SÉCRÉTION PATHOLOGIQUE DU MUCUS
Le mucus est sécrété à l’état normal par l’épithélium de revêtement et les glandes de la région pylorique. Parfois, il est produit en très grande abondance. En ce cas, il épaissit le contenu stomacal et en enrobe les éléments. Il est facile d’en reconnaître la présence en excès par ses caractères physiques.
La filtration de ces liquides muqueux, souvent si épais, est cependant assez rapide, mais la plus grande partie du mucus reste sur le papier, de sorte que le filtratum est clair et limpide, et si on y recherche la réaction de la mucine, soit en l’additionnant d’acide acétique, soit en le versant dans de l’acide acétique dilué, on obtient à peine un louche. Au contraire, si on traite de la même façon le
liquide décanté, on précipite un dépôt abondant.
Lorsque le catarrhe gastrique coïncide avec une hyperacidité accentuée, le mucus est souvent précipité par HCl sous une forme spéciale désignée par Ja^vorski sous le nom' de cellules spirales ou en colimaçon, qu’il ne faut pas confondre avec des grains d’amidon dont leur forme se rapproche (fig. 42).
Fig. 42. — Mucus gastrique.
a,, mucus amorphe; h, corpuscules muqueux ; c, cellules en colimaçon seules ou en groupes.
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Enfin la production de mucus s’accompagne d’une desquamation abondante des cellules épithéliales de la paroi stomacale : on trouvera donc au microscope quantité de cellules cylindriques et caliciformes, témoins de l’origine gastrique du mucus sécrété.
Les liquides rendus en plus ou moins grande abondance par les dyspeptiques ne sont pas toujours composés de suc gastrique. Quelques-uns, plus ou moins épais et muqueux, viennent de l’œsophage, du pharynx et de la bouche. Dans ces liquides, la présence du mucus s’accompagne de celle de cellules épithéliales pavimenteuses.