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CHAPITRE IV

HYDROTHÉRAPIE

ACTION PHYSIOLOGIQUE

Par le D'’ Pariset (de Vichy).

On peut varier à l’infini les procédés hydrothérapiques, et en faire, en thérapeutique, des ag-ents d’une grande souplesse, grâce aux combinaisons multiples qui s’obtiennent avec ces trois facteurs : température de l’eau, percussion et durée de l’application.

Le dosage de chacun de ces éléments constitue l’art du médecin doucheur, dont les principes trouvent dans la physiologie une base nécessaire aux enseignements de la clinique; car c’est de la connaissance exacte des effets physiologiques des procédés hydrothérapiques que l’on déduira avec précision les indications qui conviennent à chaque malade.

Quels sont ces effets physiologiques ? Ils ressortiront eux-mémes de l’étude des faits, et nous prendrons pour commencer l’exemple le plus simple et le plus frappant : la douche froide.

Bouche froide. — Voici un malade qui reçoit une douche froide, à 9“ ou 10“ ; il frissonne, sa peau devient pâle, comme exsangue, et sa respiration s’accélère pour réaliser parfois la dyspnée vraie. Puis, très rapidement le plus souvent, sa pea,u se colore en rose ou rouge plus ou moins vif, sa dyspnée disparaît pour faire place à des mouvements respiratoires lents et profonds, en même temps qu'il éprouve une sensation de bien-être, que son visage reflète.

Que s’est-il passé ? et d’où vient cette transformation effectuée en quelques secondes ?

Réâction. — Ce malade a reagi, sous l’action de l’eau froide qui a excité très vivement son système nerveux par l’impression sensitive du froid et du choc.

Réaction de sensibilité. — Cette impression sensitive, atteignant tous les territoires cutanés, provoque lâ mise enjeu des nerfs de sen-

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sibilité qui constituent les voies nerveuses centripètes. L’excitation de cette portion du système nerveux l’entraîne à un fonctionnement meilleur et plus rapide, la fonction faisant l’org-ane.

Sous l’effet répété quotidiennement ou fréquemment de cette excitation, le système nerveux régularise son pouvoir de réceptivité et de transmissibilité, il réprime ses écarts et fouette sa paresse, et finalement acquiert un état de stabilité qui est la tonicité.

Réaction circulatoire. — A côté de la réaction de sensibilité, et sous sa dépendance, se place la réaction circulatoire. Les deux colorations, pâle, puis rose, de la peau du malade, correspondent chacune à un état différent de la circulation cutanée.

Il y a d’abord une vaso-comtriction des capillaires, qui provoque une déplétion de la circulation périphérique au profit de la circulation des organes internes, avec augmentation de la pression artérielle et diminution de la fréquence des battements du cœur. Puis apparaît dans les mêmes territoires cutanés, au détriment de la circulation centrale, une vaso-dilatation^ avec abaissement de la pression artérielle et augmentation de la fréquence des pulsations.

Ces modifications dans le fonctionnement du cœur correspondent à la loi de Marey, d’après laquelle le nombre des pulsations est en raison inverse de la pression artérielle, c’est-à-dire que le cœur bat d’autant plus vite qu’il a moins de peine à se vider. En effet, l’obstacle le plus fréquent au travail du cœur est la vaso-constriction périphérique, qui est en même temps le principal facteur de l’hypertension artérielle.

Il y a donc eu mise en jeu des vaso-moteurs, sous les deux formes successives de leur activité : vaso-constriction, puis vaso-dilatation. La vaso-dilatation est amenée par la vaso-constriction primitivement produite, c’est le fait d’une loi de réaction physiologique : on démontre en effet, par l’expérimentation, que lorsqu’on excite, par l’électricité par exemple, un vaso-moteur, à la vaso-constriction produite d’abord succède bientôt une vaso-dilatation, même lorsque l’excitation est maintenue.

En somme, la phase terminale de la réaction circulatoire est une vaso-dilatation, évidente dans les territoires cutanés, mais que nous pouvons considérer comme s’étendant plus ou moins en profondeur suivant que la douche a été donnée avec plus ou moins de percussion. On a coutume de dire qu’on a provoqué ainsi une décongestion des organes centraux. Cette désignation nous semble discutable.

Un org'ane congestionné est évidemment un organe gorgé de sang, mais il peut l’être pour divers motifs ; et il est essentiel de distinguer

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si l’organe qui est congestionné est plein de sang circulant largement, ou bien gorgé de sang accumulé et gêné dans son cours. Une glande en activité devient rouge parce qu’elle est en état de vaso-dilatation, mais le débit sanguin y est très grand relativement à celui des périodes de repos. La même glande, au repos, mais ayant subi la ligature de ses vaisseaux efférents, deviendra rouge, mais le débit sanguin y sera nul. Dans les deux cas, on peut dire quelle est congestionnée, et cependant il s’y passe des phénomènes tout différents : physiologiques dans le premier cas, pathologiques dans le second.

