‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 111 sur 175 · THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE GÉNÉRALE

g-uérison, selon la gravité de la lésion cardiaque ou rénale.

Si la dyspepsie est d’origine réflexe pure, si, par exemple, une ptose rénale ou un fibrome utérin l’ont provoquée, il ne faut pas espérer g’uérir la dyspepsie, tant que la ptose et le fibrome n’auront pas disparu. Dans ces deux cas particuliers, on peut affirmer l’influence réelle de la ptose ou du fibrome dans la genèse des symptômes dyspeptiques, si tous les efforts thérapeutiques ont été inutiles. Il faut prolonger ces efforts assez longtemps, pour ne pas s’exposer à recourir inutilement à des tentatives chirurgicales, qui, si elles n’étaient pas nécessaires, deviennent nuisibles et exagèrent la gravité de l’état dyspeptique.

En diminuant le travail digestif, le travail intellectuel, le travail physique, on agit sur le plexus solaire, on supprime des causes d’excitation du plexus, on amoindrit son irritabilité, on calme son hyperesthésie.

Enlever le fibrome, supprimer la ptose, c’est encore agir sur le plexus solaire.

Nous venons de voir et d’interpréter le mode d’action de l’hygiène générale, étudions maintenant le rôle du médicament.

Nous avons montré commentât pourquoi le régime alimentaire seul ne guérit pas certains dyspeptiques, comment parfois le régime alimentaire a besoin d’auxiliaires.

Nous dirons également que le médicament utilisé seul ne guérit pas le malade. Le bicarbonate de soude, par exemple, rend des services inappréciables aux malades. Car il modifie l’hyperesthésie gastrique, quel que soit le chimisme; Il soulage, mais il ne guérit pas. Le médicament alcalin diminue l’excitation du plexus solaire et devient ainstfeiu^fiaire' nécessaire, indispensable, au même titre que le sont le régime alimentaire et la révulsion, ou le massage, etc.

Tous ces procédés thérapeutiquè$ . ont un rôle dans l’œuvre commune; si différents qu’ils soient, leur mode d’action reste le même ; le repos physique, le calme moral, le régime alimentaire, la révulsion, le massage, l’hydrothérapie, le médicament alcalin ou opiacé n’agissent sur la dyspepsie qu’eii modifiant l’hyperesthésie de réstomac.

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