‹ Traité des maladies de l'estomac (volume 2)Chapitre 79 sur 176 · SYMPTÔMES ATTRIBUÉS AUX FERMENTATIONS GASTIUQUES · texte numérisé non relu

SYMPTÔMES ATTRIBUÉS AUX FERMENTATIONS GASTIUQUES

Afin d'aller du simple au composé, nous étudierons d'abord les cas où les fermentations gastriques sont certaines, évidentes, comme duns les stases gastriques abondantes consécutives aux sténoses du pylore, et celles dont l'existence ou tout au moins les ellets sont plus diseu: tables.

Fermentations avec stase.

En cas de rétention alimentaire, les produits de fermentation acides

et gazeux ont pour résultat, d'une part d'irriter la muqueuse de l'estomac, d'autre part d'augmenter la tension intérieure du viscère. Il en résulte des phénomènes réactionnels se traduisant par des douleurs, du ballonnement, des régurgitations acides, du pyrosis, des éructations odorantes et une haleine fétide.

En général, les symplômes à distance, contrairement à ce qu'on aurait pu croire, sont insignifiants. Peut-être faut-il, pour expliquer leur absence, admettre que l'absorption stomacale est presque nulle et que les substances putréfiées passent en trop petite quantité dans l'intestin pour provoquer des phénomènes toxiques.

Cependant, dans quelques cas, des syndromes graves éclatent au cours de la stase gastrique ; ce sont la étanie et le coma dyspeptique (dont on verra la description au chapitre des sténoses du pylore), On sait qu'actuellement, sous l'influence des travaux de Bouveret et Devie, et de Cassaet et Féré, on a tendance à considérer la tétanie comme d'origine toxique. Au sein des ingesta qui se putréfient dans l'estomac serait élaborée une substance tétanisante dont la résorption engendrerait ce syndrome. Quoique les démonstrations expérimentales faites à ce suiet soient encore trop peu nombreuses pour être probantes, on peut admettre comme vraisemblable, sinon comme vraie, celle intoxication.

Pour expliquer le coma dyspeptique, on a aussi invoqué l'existence d'une intoxication. Ce syndrome, qui ressemble en tous poïnts au coma dyspeptique, serait dû, pour von Jacksh, soit à l'acétone, soit à l'acide B-oxybutyrique formé dans l'estomac à la faveur des fermentations, Cependant, il nous parait plus vraisemblable d'attribuer le coma dyspeptique, qu'on n'observe guère que dans les sténoses très serrées du pylore, à un état de déchéance générale de l'économie née sous l'influence d'une inanition prolongée. "

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