Ce qu’il faut considérer, c’est donc le calibre des vaisseaux d’un organe selon les phases de vaso-con striction et de vaso-dilatation, et par suite le passage plus ou moins largement ouvert qu’ils fournissent au sang.

La vaso-dilatation produite par la douche froide n’est pas une congestion des tissus intéressés, mais l’augmentation du débit sanguin, et par suite la mise en contact avec les cellules d’une plus grande quantité de sang, amenant une augmentation des échanges, une assimilation meilleure.

Réaction thermogène. — En effet, les oxydations sont augmentées, produisant ainsi une plus grande somme de chaleur et constiluant la réaction thermogène, par laquelle le malade se réchauffe.

Cette réaction est due essentiellement à une plus g'rande consommation d’oxygène, qu’une expérience sur les animaux permet de mettre en évidence : un lapin est trachéotomisé et, grâce à un dispositif particulier, respire l’oxygène contenu dans une cloche graduée. Il en consommera pendant un temps donné une certaine quantité. Si, après l’avoir placé une minute sous un jet d’eau froide, on le soumet à la même épreuve respiratoire, on constate que pendant un même temps, sa consommation d’oxygène aura augmenté d’untiers environ. La ventilation pulmonaire a donc été plus forte.

On conçoit l’importance de la réaction thermogène et son efficacité dans les maladies qui s’accompagnent, ou sont le résultat d’un ralentissement des oxydations.

Douche chaude. — Soit maintenant vcoe douche très chaude, à et au-dessus. Nous retrouvons la réaction de sensibilité et la réaction circulatoire. C’est donc un procédé excitant. Cependant, quand elle est suffisamment prolong'ée, elle devient sédative de la douleur. Ce point sera développé plus utilement au sujet de la douebe locale.

Avec l’eau simplement chaude, à 34" environ, la réaction est beaucoup moins vive. Cette température étant à peu près celle de la peau.

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la réaction de sensibilité et par suite les phénomènes vaso-moteurs sont beaucoup moins accentués que sous l’effet de l’eau très chaude ou de l’eau très froide. Cette douche est par conséquent moins tonique.

Douche tiède. —La douche tiède, que l’on peut confondre avec la douche tempérée (de 28“ à 32“) n’étant elle-même qu’un faible excitant, ne provoque qu’une réaction minime.

Dans cette réaction, nous voyons que la vaso-constriction fait à peu près défaut, et que la vaso-dilatation se produitquand même, bien que peu accentuée. Par quel mécanisme ? Il est probable qu’il s’agit là d’une action d’inhibition, qui suspend l’état de tonus des parois musculaires des vaisseaux et provoque leur relâchement. Cette inhibition est comparable à celle que produit le nerf pneumogastrique sur les ganglions du cœur, et dont le mécanisme a été rapproché de celui des interférences physiques.

La douche tempérée, provoquant cette inhibition vaso-dilatatrice sans vaso-constriction préalable, ne force pas le système nerveux à réagir, et ne joue donc pas le rôle d’un excitant. C’est peut-être dans cet effet purement inhibiteur de la douche tempérée qu’il faut chercher la raison de son action sédative de l’état général. D’autre part, on peut prévoir qu’elle sera en hydrothérapie, avec le grand bain chaud, l’agent de choix chez les artérioscléreux auxquels on doit éviter la vaso-constriction hypertensive.

Les combinaisons de l’eau froide avec Feau chaude. — De

cette revue rapide il résulte que la réaction la plus complète est due à l’eau froide par sa triple action sur la sensibilité, la circulation périphérique et la thermogenèse. Vient ensuite la réaction à l’eau chaude, puis, entre ces deux types extrêmes, se place la douche tiède ou tempérée,, dont la réaction est atténuée, comme l’est l’excitation ellemême.

Le critérium de ces grandes divisions est la température ; c’est en effet le facteur principal de la réaction. Physiquement elle ne constitue qu’ua seul et même agent pouvant cependant provoquer deux sensations différentes : le froid et le chaud, qui ne sont que l’impression de l’écartquiexiste, dans deux sens opposés, entre la température de l’eau et celle des téguments.

Ces sensations seront d’autant mieux perçues que la sensibilité du malade sera plus aiguisée. D’où la nécessité de tenir compte de ce coefficient de sensibilité individuelle, qui doit guider dans le choix des procédés.

