MARCHE ET DURÉE
La durée du méryeisme est très variable, Quant simple, il dure sans interruption pendant toute Ja mérycisme pathologique, il n'en est pas de même. Cl pathes sans dyspepsie il apparait irrégulièrement, par périodes de durées variables, provoquées par un T émotion, une idée: il disparait aussi sous des inf
MÉRYCISME. 207
ordres et d’une façon d'ordinaire inallendue; d'autres fois, le traitement psychothérapique peut en avoir raison. Chez les mérycoles dyspeptiques, la cure de la dyspepsie peut mettre fin à la rumination. Mais iln'en est pas loujours ainsi, et l'on voit le mérycisme persister après la guérison des troubles dyspeptiques, n'offrant aucune relation avec les périodes d'amélioration ou d'aggravation de ces troubles.
Sere. — Les deux sexes ne semblent pas également prédisposés. Les hommes sont atteints bien plus fréquemment que les femmes.
Age. — L'âge a une certaine importance. La plupart des mérycoles commencent à ruminer dans leur jeunesse. Du moins en est-il aïnsi dans le mérycisme simple, c'est-à-dire lorsque la maladie est durable et jusqu'à un certain point indépendante de la dyspepsie.
Hérédité. — Le mérycisme héréditaire n'est pas très rare.
Le rôle étiologique prépondérant doit être attribué aux diverses affections du système nerveux : l'hystérie au premier plan, puis la neurasthénie, eten général toutes les variétés de dégénérescence nerveuse constituent le terrain morbide où germe l'affection. Bourneville et Sëglas ont montré la fréquence de la rumination chez les idiots, et Bouchaud a trouvé une proportion élevée de mérycoles chez les mêmes malades .
Causes déterminantes. — Si l'on recherche les causes déterminantes de la maladie, on trouve qu'elles sont des plus variables.
Il se peut qu'on n'en trouve aucune : c'est surtout dans les cas de méryeisme simple, Parfois c'est à la suite d'une maladie infectieuse, variole, rougeole, fièvre typhoïde, qu'apparait le mérycisme. Un voyage en mer, une chute sur l'estomac, la compression de l'épigastre par des vêtements trop serrés ont pu être incriminés. On peut invoquer des causes plus précises. Une de nos malades, jeune fille élégante, se mit à ruminer pour éviter d'engraisser. Une fois qu'elle eut maigri, sa mauvaise habitude continua. Mais ce sont les troubles de l'appareil gastrique, indigeslions graves, mastication incomplète, voracité exagérée, travail de suite après le repas, enfin dyspepsies de toute nature qui sont le plus fréquemment incriminés pour expliquer l'apparilion du mérycisme. La contagion a pu être mise en cuuse chez cerlains névropathes.
mérycisme se produisait chez l'homme façon que se fait la rumination chez les anim mécanisme a été bien étudié par Chauveau et
D'après ces auteurs, voici comment se fait l'homme ou chez l'animal,
11 y a lieu de distinguer deux périodes dans | diaphragme s'abaisse brusquement et la glotte résulte : a) que dans la cavité thoracique, il se pro sous l'influence duquel l'air extérieur pénètre dans l' l'extrémité inférieure de l'æsophage est attirée en! subit un commencement de compression. > Les n entrent en jeu : a) ils se contractent et dilatent fo de façon à augmenter le vide intrathoracique ; 4) pe les muscles abdominaux accentuent la compression de!
Ia double influence de la compression de l'estomac par le en haut etles muscles abdominaux en bas et de l'appel faitt phage par le vide intrathoracique, le bol alimentaire #
Ja bouche à travers l'æsophage transformé en un tube ri
Nous croyons intéressant de donnerles tracés obtenu Linossier (fig. 44). En voici l'explication : laligne N#
MÉRYCISME. 209 a pression de l'air dans les fosses nasales; la ligne T, les mouvements d'expansion thoracique au niveau de la ligne mamélonnaire ; la ligne A, les mouvements de l'abdomen au niveau de l'ombilic; la ligne B, la pression dans la bouche.
Fig. 4. — Tracés de l'acte du mérycisme.
# Ligne ascendante ae= ailaissement des ares c08-
igne T. Bts:
Mouvements du lhorox. {Ligne itescendante cd = soulévement de la paroi.
