainsi dire l'habitude, toute ingeslion alimentaire détermine souvent et parfois constamment l'expulsion sans douleurs et sans efforts. La seule façon de faire cesser celle intolérance gastrique est de supprimer toute excitation, même légère, du viscère par une diète absolue et suffisamment prolongée.
Vomissements dans les empoisonnements. — Ils sont extrêmement douloureux et pour ainsi dire incessants. Les matières vomies sont d'abord mélangées de la substance toxique qui a été absorbée, puis elles sont composées de mucosités et souvent de sang
agissent plus directement sur le parte, indirectement des vomissements u simples, qui ne sont ni moins lenaces ni m les affections abdominales peuvent provoquer les affections de l'intestin (constipation, corp naux, ploses), celles du rein (ptoses ou du foie (lithiase hépatique). Mais ce sont s intéressent l'appareil uléro-ovarien et qui sont la cause la plus fréquente de ces vo preuve en est que, quand ceux-ci ont acquis une g le vrai, le seul moyen de les faire cesser, c'est de. tement ou l'accouchement prématuré, intervention plètement disparaitre.
C'est aussi parmi les vomissements d'origine placerles vomissements avec toux (toux émélisante) Rappelons comment ils se produisent. Peu de temps. beaucoup de tuberculeux sont pris de violentes quin suite desquelles ils rejettent une grande partie des viennent d'ingérer. C'est un phénomène grave qui sk
mentation et à la suralimentation, si importantes pour eux. Quoique la pathogénie de ce symplôme soit un peu complexe, il semble qu'on puisse admettre l'opinion des bons auteurs qui le considèrent comme dépendant de l'excitation anormale des rameaux du pneumogastrique par les lésions tuberculeuses (Peter). Les aliments irriteraient les filets gastriques de ce nerf, dont l'excitation provoquerait par sympathie les filets pulmonaires. Il en résulterait à la fois la toux el le vomissement. Cette théorie paraît vraisemblable, en raison des bons effets obtenus soit par l'opium (Peter et Marfun), soit par l'eau mentholée où bromoformée (Mathieu).
Mentionnons encore comme particulièrement fréquents les vomissements réflexes qui accompagnent le vertige de Menière dû à une alfection auriculaire.
Vomissements d'origine centrale.
lis peuvent se diviser en vomissements loxiques et vomissements par irritalion des centres nerveux.
Vomissements toxiques, — Ceux-ci résultent de l'excitation du centre bulbaire du vomissement par des substances toxiques de différents ordres,
L'intoxication de l'organisme peut être produite par des poisons étrangers. Dans le symptôme banal de l'indigestion, on peut incriminer, en même temps que l'excitalion nerveuse de l'estomac, la résorption de substances toxiques, de l'alcool par exemple, ou de toxines alimentaires (conserves, aliments fermentés), enlin de corps de diverse nature mélangés aux aliments accidentellement, ou intentionnellement dans un but de conservation,
D'autre part, certaines substances, telles que le tabac, ont des pro- 8 nauséeuses et vomilives bien connues,
On sait qu'on peut provoquer le vomissement par les substances émétisantes (tartre stibié, ipéca, apomorphine, etc.), aussi bien en les administrant par voie sous-cutanée que par voie buccale,
D'autre part, à côté des toxiques d'origine extrinsèque, les poisons de l'organisme malade engendrent fréquemment le vomisment. Dans les maladies aiguës, c'est à des phénomènes d'autointoxication qu'il faut, dans beaucoup de cas, attribuer ce symptôme, surtout quand il se présente à leur début, Mais c'est surtout dans les maladies lentes, chroniques, et particulièrement dans les affections de l'appareil urinaire, qu'on le voit apparaître fréquent et tenace. A
Sourauur, — Mal, de l'estomac. 13
prié
toujours, db han ee les bons ellets obtenus par l'institu souvent, il faut le reconnaitre, d
plôme si pénible et parfois si grave de
tral. — 1° InRITATION PAR DES LÉ GÉRÉBRO-SPINAL. — Parfois les vomis 1 nomènes douloureux : ils rentrent alors gastriques que nous éludierons plus loin ; vent dans le labes, mais aussi dans la s lysie générale progressive.
