INCONTINENCE DU PYLORE. ELLE
nent leurs occupations ou reviennent à un régime moins rigoureux ; 3° Lorsque les crises douloureuses, quoique assez faciles à juguler par le traitement médical, se renouvellent trop souvent;
4° Enñn lorsque les périodes dyspeptiques ont présenté des complicalions graves, lelles qu'hémorragies, crises d'intolérance gaslrique,ete.
Tecanique. — Un grand nombre d'opérations ont été proposées pour le traitement des dilatations liées à une sténose pylorique. Nous ne ferons que citer pour mémoire la divulsion digitale du pylore et la pyloraplastie, mauvaises interventions dont les résultats sont insuffisants.
Les deux méthodes chirurgicales qui seules paraissent devoir ètre conservées sont la gastro-entérostomie et la pylorectomie.
La gastro-entérostomie est indiquée Loutes les fois que la pylorectomie n'est pas possible, c'est-à-dire quand, d'une part, le pylore & contracté avec les organes voisins des adhérences trop intimes ou trop étendues, et d'autre part, quand on se trouve en présence de tumeurs trop généralisées.
Dans tous les autres cas, nous croyons la pylorectomie préférable, soit qu'il s'agisse de l'excision d'un uleère, soit qu'il s'agisse de l'extirpation d'un cancer. L'excision de l'ulcère met l'opéré à l'abri des complications ultérieures, hémorragie, perforation, greffe cancéreuse. Elle modifie aussi bien plus profondément les conditions de la sécrétion gastrique qui, trop acide et trop abondante avant l'opération, diminue un peu de quantité et d'acidité après la gastro-entérostomie, mais devient presque nulle en qualité et en quantité après la pylorectomie. En cas de cancer, la gastro-entérostomie n'est qu'une opération palliative qui, sans doute, porte remède aux douleurs et aux vomissements, et permet la réalimentation du malade, mais qui laisse le cancer continuer ses ravages et se propager aux organes voisins. La pyloreetomie, au contraire, pratiquée à temps et comportant une résection suffisamment étendue de l'estomac et l'ablation des gan- 15, peut assurer une survie beaucoup plus longue et quelquefois, si l'opération a êté précoce, peut procurer la guérison complète, qui, à l'heure actuelle, n’est plus tout à fait exceptionnelle,