SÉCRÉTION ÉTUDIÉE AU POINT
Tout d'abord nous devons examiner sécrétion gastrique à l’état de jeûne, c'e a après toute ingestion alimentaire, On sait que | pensent pas de même à ce point de vue. Site admettre que l'estomac doit être vide d'alime gence d'opinion, en ce qui concerne la présence Reichmann, en 1882, ayant signalé que chez qu on peut retirer du suc gastrique de l'estomac à fut considéré par tousles médecins comme l'indice logique. Mais bientôt quelques auteurs, eiber Martius vinrent soutenir que la présence de : l'estomac à jeun n'est pas toujours pathologique € des individus sains on peut en extraire de 5 à 30. parfois plus de douze ou quinze heures après l'ing
Peu de médecins ont accepté celte manière de remarquer que, dans sa pratique personnelle, très
que l'estomac était vide chez tous les sujets sains et dans la très grande majorité des cas pathologiques. Nous-même avons pratiqué non pas chez des sujets sains, mais chez des centaines de dyspeptiques de toute catégorie l'examen de l'estomac à jeun, en ayant soin quand le cathélérisme simple était négatif, de procéder à un lavage ultérieur avec 125 centimètres cubes d'eau distillée, essayée après extraction au papier de lournesol, Nous avons trouvé l'estomac vide à jeun dans la très grande majorité des cas, le cathétérisme étant négalif ou l’eau de lavage se montrant neutre où à peine acide : seuls, les malades chez lesquels l'examen clinique faisait prévoir l'excitation de la sécrétion, ont présenté une quantité variable de sue gastrique. Nous avons aussi examiné un cerlain nombre de malades à l’aide des rayons X : après nous étre rendu comple que chez un individu normal on pouvait facilement constater la présence dans l'estomac de 15 centimètres cubes d'eau, nous avons examiné à l'état de jeûne des individus sains et des dyspepliques et nous avons dans la très grande majorité des cas constaté l'absence complète, dans le viscère, de liquide à jeun.
Une opinion analogue a élé émise par la grande majorité des auteurs. Citons Hayem, Debove, A. Robin, Mathieu, J.-Ch, Roux, Linossier en France, Riegel, Ewald, Boas, Strauss, Albu, en Allemagne, Sausoni en Italie, Verhaegen en Belgique, Einhorn, Hemmeter, Gent, etc. en Amérique.
Tous admettent que l'estomac normal, à jeun, ou bien est vide où bien ne contient que des traces de liquide ne dépassant pas quelques centimètres cubes. Nous croyons done pouvoir admettre comme suffisamment démontré que l'estomae normal est vide ou à peu près à jeun.
Donc la sécrétion du suc gastrique à jeun en quantité appréciable (à partir de 30 centimètres cubes) est un fait pathologique. On la désigne sous le nom de gastrosuccorrhée.
QUELS SONT LES ÉLÉMENTS SERVANT A APPRÉCIER LA VALEUR DE LA SÉCRÉTION ?
On ne se préoccupe guère clinique que des variations des divers facteurs de l'acidité et plus particulièrement de l'acidité due aux composés chloro-organiques. Les auteurs des différents pays ont pris pour base de leurs observations et de leurs classifications la
contentent de rechercher l'acidité U et organique et elassent les troubles variations quantitatives de ceux-ci. C'est ainsi troubles chimiques en hyperchlorhydrie,
dité organique a été le plus généralement adop simple et répond dans beaucoup de cas aux Hayem et Winter admettent que seule la :
chlorés (chlore total, chlore libre, chlore , procédé permet de connaitre exactement la chlorhydriques. La somme du chlore libre désignée sous le nom de chlorhydrie é chimique ulile de l'estomac, la chloropoptasist ii de lout élément élranger. Ce sont les variations de. ces auteurs prennent pour base de leur classifie marquer l'importance qu'ils attribuent à leur proc travail digestif, ils ont substitué aux termes d'hyp d'hypochlorhydrie, ceux d'hyperpepsie et d'hypopepsieq expriment sensiblement les mèmes déviations p <himisme gastrique. Personnellement, depuis plus de, pratiquons l'analyse du suc gastrique par la méthoded d'une part, et pur la recherche de l'acidité totale asso
réactions qualitatives de HU et des acides organiques d'autre part, et nous avons pu remarquer qu'à quelques rares exceptions près on obtient des résultats absolument superposables à la suite du repas d'épreuve d'Ewald administré lorsque l'estomac est vide de tout aliment pris antérieurement. Nous croyons avantageux d'employer simullanément ces deux méthodes qui se vérifient l'une l'autre sans que chacune d'elles nous fournisse des indications étrangères à l'autre. Un avantage particulier à la méthode d'Hayem-Winter, et sur lequel insistent beaucoup leurs auteurs, est de faire connaître séparément la valeur du chlore libre et celle duchlore total. Mais cettedifférenciation est-elle bien utile en clinique? Nous en discuterons tout à l'heure.