Chomel, Traité des dyspepsies, Paris, 1857 in-8, p
table d’acide carbonique libre, quelle que soit d’ailleurs leur composition chimique.
Un fait physique d’une grande importance s'observe dans ces eaux gazeuses : le corps de l’homme qui y est plongé active le dégagement de l’acide carbonique libre; il se couvre rapidement d’une foule de petites vésicules, les unes visibles, les autres imperceptibles. Ces dernières sont les plus nombreuses, et, pour déceler leur présence, il faut passer le doigt sur un point de la peau qui paraisse libre : la trace que laisse le doigt montre assez que l’on a chassé une couche de gaz. Les vésicules gazeuses, semblables à de petites perles, s’accumulent le long des poils. Le corps, recouvert de ces innombrables vésicules se reproduisant de nouveau et immédiatement quand on les chasse, n’est en quelque sorte plus en contact avec l’eau du bain : il en est séparé par une couche de gaz, il est enveloppé d’une atmosphère d’acide carbonique. C’est un bain de gaz pris dans une eau chargée de principes minéraux.
Le bain d’eau gazeuse provoque les mêmes effets que le bain d’acide carbonique : il est aisé de s’en assurer par comparaison.
« L’air fixe1, dit Baumé, appliqué immédiatement sur les corps vivants, produit une sensation de chaleur sur laquelle on ne peut se méprendre. J’ai plongé nombre de fois des thermomètres dans des cuves à bière vidées de la veille et qu’on avait couvertes à dessein de conserver l’air fixe dont elles se trouvaient remplies. Ce gaz n’indiquait sur l’instrument qu’un demi-degré de chaleur su-