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THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE

Nous jug-eons inutile de passer en revue les signes sur lesquels on base quelquefois le diag-noslic.. d’hyperchlorhydrie ou d’hypochlorhydrie, car aucun de ces signés n’a . de valeur certaine. Le chimisme gastrique seul permet ce diagnostic différentiel.

Un dernier point très important est le diagnostic de la cause de la dyspepsie, que l’on demande à rexamen^des'ântécédents du malade, à l’étude détaillée de l’état pj-ésent. Sans la connaissance de la cause ou des causes de la dyspepsie', les tentatives thérapeutiques restent infructueuses.

- y ' 'Thérapeutique générale

Nous n’jïbordérons pas ici l’étude détaillée - du traitement des dyspepsies, .car, à propos de-.chaque symptôme, de chaque complication, les particularités du traitement ont été longuement indiquées ; elles le seront encore dans, plusieurs chapitres concernant les régimes, leg eaux minérales, etc.

L’esquisse d’une thérapeutique générale sera plus instructive à cette place ; ellé-serg.' mieux comprise, venant après la description des causes et des conséquences de la dyspepsie, après une étude synthétique des symptômes dyspeptiques.

- Cette thérapeutique.,généfalé“est doni.inée.par la conception de la

dyspèpsie que nous avons: exposée.,,

La dyspepsie étant l’hyperesthésie dé l’estomac, ou mieux, l’hyperesthésie du . plexus ; solaire, tôüîë la' thérapeutique doit diriger ses efforts: .-yefs' le plexus solaire pour diminuer ou supprimer cette hyperesthésie: -:; ‘ .

Pour que cette thémpéutique soit féconde, il ^aut avoir bie.npi’écisé la raison ou lés. raisons d’êtrétie .6ette“'fiyperesthésie. Le malade que les excès . alimenfaiTee jont rendu dyspeptique sera conseillé avec soin dans' |é :c^x dè ses uliuî§.i\ts : pq^Luj, le régime alimentaire est le remèden^essâ'icé. Le malade que les' excès alimentaires et un travail cérébral trop intense.'. ont ren^ dyspeptique ne pourra pas guérir, tant guéîce trdÿdil 'cérébral ne sëra pas dimipué ou supprimé momentanément ;- l#r§g:^nalimentaire seul ne peut faire disparaître la dyspepsie, JGomme elle , avait , d,euxt faisons (bptre, Jl faut la epmj^attré eh' s’attaquant aux deux causes.

■’ohT^éébnnaît ces notions si. importantes, pn s’expose à enregistrer des fesuccèsHh^pnutiques et à voir s’éterniser des dyspepsies, malgré, des Té^mns, d’une ■sévérité excessive et continués très longtemps., ■ : ,f .

DYSPEPSIES

Que de malades ont pu être « à un régime » pendant des années, sans guérir ! Ils n’ont pas guéri, parce que le médecin n’a envisagé que la maladie de l’estomac.

Lorsque les mêmes malades changent de traitement, oublient leur estomac, si l’on veut, sont encouragés à s’alimenter sans peur, modifient l’existence spéciale que leur alimentation particulière avait nécessitée, ils guérissent. Le régime n’avait rien fait ; la dyspepsie cesse, lorsque le régime est supprimé. De ces faits quelques médecins tirent la conclusion que les troubles dyspeptiques étaient des manL;. festations de psychonévroses et que la psychothérapie a triomphé du mal (Dubois, de Berne).

Nous admettons volontiers que cette interprétation contient une grande part de vérité. Le cerveau agit sur le plexus solaire plus efficacement que tout autre centre nerveux, soit pour en troubler le fonctionnement, soit pour le régulariser. Au reste, toutes les considérations énoncées plus haut sur les causes de la dyspepsie viennent étayer cette opinion.

Lorsque nous disons au malade qu’il peut manger et supporter l’alimentation , au lieu de la lui faire craindre, de lui faire tout redouter, nous modifions sonétatpsychique et par conséquentson état gastrique : cela est encore certain. Nous utilisons ainsi un des procédés thérapiques précieux que nous possédons, le procédé psychothérapique. Chez quelques malades, cette pratique isolée est active; chez un très grand nombre, elle est insuffisante, parce que les causes de la dyspepsie ne sont plus seulement des causes d’origine cérébrale (nervosisme, psychonévrose, neurasthénie), et encore parce que les causes en sont combinées.

Chez d’autres malades, cette pratique isolée est insuffisante, lorsque les fonctions sécrétoires ou motrices sont altérées. Elle est insuffisante, elle est cependant toujours utile et ne doit jamais être négligée.

Le surmenage physique peut engendrer la dyspepsie, aussi bien que les excès alimentaires, que les excès de travail. Si ces trois causes sont réunies chez un même malade, on ne peut espérer triompher du mal, aussi longtemps qu’on ne lui indique pas un triple régime, un régime physique, un régime intellectuel et un régime alimentaire.

Si le malade est dyspeptique parce qu’il a une affection cardiaque ou rénale, le traitement de la dyspepsie peut modifier son état, mais ne le guérit pas. Il faut songer à la cardiopathie et à la maladie rénale, pour obtenir une amélioration plus ou moins complète ou la

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