‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 27 sur 115 · VIII. — Il est quelquefois nécessaire de réveiller l’ap · texte numérisé non relu

VIII. — Il est quelquefois nécessaire de réveiller l’ap

petit, d’exciter et de soutenir l’action de l’estomac, d’accroître enfin l’hématose.

Vous remplirez cette indication, en offrant au convalescent des aliments plus savoureux, plus variés, en lui donnant un air plus pur, plus frais, plus fréquemment renouvelé.

Si ces moyens ne suffisaient pas, vous ordonneriez quelque médicament approprié.

Parmi les remèdes usités en pareil cas, je distingue les suivants :

1° Les eaux minérales naturelles ou artificielles: eau gazeuse simple , eau acidulé saline , eau alcaline gazeuse, etc. Ces eaux seront prises pendant les repas.

2° Les compositions de fer. On donnera aux grandes personnes la limaille de fer porpliy risée, le fer réduit par l'hydrogène, le proto-carbonate de fer, etc. On donnera aux enfants les sirops de jihosphale de fer, de citrate de fer ammoniacal, de tartrate ferrico-potassique, de quinquina ferrugineux, etc, etc. Vous ferez prendre ces compositions pendant le principal repas, et toujours en très petite quantité.

3° Les compositions amères, telles que la tisane de bois de quassia, de petite centaurée, etc. Ces compositions se prennent en mangeant, ou bien avant ou après le repas, suivant qu’on veut exciter l’appétit, le soutenir ou favoriser la digestion.

4° Enfin, la potion de quinquina au lait ou au chocolat.

IX. — Aussitôt que le convalescent sera en état de sortir de la maison, vous le ferez promener au grand air, d’abord en voiture, puis à pied, ensuite à dos d’ânesse ou à cheval.

L’exercice sera pris avant le repas. Après il pourrait troubler la digestion.

Le convalescent évitera de se refriodir; il ne sortira d’abord qu’aux belles heures du jour et redoutera surtout l’humidité du matin et du soir.

L’exercice ne sera jamais poussé jusqu’à la fatigue. Il sera toujours en rapport avec le degré d’énergie des forces musculaires.

Vous ne négligerez pas les bains, les frictions et le massage.

Enfin, le convalescent ne reprendra l’usage d’une volupté, d’ailleurs modérée, que lorsqu’il sera définitivement rétabli. *

Quand le rétablissement traîne en longueur et que l’émaciation ne disparaît pas, le seul moyen d’y porter remède est d’envoyer le malade suivre ia diète convenable à la campagne ou bien dans une station médicinale agréablement située.

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