C’est ainsi que l’on emploie diverses formes de douches, dans les-

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quelles l’eau froide et l’eau chaude sont combinées et associées de façons diverses.

Telles sont :

La douche progressive, qui, commencée chaude, est refroidie peu à peu, et permet d’obtenir chez les malades de sensibilité excessive la plupart des effets de l’eau froide, tout en évitant une excitation trop brusque et trop violente.

hs^douche écossaise, qmMi passer le malade de l’eau chaude à l'eau froide, sans transition, et permet d’éviter le réveil des douleurs chez les rhumatisants, en même temps qu’elle procure une réaction intensive, révulsive et sédative de la douleur.

La douche alternative, qui n’est qu’une suite de plusieurs douches écossaises de courte durée, et dont les effets sont augmentés.

Les douches progressivement froides, destinées à entraîner le malade à l’eau froide, qu’il n’aurait pu supporter d’emblée.

Le sens de la réaction. — Quelle que soit la douche appliquée, il sera toujours possible d’en diriger Faction de telle sorte que certaines régions du corps soient plus spécialement intéressées. C’est ainsi que les anémiques, dont le cerveau déjà mal irrigué ne supporterait pas la moindre soustraction de sang, seront douchés plus spécialement sur les parties supérieures du corps, tout en ménageant aux membres inférieurs une légère réaction. Les malades sujets à la congestion cérébrale seront justiciables d’un procédé inverse. Le meilleur exemple de cet effet à distance est fourni par les modifications imprimées aux flux menstruels et aux hémorragies utérines, que des applications localisées presque entièrement aux régions supérieures du corps réussissent le plus souvent à atténuer ou supprimer. Il y a donc un sens de la réaction, au point de vue circulatoire, et qui doit réaliser une sorte de balancement entre deux régions plus ou moins éloignées l’une de l’autre.

Douche locale. — Cette orientation de la réaction, lorsqu elle est poussée à un degré de limitation extrême, constitue la douche locale.

La douche locale, destinée à modifier un organe donné, atteint le plus souvent une température élevée, sa durée est relativement longue et son degré de percussion varie selon la sensibilité cutanée et profonde de la région où on l’applique. Par son emploi on recherche le plus souvent une action sédative de la douleur. La chaleur constitue en effet un agent anesthésique des nerfs sensitifs ; si 1 on chauffe une seule des pattes d’une grenouille, on constate que dans

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cette patte le pouvoir d’excitabilité aux réflexes est diminué tandi qu’il reste intact dans la patte non chauffée.

On s’explique dès lors que l’organe visé cesse d’être douloureux En fait, les paludéens à gros foie douloureux « ne sentent plus leur foie » après une telle douche; les douleurs gastriques, les coliques intestinales, la diarrhée elle-même sont calmées par ce procédé pendant un temps plus ou moins long.

Cette sédation des spasmes, due à la diminution de l’excitabilité réflexe, est particulièrement intéressante à noter dans les cas de syndrome pylorique où il importe de faire cesser la contracture du pylore et de laisser aux aliments un libre passage.

Sous Faction de la douche locale, la circulation de l’organe est elle-même profondément modifiée, et ce n’est pas, selon nous, par un simple effet révulsif. Lorsque la douche locale a été suffisamment chaude et suffisamment prolongée, il y a, croyons-nous, vaso-dilatation dans l’organe, c’est-à-dire que, loin d’être anémié aux dépens des téguments sus-jacents, où l’on aurait amené de la congestion, l’organe intéressé est le siège d’une circulation plus active, d’un débit sanguin plus élevée qui lui fournit les éléments d’une activité nouvelle, provoque l’entraînement des déchets et une rénovation des fonctions neuro-motrices et cellulaires.

La douche locale est ainsi destinée à jouer un grand rôle dans la thérapeutique des organes de l’abdomen, précisément par l’importance et l’extrême sensibilité de la circulation de ces organes munis de vaso-moteurs spéciaux : les nerfs splanchniques, par le rôle prédominant des actions réflexes dans leur fonctionnement, par la facilité de les atteindre à l’aide de ce procédé et la rapidité des effets obtenus.

La douche -locale peut être administrée froide et courte ; elle produit les deux phases successives de vaso-constrictiôn et de vaso-dilatation, et, si elle est peu sédative, elle peut en revanche être utile à titre d’excitant sur des organes dont l’état torpide s’accuse par un ralentissement de leurs fonctions.

Le bain de siège à eau courante et percutante est une forme spéciale de douche locale, qui permet d’obtenir sur les organes du bassin des effets divers : excitants, sédatifs, dérivatifs, selon la température et la durée de l’application.

