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L’ESTOMAC A L’ÉTAT NORMAL

de l’organe n’est pas rectiligne, mais forme au niveau de son tiers inférieur un angle obtus. Il en résulte que l’estomac apparaît sur le thorax en deux parties plus ou moins nettement accusées selon les individus, une portion verticale, grand cul-de-sac ou grosse tubérosité, située sous la voûte diaphragmatique, derrière les côtes, et une portion horizontale, région pylorique, siégeant au creux épigastrique, dans le triangle dont le sommet est au niveau de l’appendice xiphoïde, dont les côtés sont formés par les rebords costaux et dont la base est représentée par la ligne, horizontale sous-costale. Les bords qui délimitent l’estomàc sont nécessairement inégaux : le bord interne, le plus court, est désigné sous le nom de petite courbure ; le bord externe, le plus long, sous le nom de grande courbure (fig. 50).

Relevé des dimensions et de la position de Festomac. — Quand on a tracé les contours de l’estomac, on procède à sa mensuration et on relève satopog’raphie.

Pour mesurer les dimensions de l’estomac^ on détermine sa plus grande hauteur et sa plus grande largeur successivement au niveau des portions épig-astrique et sous-costale .

Pour relever la topographie de l’estomac, on mesure la distance qui sépare les bords de l’org'ane des différentes lignes horizontales et verticales prises comme points de repère.

Au niveau de la partie épigastrique, on mesure d’une part sur la ligne médiane les distances verticales qui séparent l’appendice xiphoïde de la petite courbure et la ligne sous-costale de la grande courbure, et d’autre part les distances horizontales qui séparent son bord droit de la ligme parasternale droite, et son bord gauche de la ligné mamelonnaire g’auche. -

Pour la portion sous-costale, on recherche successivemènt au niveau des lignes parasternale, mamelonnaire et axillaire gauche, la distance verticale qui sépare en haut le fond du grand cul-de-sac de la ligne mamelonnaire et en bas la grande courbure de la ligne sous-costale. Pour déterminer ses limites gauche et droite, on mesure sur la ligne •xiphoïdienne la distance qui sépare la première de la ligne médiane, la seconde de la ligne axillaire.

Il importe, pour apprécier les variations de forme, de position, de volume de l’estomac, de se rappeler que l’organe n’est pas en contact avec la paroi thoraco-abdominale dans toute l’étendue de sa face antérieure; En bordure de la petite courbure, une partie de sa surface est cachée par le foie qui recouvre ainsi la partie supérieure de sa portion épigastrique et la partie interne de sa portion verticale. Selon

la grandeur et l’épaisseur du foie et suivant sa position, les limites de la petite courbure sont donc sujettes à des variations, indépendantes du volume et de la position de l’estomac lui-même. De même, à sa partie supérieure, la paroi stomacale est écartée de la cag-e thoracique par le sinus costo-diapbrag-matique antérieur dans lequel s’insinue un culde-sac pleural et un prolong-ement du poumon g-auche. 11 en résulte qu’il est difficile de trouver la limite de la sonorité de la partie supérieure du grand cul-de-sac et qu’on a toujours trop tendance à abaisser la limite supérieure de l’estomac. Nécessairement ces conditions s’exag'èrent dans les cas patholog-iques et l’on connaît bien, depuis Traube, les variations que subit la sonorité stomacale au niveau de l’hypocondre g-auche, sous l’influence des lésions pleuro-pulmonaires.

Il serait hors de propos d’insister ici sur ces faits, mais il est bon de les rappeler.

FORME ET DIMENSIONS DE l’eSTOMAC NORMAL

Limites de l’estomac normal. — A l’état normal, la portion verticale de l’estomac présente les limites suivantes :

En haut, elles se trouvent, sur la ligne parasternale, dans le cinquième espace intercostal; sur la ligne mamelonnaire, vers la sixième côte; sur la ligne axillaire, vers le septième espace intercostal. En bas, la grande courbure, distante d’environ 5 centimètres de la ligne réunissant les deux onzièmes côtes, affleure ou même déborde plus ou moins cette ligne au niveau de la ligne parasternale. Un estomac idéal ne doit pas la dépasser, même après un repas copieux. Mais en pratique, on peut admettre que le viscère distendu par les aliments descend plus bas, et M. Bouchard considère comme non dilaté un estomac dont la grande courbure ne dépasse pas une ligne allant dé la onzième côte gauche à l’ombilic.

Les limites latérales de la grosse tubérosité sont assez variables selon l’état de distension du viscère et selon l’état du foie. A L’état normal, la sonorité stomacale se trouve environ à 5 centimètrès de la lig-ne médiane, en mesurant cette distance suivant le plan qui affleure l’appendice xiphoïde. Quant à la limite externe, elle se prolonge plus ou moins loin au delà de la lig-ne axillaire, sans qu’on puisse fixer des chiffres bien précis à cet égard. ’

C’est surtout la portion pylorique de l’estomac qu'il faut délimiter avec soin, car c’est elle dont les chang-ements de dimensions et de position sont les plus importants en pathologie. La limite supérieure, àxiQ petite courbure, est distante de l’appendice xiphoïde d’environ 3à

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