A côté de ce type morbide, on connait moins nauséeux et les vomissements simples dus spinales. Les méningites aiguës ou chro méningées spontanées ou {raumatiques, les fi commolion et la contusion cérébralesles com) symplômes les plus fréquents. Mais on les 0 des tumeurs cérébrales, et particulièrement de « crâne qui compriment la région bulbo-protubé cas, les vomissements provoqués par les tumeurs € iment importants qu'ils accaparent l'attention et m symptômes : il en résulte que le diagnostic est sou) avons eu l'occasion d'observer un jeune homme à syphilitique, présentant des vomissements tenaces” nant une intolérance gastrique absolue; un peu quelques troubles oculaires légers datant de long guaient. Le traitement mereuriel vint rapidem
vomissements qui étaient restés rebelles à tout autre traitement. Ainsi, dans les cas de vomissements nauséeux tenaces dont on ne peut expliquer la cause, il est indiqué de pratiquer l'examen ophtalmoscopique : l'œdème de la papille, qui peut exister longtemps sans provoquer de troubles de la vision, et qui est un signe certain de tumeur cérébrale, permettra d'en trouver la véritable cause.
2 VOMISSEMENTS PAR TROUBLES CIRCULATOIRES. — Dans certains cas, le vomissement se produit à l'occasion d'une émotion due à une impression morale plus ou moins vive, à la suite d'une frayeur, après un traumatisme qui a plus ou moins vivement ébranlé l'organisme. Dans ces cas, où le vomissement s'accompagne fréquemment de lipothymie ou de syncope, on peut admettre qu'il est dû à une ischémie subite des centres nerveux et en particulier du bulbe, Les vertiges de toutes sortes, vertiges auriculaires de Menière, vertige oculaire, vertige de la migrane, vertige du mal de mer, ete,, amènent le vomissement probablement par le même mécanisme.
3* VOMISSEMENTS NÉVROSIQUES ET PSYCHOPATHIQUES. — Ils sont dus à l'hystérie, à la neurasthénie, ou à lout autre état névropathique plus où moins qualifié et étiqueté.
Vomissements espacés. — Tantôt les vomissements sont isolés, espacés, se reproduisant d'une façon irrégulière, à certaines époques assez fréquemment, à d'autres plus rarement : souvent une émotion, une contrariété peuvent les expliquer; parfois des causes physiques, la fatigue, la chaleur, le froid, la station debout prolongée en provoquent l'apparition (certaines femmes vomissent à l'occasion de leurs règles, tantôt au début seulement, tantôt pendant toute leur durée). Bref, ils n'obéissent à aucune règle et leur mécanisme est difficile à expliquer. Quant à leur nature, elle est aussi très variable, Si le plus souvent les vomissements nerveux sont précédés de nausées, ils peuvent se produire aussi sans aucun malaise, ou au contraire s'accompagner de douleurs ou d'efforts très pénibles. Les efforts de vomissement se font soit à jeun, soit après les repas, et, selon le moment où ils se produisent, rejettent de l'estomac de la bile, du mucus ou des aliments. Mathieu insiste sur ce fait que le vomissement est souvent électif, c'est-à-dire que tel ou tel aliment, tel ou tel liquide est souvent rejeté, alors que lesautres sont conservés, elilarrive souvent que lés aliments les mieux lolérés sont précisément les plus indigestes.
Un des caractères les plus curieux de ces vomissements, c'est que, même sils se répètent fréquemment, ils n'ont aucune influence néfaste sur la santé générale. Il est probable qu'ils ne vident qu'incom-
rexie complète accompagne souvent les La douleur, plus ou moins vive, les précède qx vent aussi elle manque. L'aérophagie n'es!
quefois un haut degré d'intensité.
