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FORMES EXTÉRIEURES DE L’ABDOMEN

soit localement par une tumeur qui bombe en des points limités variant selon le viscère intéressé, soit sur une étendue plus grande, ce qui tient à la position et à la forme plus ou moins modifiées des viscères abdominaux.

On peut en distinguer trois types .

Dans un premier type, l’abdomen est élargi et saillant dans sa partie sus-ombilicale. C’est l’aspect qu’on rencontre chez les pléthoriques, les gros mangeurs et les grands buveurs, et qui tient à la fois à la tuméfaction du foie et à la distension de l’estomac. On rencontre ce type plus fréquemment chez l’homme que chez la femme.

Le deuxième type consiste au contraire dans l’évasement de l’abdomen par en bas. La partie sus-ombilicale est plate ou déprimée, tandis que la partie inférieure est évasée et souvent bombée. Cette conformation se rencontre chez les femmes amaigries, dont les organes sont ptosés, ou dont le ventre a été plus ou moins fortement distendu par des grossesses répétées. Cette disposition est souvent exagérée par une éventration sous-ombilicale qui permet aux intestins de pointer plus fortement sur la ligne médiane, où se dessine une saillie plus. prononcée.

On peut encore observer, en troisième lieu, la saillie médiane étendue de l’extrémité inférieure du sternum à un point situé un peu au-dessous de l’ombilic. Cet aspect, assez fréquent, se montre à la suite du repas chez les sujets atteints d’atonie gastrique. Si l’estomac est ptosé ou fortement dilaté, cette saillie médiane se déplace en bas plus au-dessous de l’ombilic, tandis que la partie sous-sternale est plus ou moins fortement aplatie.

Enfin, dans certains cas, notamment dans les formes douloureuses avec intolérance gastrique et vomissements répétés, avec rétraction de l’estomac et contraction violente des muscles abdominaux, le ventre est aplati et parfois excavé. C’est le ventre en bateau, dont l’existence coïncide toujours avec un état général grave.

Pour terminer ce qui a trait à l’examen extérieur du ventre, il est bon de se rendre compte par l’inspection et surtout par la palpation de la résistance ou de la mollesse des^ parois abdominales. La tonicité et la contractilité des muscles, l’élasticité de la peau, l’épaisseur de la couche adipeuse jouent certainement un rôle important dans la tension de la cavité abdominale et la statique des différents viscères contenus dans cette cavité. L’état de flaccidité des parois abdominales est un facteur important de gastroptose, et plus généralement de splanchnoptose.

La distension du tissu fibreux constituant la ligne blanche amène souvent l’existence d’une éventration plus ou moins considérable par où s’échappe volontiers la masse intestinale, et qui vient ajouter ses mauvais effets à l’insuffisance de la contraction musculaire.

EXAMEN DE L’ESTOMAC

Rapports de l'estomac avec la paroi abdominale antérieure. — Quel que soit le mode d’exploration auquel on s’adresse pour rechercher l’état de l’estomac, l’examen porte toujours au niveau de sa face antérieure. 11 importe donc de préciser les rapports de celle-ci avec la paroi thoraco-abdominale à l’état normal.

La plus g-rande surface de la face antérieure de l’estomac est située dans la partie droite (dite fosse g-astrique) de l’étag-e supérieur de l’abdomen. Une petite partie est située dans sa partie g-auche (dite fosse hépatique). Le fond de l’estomac touche à la voûte diaphrag-matique qui le coiffe : il répond là au niveau du quatrième espace intercostal g-auche. L’orifice œsophag-ien est situé à l’extrémité sternale du sixième espace intercostal, à 2 centimètres en dehors du , bord g-auche du sternum. — Le canal pylorique, situé profondément, est caché sous le foie; son centre répond à la rencontre d’une lig-ne verticale passant par le bord droit du sternum avec une lig-ne horizontale unissant les articulations des septième et huitième côtes g-auches. Il y a d’ailleurs, selon les individus et selon le sexe, d’assez g-randes différences dans la position du pylore.

Le bord droit, dans sa portion supérieure, répond à la verticale abaissée par le bord g-auche du sternum. Le bord g-auche présente deux seg-ments : l’un, supérieur, caché par la cage thoracique, l’autre, inférieur, situé dans l’épigastre. Le premierpasse derrière le cartilage , de la sixième côte, le cinquième espace intercostal, le cartilage de la cinquième côte, le milieu du quatrième espace intercostal, l’extrémité interne de la cinquième côte, puis descend presque verticalement le long de la paroi interne de la cage thoracique de la sixième à la dixième côte. Le deuxième segment, épigastrique, se dirige derrière la paroi épigastrique d’abord en bas et en dedans, puis en haut ; le point où se produit ce changement de direction, le plus bas de l’estomac, se trouve sur la ligne médiane à trois travers de doigt au-dessus de 1 ombilic, a 1 union de la verticale médiane avec une ligne horizontale unissant les bords inférieurs convexes des cartilages des dixièmes côtes.

EXAMEN DE L’ESTOMAC. H

La paroi antérieure présente une portion supérieure verticale située derrière la cag-e thoracique, et une portion inférieure lég-èrement horizontale située derrière la paroi abdominale (région épigastrique). La portion verticale est séparée de la cage thoracique en haut et à droite par le lobe gauche du foie ; dans le reste de son étendue, les digitations du diaphragme et du transverse de l’abdomen la séparent delà cage thoracique.

De plus, le sinus costo-diaphragmatique antérieur, dans lequel s^insinue un cul-de-sac pleural et un prolongement du poumon, le sépare de la cage thoracique du quatrième espace intercostal au bord intérieur du cartilage de la huitième côte.

La portion épigastrique est appliquée immédiatement contre la paroi abdominale antérieure. Le foie en recouvre un segment ordinairement faible^ parfois plus considérable.

MÉTHODES CLINIQUES

Nous passerons en revue les méthodes basées sur : l'inspection \ : la percussion-, la palpation-, X auscultation-, l'insufflation; en indiquant au fur et à mesure les résultats que le clinicien peut en obtenir.

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