Ligne descendante ae = saillie de l'abdomen.
Ligne ascendante ed contraction des muscles retrait de la paroi,
Ligne descondante ae == aspiration d'air,
Ligne À.
Mouvements abdominaux. |
Ligne N. ç x
trou Sable RES ira a ax d = concidant avpe le retour des ali-
Ligne B. { a, contraction de la joue et fermeture de la bouche.
Inflation des joues. 14, saillie de la joué poussée par lé bol alimentaire. PRAITEMENT
Nous considérons le mérycisme comine un acte toujours volontaire, devenu une manie inconsciente, une habitude vicieuse qui ne se peut corriger que par l'intervention de la volonté du malade, C'est donc en
Souraëur. — Mal, de l'estomac, 16
L'éructation peut être définie la des gas issus des voies digestives.
C'est un symptôme extrémement commun tube digestif et qui se montre souvent lèn ment.
SÉMIOLOGIE
L'éructation se présente en clinique dans variables.
D'abord elle peut être très diserète, consti mène physiologique. On la voit se produire chez be: sains, après un repas copieux, après l'ingestion où après l'absorption un peu trop rapide d'aliments L'état pathologique commence lorsque le rejet devient une habitude et dans quelques cas une manie, dire hardiment un tic. 4 L'éructation ne se produit pas toujours dé la mé remarque dans le moment où elle se produit, dans.
ÉRUCTATION — AËROPHAGIE. 2
nature des gaz émis, dans sa fréquence des variations très grandes qui demandent à être décrites.
Éructations après les repas. — C'est le plus souvent à l'occasion dés repas que l'on observe des émissions de gaz. Tantôt elles se font dès que le repas commence et se poursuivent pendant une période plus où moins longue et avec une intensité variable ; tantôt elles ne débutent que quelque temps après les repas ; enfin, chez d'autres malades, elles sont retardées et ne commencent qu'assez longtemps après l'ingestion des aliments.
Éructations à jeun. — Chez beaucoup de dyspeptiques, les éruclalions cessent à jeun, mais parfois aussi, on les voit persister assez abondamment, alors que l'estomac est absolument vide, ce dont on peut s'assurer soit par la recherche du clapolage, soit, pour plus de précision, en praliquant le cathélérisme. Chose bizarre et digne de remarque, il arrive même que chez certains individus les gaz, émis en abondance à l'état de jeüne, disparaissent pendant un certain temps après les repas. Etil ne faudrait pas croire que chez ces individus les renvois soient plus discrets. C'est parfois le contraire qui se produit, et les flatulences à jeun sont souvent plus abondantes et plus bruyantes que celles qui se produisent après les repas.
L'intensité du symplôme dépend de deux fcteurs : d'une part, de l'abondance des gaz rejetés; d'autre part, de ln fréquence avec laquelle ils sont rejetés.
Volume des gaz rejetés. — Le volume des gaz émis à chaque éructation est variable, On peut s'en rendre compte en les faisant rejeter par le malade dans un tube muni d'un entonnair et dont l'extrémité plonge dans un vase gradué rempli d'eau et renversé sur une cuve à enu. Les gaz viennent se dégager à la partie supérieure du vase et peuvent être mesurés. La plupart du temps leur volume ne dépasse pas 50 centimètres cubes; dans les cas plus intenses, il atteint 100 centimètres cubes et plus ; parfois, il est considérable : chez un de nos malades, les gaz rendus à chaque éructalion dépassaient 750 centimètres cubes, et parfois nous en avons obtenu un litre; mais ce sont là des cas exceptionnels. Ces variations dans l'abondance des gaz émis ont pour raison d'étre des variations dans la façon dont se produit l'éruetation el sur lesquelles nous reviendrons dans un instant.