La constipation est très marquée, l'urine est elle s'abaisse à un chiffre tout à fait infime; il p l'anurie temporaire. Dans l'urine, les n niques lombent souvent à un taux €:
Laycoek, etc., ont attiré l'attention sur ose Ris vomissements qui s'accompagnent d'un la sécrétion urinaire doivent être considérés © mique. Charcot, ayant constaté que dans les malades on trouve de l’urée en assez grande a
substances loxiques n'ayant pu passer par le rein,
Cette théorie prête, eroyons-nous, à dise démontré que les vomissements, de quelque contiennent toujours une certaine proportion d' on peut admettre que la diminution de 1 est plutôt secondaire que primitive. Les
comme des vomissements compensateurs destinés à 6
entraînent l'inanition et soustraient une grande quantité d’eau à l'organisme, C'est à, eroyons-nous, à l'exemple de notre maitre À, Mathieu, la véritable raison de la diminution de la sécrétion urinaire. Nous avons toujours vu les vomissements abondants, de quelque origine qu'ils fassent, diminuer dans des proportions considérables ln sécrétion urinaire. On peut citer comme exemple tout à fait démonstratif ceux qui accompagnent les sténoses organiques serrées du pylore et dans lesquels l'élément névropathique a une part tout à fait restreinte, Or on voit souvent dans ces cas la quantité d'urine émise en vingtquatre heures s'abaisser à 200 et 300 grammes. Il nous semble done que la théorie des vomissements supplémentaires de l'exerétion urinaire ne peut être admise sans réserve, et que la diminution du volume des urines qu'on observe en même temps que les vomissements incoercibles est plutôt une conséquence qu'une cause de ceux-ci.
L'état général chez les nerveux reste longtemps satisfaisant, malgré la violence et la fréquence des vomissements, On voit l'embonpoint et les forces parsister pendant longtemps. Ce n'est qu'après un temps assez long que l'amaigrissement et l’affaiblissement surviennent, D'ailleurs les vomissements nauséeux et simples atteignent moins vite l'état général que les vomissements douloureux, Pour expliquer elleian ocuilé relative des vomissements nerveux, on a prétendu que les névropathes, et en particulier les hystériques, avaient la faculté de restreindre leurs dépenses organiques au-dessous du minimum physio logique et qu'elles échappaient aux règles communes de la nutrition. En ellel, les excreta (urée et acide carbonique) seraient en quantité très inférieure à la normale.
Quant à la pathogénie des vomissements incoercibles, nous pensons qu'elle n'est pas univoque; le plus souvent ils sont dus à une hyperesthésie des nerfs de l'estomac, Quand ils sont indépendants dé phénomènes douloureux, on peut admettre l'action d'un spasme simple de l'estomac.
Les vomissements incoercibles ne se rencontrent guère que chez les névropathes. Certains auteurs croient même qu'ils sont toujours d'origine hystérique, soit que la névrose se manifeste par d'autres symplômes plus ou moins bruyants, soit qu’elle reste latente, En tout cas, l'élément psychique joue un rôle capital dans l'évolution et le traitement de ce syndrome. C'est là surtout ce qu'il importe de retenir au point de vue thérapeutique.
ments se sont produits, s'ils sont p
digestion, soit d'une émotion plus ou mo ils datent de longtemps et sont pour ainsi est bon de demander aussi s'ils se h moins longues, enfin s'ils sont douloureux,
L'examen du tube digestif devra ensuite.
pour rechercher s'il n'existe pas des lésions d testin pouvant expliquer ces vomissements.
Enfin on devra terminer l'enquête par un € rents appureils et de la façon dont ils fonctioi compte s'ils ne peuvent pas être la cause tolérance stomacale.
La cause du vomissement élant ainsi bien déte quera d'une part à modérer ou à faire disparaître Vi trique, d'autre part à en tarir les sources.
1° Traitement du symptôme. — Si les vo récents et se présentent sous la forme d'une crise pérer les arrêter par une diète sévère. On peut d'abc continuer à alimenter le malade. On réduira la strict minimum, en ne donnant que des boissons, Jai pure ou légèrement gazeuse. Ces liquides devront étre do
VOMISSEMENTS. 199 souvent glacés et loujours en quantité minime, une ou deux cuillerées à bouche au maximum chaque fois, souvent moins ; suivant les cas, on renouvellera Loutes les heures ou toutes les deux heures. Il est souvent utile de faire suivre ces prises alimentaires de l'ingestion d'une petite quantité de glace sous forme pilulaire (c'est-à-dire en ayant soin d'avaler la glace en morceaux, au lieu de la faire fondre dans la bouche).
