‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 80 sur 115 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

Il en est de la médecine comme de tous les arts : à ne considérer que les règles, la chose est simple, mais quand on vient à l’application, rien ne se trouve plus malaisé. Ceux de nos jeunes confrères qui n’ont pas mis résolument encore les deux mains à l’ouvrage , éprouveront, malgré toute laclarté et la précision que je m’efforce de donner à mon enseignement, éprouveront un pareil mécompte dans leur première rencontre avec la dyspepsie. Cependant, je les supplie de ne pas se décourager. Je leur répéterai ce que j’ai dit dans mon institution de la médecine : « La pratique de la médecine ne s’acquiert que par l’exercice. Celui qui veut pratiquer n’a qu’à s’exercer lui-même en suivant la pratique de ceux qui font bien. » Reste à discerner, il est vrai, ces hommes qui font bien et que nous devons suivre : « judicium autern difficile. » Mais cette appréciation est ellemême un art ; et peut-être le plus délicat des arts !

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