Odeur des gaz. — Souvent les gaz émis sont inodotes ; : lorsqu'ils se montrent de suite après les: û gner de l'odeur et du goût des ali
discrets; on les entend à peine, el si on ne le douterait pus de leur infirmité ; d'autres, gaz avéc éclat. On peut distinguer deux.
pharyngien analogue à celui que produit une série de déglutitions pénibles, et un b s'échappe brusquement et qu'on pourrait Ces deux bruits peuvent s'entendre isolé un même individu, Éructations avec régurgitations. — L'érue n'amène duns la bouche que des gaz ; mais il entraînent hors de l'estomac des gorgées de ch quantités sont faibles et les malades erachent les vent dans la bouche par ondées successives. Si | abondants, ou si ceux-ci n'entrainent qu'exeeption gitations alimentaires, celte complication n’a aucune si les deux phénomènes se reproduisent souvent, il mème. M. Bouverel a insisté tout dernièrement sui phagie compliquée de régurgitations, et, pour not vu plusieurs fois des malades qui étaient arrivés de ce fai état d'inanition. On observe nécessairement des cas di que nous ne saurions décrire iei en détail, mais il fi parfois l'éructalion avec régurgitations alimentaires. duire avec une ténacité et une intensité telles, qu'ell
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dérée comme une variété de vomissements incoercibles, Au lieu de rendre d'un coup de grandes quantilés d'aliments, les malades vomissent leurs ingesta en plusieurs heures par gorgées, mais arrivent en dernier ressort à vider leur estomac aussi complètement que par de grands vomissements. Ces faits sont uliles à connaître en raison de leur bizarrerie et aussi en raison du traitement assez eflicace qu'on peut leur appliquer, si on en reconnaît bien le mécanisme.
Éructations compliquées de pneumatose intestinale. — Enfin beaucoup de malades atteints de renvois gazeux par la bouche se plaignent aussi de gaz intestinaux abondants. Certains ont des borborygmes, des cris inteslinaux de toute nature; d'autres ont des renvois gazeux plus ou moins abondants par l'anus; d’autres enfin, la plupart du temps hystériques, voient leur ventre se ballonner d'une façon extrèmement marquée, avec production d'une véritable éympanite dont le caractère spécial est d’être très inégale comme intensité d'un jour à l'autre, de coïncider avee de nombreuses émissions gazeuses par la bouche et l'anus, et de suivre assez exuctement les variations de ces deux phénomènes.
Éructations et flatulence. — On remarque souvent, mais non toujours, la coïncidence de l'éructation et dela Aatulence, ou plutôt de la sensation de flatulence. À ce propos nous devons entrer dans quelques explications. Sous le nom de fatulence, on doit comprendre la distension exagérée du lube gastro-intestinal par les gaz qui y sont contenus. Dans le langage clinique courant, ce terme désigne plus particulièrement la distension de l'estomac; au niveau de l'intestin, la distension gazeuse se nomme {ympanite.
Or la distension gazeuse de l'estomac peut se produire de deux façons, ou par augmentation de la tension gazeuse intragastrique, ou par faiblesse, par atonie de la tunique musculeuse qui ne résiste pas suffisamment à la pression normale. Que l'une ou l'autre de ces deux causes intervienne, le résultat est le même : l'estomac insufflé se dessine au niveau de la région épigastrique, y bombe plus ou moins fortement (ce dont on peut se rendre compte par la vue el par la percussion), et détermine par le refoulement du diaphragme des phénomènes de différentes natures. En méme temps, celte distension de l'estomac détermine au niveau du creux de l'estomac une sensation pénible de tension, de poids, de gonflement plus ou moins prononcë el douloureux qu'il est difficile de décrire, mais que peu d'individus sont restés sans jamais ressentir, C'est là la flatulence vraiment caractéristique.
Il est bon d mas que les éructations tionnelles à l'intensité de la distension g douleur à la distension n’est pas la seule rejets de gaz, et que chez certains indivi gêne dans ln région de l'estomac ou 6 des renvois.
Par contre, il existe bien des malades lesquels on ne voit jamais se produire d'éructatio En procédant à l'insufflation gazeuse par arrive souvent qu'on distende l'estomac voquer une véritable douleur ; les malades | rejeter au dehors, or ils ne peuvent les cha: volontairement à des éructations ; si au contraire 4 bouche de façon à arrêter tout mouvement de d restent emprisonnés dans le viscère. Il y a plus : ne savent pas éructer et, malgré tous leurs efforts peuvent expulser les gaz accumulés artificiellement et qui les gênent et parfois les font beaucoup soute
Éructationset phénomènes dyspeptiques. —Les que soient leurs formes et leurs variétés, sont p ussociées à d’autres troubles morbides.
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Bien des phénomènes dyspepliques accompagnent d'ordinaire le rejet des gaz ; très exceplionnellement ces phénomènes manquent.