Par ce moyen on voit s'atténuer d'abord, puis disparaitre les vomissements. On peut alors continuer à alimenter de la méme façon en augmentant peu à peu, mais très lentement, la quantité de liquide, On ne reviendra à une alimentation plus substantielle que quand 2 litres de liquide seront supportés sans vomissements et sans nausées.
Si au contraire les vomissements continuent avec la même intensité ou s'amendent peu, il est préférable d'instituer une diète absolue, c'est-à-dire la suppression de toute alimentation ou boisson nutritive ou médicamenteuse. On prolonge cette dièle plus ou moins longtemps, mais il faut savoir qu'on peut, sans inconvénient pour la santé générale, laisser les malades sans manger pendant quatre, six, huit et même dix jours. Par contre, si la privation d'aliments est bien tolérée, la soif est vive. Pour y parer, on fait souvent laver et gargariser la bouche, et on donne aux malades des lavements d'eau salée, deux lavements par jour, de 250 grammes chacun, contenant ? grammes de chlorure de sodium. On ajoute de 100 à 200 grammes de sérum artificiel sous la peau. Dans ces conditions, l'organisme est pourvu d'eau en quantité suffisante et la diète est tolérée sans souffrance et sans trop d'amaigrissement.
Aux mesures diététiques que nous venons de formuler, on se trouvera bien d’adjoindre quelques pratiques externes, surtout quand les vomissements sont en même temps douloureux : la vessie de glace, la compresse humide de Priessnitz sont des adjuvanls utiles. Les inhalations d'oxygène nous semblent donner de bons résultats.
Les moyens que nous venons de signaler (joints à ceux qui s'adressent à l'élément causal) sont les seuls que nous croyons recommandables. Nous n'en employons d'autres que lorsque les vomissements affectent une allure chronique, qu'ils durent trop longtemps pour que l'on puisse prolonger outre mesure la diète, ou enfin! que l'intolérance gastrique reconnait, outre l'irritation gastrique, une cause locale qui entretient celle-ci et l'empêche de disparaitre. 1 '
2° Traitement des causes locales. — Dans certains cas, la cause des vomissements est la présence dans le tube digestif de substances irritantes, Loxiques ou loxi-infectieuses, Si on ne chasse pas celles-ci
que des résultats palliatifs qui s'expliquent de la faço tout rétrécissement organique, même très serré, il mécanique immuable, inextensible, un élément : moins imporlant qui exagère la coaretation.
qu'agil la thérapeutique, et cela d'autant mieux q un rôle plus important.
3° Traitement des causes extrinsèques — Le traitement des affections qui comptent au n symptômes les vomissements doit être institué : sont engendrés par des mécanismes différents, réflexes, soit par un processus toxique, Nous ne p dans les détails de ces traitements qui n'exeluent dire, celui du symptôme lui-même,
4 Traitement des vomissements né s pathiques./— Une mention spéciale doit être ré ments nerveux. “ Ici il faut étre sobre de médicaments etse rap n'e rien à faire avec l'état de l'estom est le seul facteur de la maladie, Si médicaments, ils devront être considérés
RÉGURGITATION ET PYROSIS. EU
de suggestion et être entourés d'une enveloppe épaisse de bonnes paroles.
Quoi qu'ilen soit, nous préférons de beaucoup lesagents physiques, le massage, l'électrisation, l'électrothérapie. Ces moyens seront puissamment aidés par le repos, par l'isolement, par le traitement psychothérapique.
Un excellent moyen, qui dans beaucoup de cas donne des résultats inespérés, consiste dans le gavage et l'alimentation par la sonde. Il est curieux de voir certains malades ne pouvoir tolérer aucun aliment par la bouche, et digérer admirablement ces mêmes aliments pris par le tube. Ce traitement par la sonde doit être d'assez longue durée. Quand le malade digère depuis un certain temps sans aucune nausée, ni effort de vomissement les aliments pris par la sonde, on fait quelques tentatives, timides d'abord, d'alimentation par la bouche et on n'abandonne le tube que lorsque les vomissements ont complètement cédé depuis quelques jours.
