LE CAFÉ AU JUS DE CITRON
Le jus de citron, à faible dose, mêlé aux sauces et aux mets, flatte le goût, réveille l’appétit, favorise la digestion et le neltoiement de l’estomac : c’est un des slhénopepsiquesles mieux appropriés à la curation de l’anorexie consécutive de la fièvre gastrique catarrhale.
De tous les acides, dit Broussais, celui que l’estomac supporte le mieux dans la gastrite est l’acide du citron.
La limonade commune convient très bien à la période d’état de la fièvre gastrique catarrhale. Elle flatte le goût, toujours plus ou moins altéré et émoussé; elle rafraîchit, apaise la soif et fait cesser l’état nauséeux.
Après l’effet du vomitif, pendant la convalescence, la limonade convient encore.
Mais, dans les suites de la fièvre gastrique catarrhale, lorsque l’anorexie persiste, on substitue avec avantage la composition suivante à la limonade commune.
Exprimez le jus d’un demi-citron, par exemple, dans une tasse d’infusion forte de café convenablement sucrée; et donnez cette potion, chaque matin, au lever, pendant plusieurs jours .
Cette composition, qui est fort agréable d’ailleurs,
fait disparaître les dernières traces d’irritation, excite le goût et agissant comme stomachique, fait naître et accroît sensiblement l’appétit.
Le malade pourra, s’il le veut, tremper un peu de pain grillé dans ce café au jus de citron.