On peut observer des éructations dans toutes les variétés possibles de gastropathies, depuis les maladies organiques les plus graves juqu'à la dyspepsie la plus banale. Nous avons observé des crises d'éructation absolument typiques dans le cancer et dans l'ulcère de l'estomac, chez les hyperchlorhydriques et les hypersécréteurs, comme chez les hypochlorhydriques. Nous ne pensons pas qu'elles dépendent ni de l'état de la motricité, ni du chimisme. On peut dire qu'elles s'observent avec leur maximum de fréquence dans les dyspepsies nerveuses, ou plutôt dans les gastropathies des névropathes chez lesquels elles prennent toujours une intensité plus grande que chez les autres malades.
Nous nous oecuperons dans un instant des rapports qu'il faut établir, à notre avis, entre les éructations el ces gastropathies.
Fréquence des éructations. — On observe à ce point de vue de très grandes inégalités, quels que soient d'ailleurs la forme clinique que revète ce symptôme, le moment où il se produit, les circonstances pathologiques accessoires qui l'accompagnent. Parfois les éructations sont discrètes, modérées, ne se produisant que de loin en loin, surprenant pour ainsi dire le malade, à peine remarquées par l'entourage. À ce degré, ce symptôme est à peine un trouble pathologique. Plus souvent les éructations sont à la fois plus fréquentes et plus génantes, Elles se produisent par séries plus où moins longues et se succédant à des intervalles plus ou moins rapprochés. Certains malades ont pendant loute la journée ou pendant une partie de la journée, le plus souvent alors pendant leurs digestions, une quantité innombrable de rots. Cela devient pour eux un véritable travail, une vraie fatigue, un supplice même d'autant plus grand que souvent le hoquetaccompagne etcompliqué le renvoi de gaz. Souvent l'éruetation qui se répète ainsi souvent est bruyante. Aussi Mathieu désigne-til ce syndrome sous le nom de rot en salve.
Si on observe le flatulent qui présente ainsi des séries de renvois gazeux, on s'aperçoit vite que les gaz ne sorlent pas spontanément de l'estomac, que le malade en aide la production consciemment ou inconsciemment, qu'il se travaille, si l'on peut ainsi parler, Avec un peu d'attention, on le voit abaisser le menton et faire un ou plusieurs mouvements de déglutition à la suite duquel ou desquels se produit l'éruetation plus ou moins abondante et sonore. Certains malades, de plus, se frappent la poitrine ou compriment le creux épigastrique
le plus souvent associés. Ils DE digestion et disparaissent ensemble. Ce mo mème et, selon les cas, ils éclatent pendant 16 reps près la fin, ou encore se montrent n heures, etc. En un mot, dans la forme dy douleur comme l'ombre suit le corps. Les observe, vomissements, régurgitations, sont La nature et l'intensité de la douleur qui aë p dyspeptique sont sujettes à de grandes variations. loutes les variétés que nous avons étudiées plus haut, peut se produire avec une intensité différente fréquemment, il est vrai, les douleurs qui se m que les éructations sont peu marquées :les malades | d'une gêne, d'un poids à l'épigastre, que d'une. D'ordinaire cette douleur est une douleur de disten nous l'avons dit, s'accompagne de flatulence avec ballonn gionépigastrique, tantôt ne s'accompagne pas de gonfle de l'estomac. C'est ce ballonnement véritable ou @ ballonnement qui fait naitre dans l'esprit des malades:
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mulation anormale de gaz dans leur tube digestif et qui les pousse à rechercher et à aider l'éructation.
Il est bon de faire remarquer que l'intensité de l'aérophagie n'est nullement en rapport avec l'intensité des douleurs. Elle est bien plutôt subordonnée à l'étal nerveux du sujet, à son élat psychopathique surtout, Nous verrons en effet l'influence des causes morales et de la mentalité du dyspeptique sur l'exacerbation du symptôme é6ructation.
Beaucoup de dyspeptiques dont l'état névropathique est important souffrent non seulement dans les périodes plus ou moins prolongées pendant lesquelles s'accomplit la digestion stomacale, mais souffrent même à jeun lorsque l'estomac est au repos. Chez ces malades l'éructation se poursuit aussi, souvent, en dehors de la période digestive, Elle s'explique encore par la sensation pénible que les malades ressentent à l'épigastre et qu'ils considèrent aussi comme étant due à des gaz accumulés dans l'estomac.