RÉGURGITATION ET PYROSIS
DÉFINITION
La régurgitation es constituée par l'ascension d'une petite quantité de suc ou de bouillie gastrique à travers l'sophage jusqu'au pharynx ou à la bouche,
SÉMIOLOGIE
Cette substance produit, en arrivant au pharynx, une sensation de chaleur et un goût amer, acide ou fétide : l'amertume est due non pas à la bile, comme on le eroit habituellement, mais aux peptones; l'acidité est plus fréquente dans les cas d'hyperacidité, mais elle ne leur est pas exclusive et elle dépend beaucoup du degré de sensibilité, très variable selon les individus, de la muqueuse buccale pour les acides, Si d'ordinaire les régurgitations acides qui brûlent ln bouche et agacent les dents sont composées d’un liquide très acide, il n'en est pas toujours de même, et nous avons souvent observé des malades à chimisme hypochlorhydrique et hyponeide se plaignant de régurgitntions très acides.
Lorsque les substances remontées de l'estomac dans la bouche ont ua goût fétide, c'est qu'il y a dans le tube digestif des fermentations importantes, soit au niveau de l'estomac (stase gastrique plus ou moins
alors que le contenu de l’estomac a franchi le plus ou moins haut dans l'œsophage, sans bouche. lei comme pour la régurgitation.
gienne se produit plus volontiers au contact d' mais la même impression peut très bien être pro é normal où même inférieur à la normale, Nous l'avo un eus où le repas d'épreuve donnait une réaction p tournesol. Il est vrai que dans des cas analogues miner l'action d'acides de fermentation, formés à la d'acide chlorhydrique.
VALEUR SÉMIOLOGIQUE
La régurgitation et le pyrosis constituent des syn ment observés dans les gastropathies et qui ne sont sp d'elles. Quelques auteurs pensent qu'ils indiquent ui du cardia, grâce auquel le chyme peut remonter l'œsophage. Ceci est probable; mais cette remarque n'aug eur valeur diagnostique. Nous pouvons répéter en ce q ce que nous avons dit pour la douleur, c'est que, pour en able signification clinique, il importe de tenir con
moment de la digestion où ils se produisent, Tout ce que nous avons dit au chapitre des douleurs gastriques s'applique d’ailleurs absolument aux régurgilations qui en suivent habituellement les oscillations, Comme la douleur, la régurgitation et lo pyrosis sont dus à un mouvement de révolte de l'estomac hyperesthésié. Or cette réaction de l'estomac devant les excitations alimentaires se produit à des époques différentes selon tel ou tel type dyspeptique. Nous ne pouvons insister à nouveau sur ces points el nous renvoyons le lecteur aux développements que nous avons donnés précédemment.
TRAITEMENT
La médication à diriger contre la régurgitation et le pyrosis est absolument la mème que celleque nous avons préconisée contre la douleur. Pour juguler les deux symptômes, il faut calmer l'irritation gastrique et les causes dont elle relève. Nous n'avons à répêter ici que ce que nous avons dit plus haut.
On a proposé cependant un traitement un peu spécial destiné à luttercontre l'inertie du cardia. On a conseillé l'administration de lastrychnine, mais surtout l'emploi de l'électricité. M. Einhorn (de New- York) a proposé l'application du eourant faradique à l'intérieur de l'estomue, afin de rendre aux fibres æsophagiennes le tonus nécessuire pour s'opposer à la sortie du chyme hors de l'estomar.
MÉRYCISME
DÉFINITION
Le mérycisme où rumination désigne un état dans lequel les aliments reviennent sans nausées, sans douleurs, par pelites portions de l'estomac dans ln bouche, quelque temps après le repas. Dans beaueoup de cas ils sont remächés et avalés de nouveau, mais assez souvent ils sont rejetés par expuition. Le méryrisme est un œcte soumis à l'influence de la volonté : la rumination involontaire s'appelle régurgitation.
ÉTUDE SÉMIOLOGIQUE
A part quelques cas dans lesquels les régurgitations se font pendant le repas lui-même, les aliments ne reviennent dans la bouche que quelque temps après Le repas : cinq, quinze, trente minutes, parfois une
Mérycisme simple, “oraiiroen con le Lout jeune âge. Celui-là est monosym] lout autre trouble digestif Mérycisme pathologique, survenant à la chroniques, et principalement à la suite de t e
Mérycisme simple. — C'est à peine une simple habitude. Les mérycoles de cette c:
leur naissance ou leur jeune âge, sans jamais en pour eux, c'est presque un phénomène physiologique observations de R. Blanchard et de Canmbay), auquel même pas garde.
