STÉNOSES DU PYLORE. EL
occasions, où les résultats nécropsiques permirent de constater des lésions importantes révoquées en doute pendant la vie. Lésions anatomiques déterminant des sténoses du
Mig. 47. — Slnose pylorique par cancur.
pylore, — On les divise en lésions d'origine intrinsèque et lésions d'origine extrinsèque.
1° Lésions d'origine intrinsèque. — Ce sont celles qui intéressent les paroïs mêmes de l'estomac.
Caxcen. — Il constitue la plus fréquente et la plus grave des lésions juxti-pyloriques (fig. 47). On trouvera dans le chapitre spécial consacré Souraour. — Mal. de l'estomac. 22
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plus ou moins étendue, siégeant au pylore qu'elle encercle (maladie fibroïde du pylore d'Habersohn) ; 2° une forme étendue à tout ou à presque Lout l'estomac ; mais presque toujours, mème en cas de linite totale, on note la prédominance de la sclérose dans la région pylorique qui est plus épaissie et plus rétractée que tout le reste de l'estomac. 11 L en résulte que l'orifice pylorique, dans la première forme comme dans la seconde, est trop étroit et oppose le mème obstacle au transit alimentaire que la forme localisée. La différence la plus importante entre les deux types est que dans le premier il y a rétro-dilatation de l'estomac, et duns l'autre l'estomne est petit et parfois extrêmement rétracté.
ULCÈRE CHRONIQUE. — Immédiatement à côté du cancer on doit décrire comme cause de sténose du pylore l'ulcère chronique de l'estomac.
On sait avec quelle fréquence l'ulcère se localise dans la région du pylore : sur 212 ulcères, Brinton l'a trouvé 156 fois au niveau de cet orifice. On a donné de cette explication la position et la forme de l'estomac : le chyme, en s’accumulant dans l'antre du pylore, l'irrite et le prédispose aux érosions et aux ulcérations.
On peut rencontrer au niveau du pylore toutes les variétés d'ulcère de l'estomac: on y voit de petites ulcérations larges comme un pois ou un haricot, jusqu'à de grands ulcères dépassant les dimensions d'une pièce de 5 franes. Ces ulcères sont uniques ou mulliples, Dans ce cas ils sont parfois confluents et polyeycliques. A côté des ulcères vrais, ayant dépassé les limites de la muqueuse, on peut trouver dans quelques cas des érosions en nombre variable qui ont entamé la muqueuse plus ou moins profondément.
Tout autour de l'uleère chronique, il se produit une réaelion inflammatoire qui a pour résultat la formation d'un tissu cicatriciel rétractile, dont l'existence est constante et qui rétrécit plus où moins l'orifice pylorique. Non seulement ce tissu cicatriciel forme dans la muqueuse même, autour de l'ulcère, des cicatrices fibreuses d'inégale impor lance qui la froncent et la plissent sur une étendue plus ou moins large, mais il envoie des prolongements importants dans la tunique celluleuse et la tunique museuleuse, dont les éléments sont sillonnés de trousseaux fibreux s'étendant très loin de l’ulcère.
C'est ainsi que, même autour de petits ulcères peu importants, on trouve d'ordinaire une grande partie de la région pylorique transformée en un tissu cirrhotique résistant, assez comparable au tissu de la linite plastique, On conçoit que ce tissu, qui a perdu sa
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plus ou moins étendue, siégeant au pylore qu'elle encercle (maladie fibroïde du pylore d'Habersohn) ; 2° une forme étendue à tout ou à presque tout l'estomac ; mais presque toujours, mème en cas de linite totale, on note la prédominance de la sclérose dans la région pylorique qui est plus épaissie et plus rétractée que tout le reste de l’estomne, Il en résulte que l'orifice pylorique, dans la première forme comme dans la seconde, est trop étroit et oppose le même obstacle au transit alimentaire que la forme localisée, La différence la plus importante entre les deux lypes est que dans le premier il y a rétro-dilatation de l'estomac, et dans l'autre l'estomac est petit et parfois extrêmement rétracté,
ULOÈRE CHRONIQUE. — Immédiatement à côté du cancer on doit décrire comme cause de sténose du pylore l’ulcère chronique de l'estomae,
On sait avec quelle fréquence l'ulcère se localise dans la région da pylore : sur 212 ulcères, Brinton l'a trouvé 156 fois au niveau de cet orifice. On a donné de cette explication la position et la forme de l'estomac : le chyme, en s'accumulant dans l'antre du pylore, l'ierite et le prédispose aux érosions et aux ulcérations.
On peut rencontrer au niveau du pylore toutes les variétés d'ulcère de l'estomac: on y voit de petites ulcérations larges comme un pois ou un haricot, jusqu'à de grands ulcères dépassant les dimensions d'une pièce de 5 francs. Ces ulcères sont uniques ou multiples. Dans ce cas ils sont parfois confluents et polycycliques. A côté des ulcères vrais, ayant dépassé les limites de la muqueuse, on peut trouver dans quelques cas des érosions en nombre variable qui ont entamé la muqueuse plus ou moins profondément.
Tout autour de l’ulcère chronique, il se produit une réaction liflane matoire qui a pour résultat la formation d'un tissu cicatriciel rétractile, dont l'existence est constante et qui rétrécit plus ou moins l'orifice pylorique. Non seulement ce lissu cicatriciel forme dans la muqueuse même, autour de l'ulcère, des cicatrices fibreuses d'inégale imporlance qui la froncent et la plissent sur une étendue plus où moins large, mais il envoie des prolonements importants dans la tunique celluleuse et la tunique musculeuse, dont les éléments sont sillonnés de trousseaux fibreux s'étendant très loin de l'ulcère,
C'est ainsi que, même autour de petits ulcères peu importants, on trouve d'ordinaire une grande partie de la région pylorique transformée en un tissu cirrhotique résistant, assez comparable au tissu de la linite plastique. On conçoit que ce issu, qui a perdu sa
d'abord été constatée anatomiquement
On a ensuite lenté d'en faire chez celui-
bide qui a été acceptée par un grand nombre Cependant quelques voix discordantes
retentissant de Pfaundler est venu les
la table d'autopsie un grand nombre d'
a pu voir que la région pylorique n'av
N que les uns étaient durs, épais,
mous, étroits, relâchés, IL montra que le
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stoliques, avaient élé surpris par la mort en état de contraction
stolique, étant remplis d'aliments et en plein travail de digestion ; les autres, dits estomacs diastoliques, étaient au contraire vides
Bi à l'état de repos.
Or, en examinant macroscopiquement et microscopiquement le
ylore des estomues systoliques, il retrouva les lésions signalées