L'éructation dyspeptique ne se montre pus seulement dans la dyspepsie chronique. Elle peut aussi se rencontrer sous forme de crises passagères: elle accompagne certaines crises gastriques dont elle peut constituer l'élément prédominant, comme dans une observation de Fournier; nous l'avons très souvent observée dans les crises de migraines avec retentissement gastrique, Elle est aussi fréquente dans les gastralgies secondaires provoquées par voie réflexe sous l'influence d'une affection douloureuse abdominale (coliques hépatiques, néphréliques, appendiculaires, ialestinales, ele),
Dans toutes ces crises, l'éructation débute avec la cause qui provoque la gastralgie, elle s'atténue avec celle cause, et disparail aussi avec elle. Naturellement son intensité n'est pas subordonnée à celle de la cause qui l'a provoquée ; elle dépend ici comme toujours des disposilions et des habitudes morbides propres à chaque individu.
Type névropathique. — La subordination absolue des éructations aux phénomènes dyspeptiques n'existe pas comme dans la forme précédente, Souvent ceux-ci manquent tout à fait; parfois ils sont très légers; parfois ils peuvent être au contraire très marqués. Mais, en lout cas, l'explosion des gaz est si peu en rapport avec eux; elle se montre d'une façon si fantaisiste, si irrégulière; elle offre dans son évolution, son intensilé, ses exacerbalions, ses varialions, sa nature, des allures si indépendantes, qu'il est impossible de la rattacher à une irrilation stomacale et qu'on doit la considérer comme étant absolument d'origine névropathique.
tions, ete., les rots se produisent plus ou A ce point de vue ils varient beaucoup d' journée à l'autre. Il ÿ a des périodes |
qu'il estplus ou moins facile d'expliquer.
Ces renvois gazeux sont parfois très bien qui ne s'en plaignent que parce qu'ils se qui n’en sont nullement fatigués. Par contre, x nent par leur répélilion une cause de fatigue p déterminent une véritable obsession morale el constil infirmité.
Forme paroxystique.— Uhezcertains malades, comparables en tous points à des crises con:
Nous avons vu un malade, garçon livreur, aleo des crises névropathiques de diverse nature, | ique à ce point de vue. Parfois il lui arrivait oir des crises. Illes sentait venir, avait quelquesét l'oppression, des sifflements d'oreille, du vertige girato général. 11 arrélait alors ses chevaux, descendait 4 s'asseyait sur un banc ou sur le bord du trottoir la tk mains, les coudes appuyës sur les genoux. Puis variable, un quart d'heure, une demi-heure, il avait des,
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qu'il ne pouvait pas arrèter. Après cette erise il était épuisé, sans’ forces, jusqu'à ce qu'il ait pu s'endormir pendant quelques instants ; souvent une abondante émission d'urines et quelquefois une débâcle diarrhéique terminaient la scène. Cette crise se reproduisait à certaines périodes quotidiennement, mais plus souvent à quelques jours d'intervalle,
C'est Bouveret qui, le premier, a bien fait connaître cette forme d'éructation qu'il a décrite en 1893 sous le nom de tie aérophagique des hystériques. Dans deux observations il a bien montré la crise débutant brusquement, se poursuivant malgré le malade qui ne peut l'arrêter, durant un temps variable, une demi-heure et plus, et cessant aussi brusquement, pour se reproduire à des intervalles plus ou moins éloignés.
Les cas de ce genre sont véritablement exceptionnels. Ce sont des curiosités cliniques ; elles ne s'observent que de loin en loin. L'on ne peut guère les comparer aux autres formes que nous avons décrites plus haut et qui sont d'observalion courante et aussi banales que tous les autres phénomènes dyspeptiques.