Certains mérycoles névrosés, dégénérés, psychop même une véritable satisfaction à ruminer. Cela devient } véritable habitude vicieuse.
En louseas, chez les mérycoles simples, la remustieati ment désagréable, le goût des aliments est conservé et tion est agréable (Kierner).
Méryeisme pathologique. — Dans cette enlégo ranger les malades dont le mérycisme est survenu une infection aiguë (fièvre typhoïde par exemple), de phénomènes neurasthéniques où hystériques,
MÉRYCISME. 205
suite de troubles dyspepliques datant de plus où moins longtemps.
Une lois établi, le mérycisme acquis s'accompagne de phénomènes divers qui l’expliquent et le provoquent. Souvent on note des troubles dyspeptiques de nature trop diverse pour être décrits; de même ceux-ci surviennent à des heures très variables de la digestion. Les douleurs dyspeptiques sont plus ou moins intenses, mais en général elles sont légères et consistent plulôten une sensation de tension épigastrique qui pousse les malades à exonérer en partie leur estomac.
Une forme clinique sur laquelle on n’a pas assez attiré l'attention est celle où le mérycisme s'accompagne d’éructations gazeuses abondantes, conséquence d'une véritable aérophagie. Très souvent on voit alterner, soil au cours de digestions différentes, soit au cours d'une même digestion, l'aérophagie et la rumination. Il arrive même souvent que l'éructation entraîne des aliments dans la bouche. Rien d'étonnant à cela, car nous verrons ultérieurement que le mécanisme des deux phénomènes est absolument le même. C’est par la mème manœuvre pour ainsi dire qu’aliments et gaz font retour dans la bouche. Nous ne voulons pas insister ici sur ce point, ayant l'intention d'y revenir au moment où nous discuterons la nature et le mécanisme des éructations gazeuses.
Ainsi, souvent le mérycisme pathologique est provoqué par des sensations plus ou moins vives ressenties à l'estomac ; cependant parfois il est pur de tout autre symptôme gastrique, Il est parfois expliqué par des troubles nerveux généraux. Des vertiges, un malaise général, une migraine, des palpitations, de l'oppression, ete. constituent des raisons suffisantes pour le mérycole d'exonérer son eslomac auquel il altribue tous ses malaises. Le retour des aliments dans la bouche est si facile qu'il en use sous le moindre prétexte.
Enfin, dans d'autres cas, le mérycisme ne se réclame d'aueun prétexte local ou général : c'est une véritable habitude morbide, une manie presque inconsciente, dont les malades ne peuvent se corriger même en s'y appliquant sérieusement. D'ailleurs ils déclarent souvent que s'ils s'arrêtent, ils ressentent une véritable angoisse, des muux de tête, des vertiges, etc. Il se produit ici ce qu'on observe dans toutes les habitudes, dans tous les ses pathologiques, quel qu'en soit le siège. Le liqueur ressent une véritable angoisse, s'il cherche à maîtriser sa manie, tandis qu'au contraire il éprouve une véritable satisfaction à l'avoir accomplie. Cet élat mental des tiqueurs se retrouve souvent chez les mérycoles et plus encore, comme nous le verrons plus loin, chez les éructants aërophagiques.
de mérycoles n'ont pas confirmé ces vues. Ce semblable, c’est l'existence d'un relâchement d' fonctionnelle du cardia.
Dans le cours de ces dernières années, on a te port entre les troubles du chimisme stomacal et la sécrétion gastrique a été trouvée de nature diminuée, tantôt exagérée, tantôt normale, tantôt Linossier, Einhorn). Dans trois cas personnels, l'un chlorhydrique (1,04), l'autre un peu inférieur à la troisième nettement hyperchlorh ydrique (2,62 p. 1000).: nous pouvoir dire avec Ewald, Boas, Linossier, Ein aucun rapport entre la rumination et les altél gastrique.