Le bain de -pied h eau courante donne les mêmes effets, dont le retentissement se manifestera secondairement sur des régions plus ou moins éloignées.

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La douche plantaire en est une simple variété, d’action plus vive et plus intense.

Percussion. — Dans toutes les formes précédentes de l’hydrothérapie, il est un élément qui ne manque jamais, c’est Isl percussion. Son rôle est important; elle aide à la réaction, la provoque, l’accentue en s’ajoutant à l’effet plus ou moins excitant de la température. Gela est si vrai que les applications sédatives sont ordinairement faites avec une percussion modérée. C’est dans ce but que l’on emploie la pomme d’arrosoir, destinée à produire une percussion minime, mais qui n’est jamais nulle, et qu’on peut d’ailleurs très bien réaliser par le jet convenablement brisé.

Immersion. — Immersion dans l’eau dormante. — L’absence totale de percussion est obtenue par {'immersion dans Veau dormante. Ce procédé qui force l’organisme, sous la seule excitation due à la température de l’eau, trouve en lui-même les éléments d’une réaction à laquelle on l’aide peu, et qui lui fera effectuer un travail à la fois plus considérable et moins vite réalisé.

Cette réaction lente est vite sédative.

La piscine froide (à 9” ou 10®) puise dans cette action sédative ses bons effets contre l’insomnie.

Le hain frais (à 18® ou 20®) possède une action de même ordre, mais moins profonde — sauf dans les maladies fébriles, où la thermogenèse et la température des malades sont déjà modifiées à l’avance.

Le bain tempéré (28® à 32®), s’il agit peu chez les individus à température normale, abaisse la température chez les fébricitants.

Le bain chaud (33® à 36®) est calmant : il diminue l’excitabilité réflexe du système nerveux, et par suite combat heureusement les spasmes de toute nature (coliques néphrétiques, hépatiques, etc.).

Immersion dans l’eau courante. — Lorsque ces applications sont faites dans Y eau courante., leurs effets sont plus toniques, grâce à la légère percussion qui est alors réalisée. De plus, le renouvellement incessant du milieu qui entoure le malade, empêchant à chaque instant l’équilibre de se rétablir, force constamment l’organisme à chercher sa réaction et à la maintenir.

Les bains de mer sont de ce fait un procédé reconstituant, stimulant, et parfois même trop excitant, par le choc des lames et la composition chimique de l’eau et de l’air ambiants.

Immersions partielles. — Lfimmersion peut être partielle, 6f s accompagne alors de procédés adjuvants : lotions, frictions.

Le demi-bain est un exemple de ce procédé mixte, par 1 emploi

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combiné de l’immersion des membres inférieurs et des hanches (le malade étant assis dans une baig-noire) et, sur le reste du corps de lotions et de frictions remplaçant la percussion au moins en partie.' Usité surtout en Allemagne, on lui attribue des effets calmants et sédatifs.

Le massage sous l’eau^ très employé dans les plus importantes stations thermales, en dérive : la friction étant devenue un massage méthodique, et les lotions une affusion incessante et régulière d’eau à une température déterminée.

Signalons, pour terminer cette étude, divers procédés, qui sont des succédanés de ceux que nous avons décrits, et qui sont employés à domicile.

Le drap mouillé^ avec des frictions^ qui réalisent une sorte de percussion, jointe à Faction du froid, produit une réaction d’allure plutôt sédative. Sans frictions, le drap mouillé détermine une réaction plus lente et par conséquent plus sédative encore.

Le maillot humide provoque d’abord une réaction lente, sédative, puis, si l’enveloppement est maintenu, la chaleur due à la réaction ne pouvant s’échapper, apparaît la sudation.

Ces mêmes effets sont recherchés localement par l’emploi des compresses humides^ qui sont un succédané de la douche locale, déjà étudiée.

Le sac à glace^ le serpentin réfrigérant produisent, par leur application prolongée, une vaso-constriction plus ou moins profonde dont le rôle antiphlogistique est évident.

Le sac à eau chaude^ celui dé Chapman par exemple, agira comme sédatif de la douleur à l’instar de la douche chaude locale; si l’eau atteint une température élevée, 50“ environ, il produira de la vaso-constriction profonde.

En résumé, le but et le résultat d’une application hydrothérapique doit être la réaction^ g'énérale ou locale. Nous avons indiqué les principales formes de ces réactions, mais elles varient, pour un même procédé, suivant les malades, Fétat de leurs vaso-moteurs et leur sensibilité. C’est au médecin, à l’aide de notions physiologiques bien établies, d’en faire un choix judicieux et d’ordre véritablement clinique.

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