Éructations chez les nourrissons, — Mentionnons pour Lerminer les éructations des nourrissons, Le plus souvent on les observe chez les enfants nourris au biberon qui continuent à téter quand leur biberon est vide ; elles se compliquent de distension de l'estomac et parfois de l'intestin. Elles se produisent seulement après les tétées ; elles cessent, si on prend soin d'enlever le biberon dès qu'il est vide,
ÉTIOLOGIE
D'après ce que nous venons de dire, les éructations se rencontrent chez deux catégories de malades : des dyspepliques el des névropathes. On sait la fréquénce très grande de cette association morbide, l'influence réciproque de la névropathie sur l'estomac, et des troubles gastriques sur le système nerveux. On sait que l'histoire de la dyspepsie depuis plus d'un siècle est faite des controverses des auteurs, dont les uns attribuent dans celte association le premier rôle à l'estomac, les autres au système nerveux. Ces contradictions s'expliquent par lenchevètrement des phénomènes des deux ordres, et les difficultés qu'il y a à résoudre, dans la plupart des cas particuliers, la question de priorité en faveur des uns ou des autres. Si ces difficultés sont déjà grandes pour la dyspepsie en général, elles le sont plus encore pour le symptôme éructation, et il est souvent 1rès
des crises de dyspepsie intense et p: jamais de renvois. Beaucoup d'individus sont dans le même cas. Ils ignorent les | l'éructation.
D'autres individus, au contraire, ont une d éructer très facilement. Le rejet des gaz se fait facilité. Chez eux, l'éructation devient le phénor prédominant. Bien plus, elle s'installe en dehors de comme une funeste habitude qui devient il garde. D'ailleurs nous verrons plus loin que l'éru nomène volontaire qu'on peut ou développer, où
sie, toutes les causes qui contribuent à accroître l'i capables d'augmenter l'intensité de l'éructation. Les les aliments ou les boissons pris en trop grande abo irritante des mets et des liquides absorbés, la mai
mentaire (mastication insuffisante, repas trop rapides, heures de repas, travail physique où mental trop après le repas), l'abus de médicaments de toute autant de causes capables de favoriser le dévelop} symptôme. La compression de l'estomac par le corset } beaucoup de femmes la produetion d'évacuations g
RESEN
ÉRUCTATION — AÉROPHAGIE. 2
enseigne que beaucoup sont obligées de renoncer à porter ce vêtement.
C'est chez les dyspeptiques névropathes qu'on observe le plus souvent ce phénomène. Mais on le rencontre aussi très fréquemment dans les affections organiques de l'estomac, gastrites, ulcère, cancer, Nous avons observé un malade atteint de cancer de l'estomac dont la tumeur s'accusait nettement au creux de l'estomac et qui ne se manifestait que par de l'anorexie et un syndrome flatulent très prononcé. On observe souvent aussi l'éructation dans les diflérents degrés de sténose du pylore, Chose remarquable et qu'on s'expliquera en lisant la suite, nous l'avons vue se développer très nettement dans deux cas de sténose œsophagienne dus l'un à un cancer de l'extrémité inférieure de l'æsophage, l’autre à un néoplasme du cardia, tous deux confirmés par l'autopsie. Dans les affections organiques, comme dans les simples troubles de dyspepsie fonetionnelle, l'intensité de l'éructation suit les oscillations de la maladie qu'elle complique.
Influences d'ordre général. — Elles sont fort importantes en l'espèce. On peut les répartir en plusieurs catégories : influences prédisposantes, influences provocatrices et influences aggrayantes.
Les éruelalions d’origine dyspeptique peuvent se produire indislinclement, nous l'avons vu, dans Loutes les variétés de gastropathies. Mais elles ne prennent vraiment d'importance que dans celles qui évoluent chez les névropathes de toute étiquette ; naturellement les neurasthéniques el les hyslériques fournissent la majorité des grands éruelants. D'ailleurs, ces névroses présentent, associées aux troubles qui nous occupent ici, des sligmates plus ou moins marqués ; on peut observer à ce point de vue de grandes variations, Il serait certes hors de propos d'énumérer tous les phénomènes nerveux qu'on rencontre chez les éructants et qu'il est plus facile d'imaginer que de décrire, Un point mérite cependant d'être mis en lumière: beaucoup de malades alleints de dyspepsie flatulente sont des phobiques. Ils ont d'abord et avant tout la phobie des gaz qu'ils se sentent non seulement dans l'estomac, mais dans loule la poitrine, dans le ventre, souvent dans le dos et méme dans les membres et dans la téte. Un de nos malades éructail constamment parce que, disait-il, il se sentait tout le corps comme enveloppé de gaz qui devaient, selon lui, se trouver sous la peau. Certains malades se sentent une oppression indéfinissable, et, en même temps qu'ils éructent abondamment, font à chaque moment des inspirations profondes, comme si la respiration naturelle était insuffisante, Nous avons souvent noté la coïncidence des deux
syncopes, des bouffées de chaleur, de du pouls, des sueurs froides, ete.
On note aussi souvent la présence d' l'agoraphobie et la claustrophobie. Les n sionnables, sensibles comme des enfants, se c voyant partout des ennemis, faisant sur tout et sur pronostics. Pour tout résumer en un mot, ils sont 11 va sans dire que nous avons eu en vue, dans © l'état mental de malades sérieusement atteints. chez bien des éructants, sinon chez tous, un état moins nettement ébauché, plus ou moins flou.
Ainsi donc il estincontestabie que l'éructation ne tance digne d'attirer l'attention que chezles indiid ce symptôme est accentué, plus la névropathie est n Chez des individus possédant un système nerveux an foule de circonstances de toute nature viennent influ ä chaque instant l'allure de ce symptôme bizarre. Les surmenages physiques et moraux, le travail sif, lu sédentarilé, ou au contraire un excès de fatigue} des exercices physiques, marches trop longues, prolongée, surmenage mondain, ele.) augmentent,
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la fréquence des éructations. On note souvent l'influence des conditions climatériques. Tel individu, grand éructant à la ville, n'aura pas une flatulence à la campagne, ou réciproquement; la latitude, l'altitude, ete., exercent souvent une grande influence.
Des causes en apparence insignifiantes onl d'importantes conséquences : on observe souvent des malades chez lesquels la station couchée est insupportable etengendre des éructations interminables ; d'autres au contraire pour qui la station debout où la marche après les repas est presque impossible, On voit souvent un courant d'air, l'impression du froid, de trop grands bruits, une trop vive lumière, ou au contraire l'obscurité profonde, les conversations prolongées, ete., provoquer des crises d'éructalion, 2
On s'imagine bien aussi que les causes morales, chagrins, préoccupations de toutes sortes, d'affaires ou de famille, ont une action prépondérante. Insister serait inutile.
Chez la plupart des malades, l'éructalion est créée, puis entretenue et aggravée par une série d'impressions nerveuses plus où moins précises et localisées, loujours grossies par l'imagination des malades,
Nous avons relevé l'importance, dans le plus grand nombre de cas, de troubles dyspeptiques, et aussi de certaines douleurs d'origine abdominale, Nous avons vu aussi que dans certains cas les malades accusent une sensation d'oppression. Il y a beaucoup d'autres raisons, plus ou moins imaginaires, invoquées par les malades pour expliquer leur besoin d'éructer.
Tel invoque des palpitations de cœur dues à un refoulement du diaphragme, un autre uné sensation de corps étranger qui l’étranglerait. Certains auteurs, notamment Bouveret, ont insisté sur l'action de l'hyperesthésie du pharynx, la moindre excitation à ce niveau amenant un mouvement de déglufition réflexe. Quincke incrimine le catarrhe pharyngien né sous diverses influences : il met en cause surtout l’action irritative locale du tabac. Wyllie, Heusinger, Mathieu pensent aussi que la pharyngite chronique et le coryza postérieur peuvent être aussi accusés de provoquer des éructations qui, par l’action de la névropathie, prennent un développement important.
Toutes lescauses provocatrices que nous venons de citer sont d'ordre subjectif.
Maïs dans un certain nombre de cas dont il nous reste à parler l'éructation se produit et s'exagère sous l'influence de troubles obj. tifs. Certains individus ont une sensibilité spéciale de certains points du corps, toujours les mêmes chez les mêmes malades. La pression
gastrique. On les troûve en.
venl en différents points de l' ques, comme les points b} veau du cou. Bouveret pouvait pr un malade en lui titillant la luette tement éructogène chez un sujet trailé personnellement un malade lé rents points du phrénique au niveau dixième côte gauche était suivie d'une de rots en sulve. L'observation | a été donné d'étudier à ce point de vue est.
chez lequel on trouvait trois points [ tement localisés : an niveau de la pointe du e niveau de la troisième vertèbre dorsale. On p étant du même ordre l'observation de J.-P.
pression de l’avant-bras, du pouls, ou bien les : amenaient des crises éructantes. A