D PPT EE AIRE PAT
(1) Par le même.
(2) Par le même.
conduit. Long - temps, l'air avait eu une libre 1ssue par l'oreille, mais ce symptôme avait cessé de se faire remarquer, quand le polype s'était formé.
Cette tumeur fut extraite en entier. Peu de jours
après M. I... put de nouveau faire sortir de l'air par son oreille. On employa, matin et soir, les injections alumineuses; au bout de trois mois, la suppurauon cessa; la partie où le polype avait eu sa racine, se cicatrisa, et l'oreille qui avait été le siége de la maladie, quoique plus faible que l’autre, se trouva cependant améliorée au point de saisir, à la distance de douze ee une conversation à voix ordinaire ,tandis qu'auparavant elle ne PERTE distinguer un mot (1). »
LXV? OBSERVATION. — «M. B.. . me consulta pour un écoulement puriforme du tympan, lequel était de très - mauvaise nature et souvent mélé de sang. La matière était si âcre, que la conque de l'oreille et le cou en étaient fortement excoriés. Gr avait passé et passait encore par le méat, avec des efforts répétés. En examinant les oreilles, je trouvai le fond du conduit auditif rempli de fongosités. La surdité était si intense, que je ne conçus aucune espérance de guérison. Je tentai cependant de tarir l'écoulement, et ‘de détruire les fongosités : à cet effet je fis usage du nitrate d'argent; et comme
em ot mt on mm Ro me re md mr ee rte nf en
(1) Par le même:
il existait un état de faiblesse, j'administrai préalablement le quinquina. Au bout de trois mois la suppuration était considérablement diminuée, et l’ouiïe améliorée, au point que M. B.... pouvait nettement entendre-parler , à la distance de huit où dix pieds , et sur un ton de voix ordinaire (1).»
LX VI" oBsERvATION.—Mademoiselle Coypelle, âgée de vingt-quatre ans , fille et nièce d'une mère et d’une tante qui étaient devenues sourdes vers l’âge de cinquanie ans, souffrit comme elles de plusieurs accès d’otalgie, à la suite desquels lune, puis l'autre oreille, devinrent le siége d'un écoulement puriforme , accompagné d’une grande dureté d'ouie. IL y avait dix ans qu'il durait, sauf quelques suppressions momentanées, pendant lesquelles la surdité disparaissait presque complétement, quand elle quitta son pays pour venir me consulter. En exposant ses oreilles au soleil, je trouvai le conduit auditif, considérablement rétréci par lépaississement fongueux de sa membrane, de sorte que je ne pus voir celle qui ferme le tympan; mais d’après ce que j'appris de la consultante, qu'il ui était souvent arrivé de faire sortir de l'air, en se mouchant, de lune : et de l’autre oreille, je ne doutai nullement que la membrane du tympan ne füt ouverte. On avait en vain combattu cette otorrhée , par les vésicatoires
LE OR SES LOIR EN ERP LES EE CO EE Re
(1) Par le même.
106 DEUXIÈME PARTIE, LIVRE Il, CHAPITRE IN.
aux oreilles et des injections d’eau de Balaruc. Je prescrivis, comme formant un exutoire plus considérable et plus actif, le séton à la nuque; et, quand la suppuration fut établie, j'aidai l'effet que j'en attendais par les sucs d'herbes et des purgatifs répétés. | Ces moyens diminuèrent et tarirent l'écoulement , mais seulement pour une douzaine de jours, pendant lesquels l'audition fut à - peu - près aussi parfaite qu'avant la maladie. Bientôt la surdité revint avec l'écoulement, quoiqu'on eût continué l'emploi des mêmes remèdes. Je crus alors devoir employer une injection astringente d’eau de rose ; à laquelle j'ajoutai deux gros, par once, du vin composé, connu sous le nom de collyre de Lanfranc; par ce moyen: employé quaire fois le jour, l'écoulement ne tarda pas à disparaître, et l'ouïe à .se rétablir. Cette dame quitta Paris, après y avoir passé encore l’espace de trois mois, après sa guéri= son, afin de s'assurer si elle pouvait y compter ; pendant ce ISMRe et même depuis son retour en province, elle n'a éprouvé aucune e récidive de sa maladie. :
LXVII®® onservarion. — Un aide de camp FR Murat était incommodé depuis six mois d’un écoulement puriforme, qui s'était établi insensiblement et sans nulle douleur, dans le conduit de l'oreille droite. IL attribuait cette incommodité à la sup- . pression d'une transpiration abondante de la tête, à
laquelle il était fort sujet, et qu'il n'avait plus vue reparaître depuis qu’il avait été jeté, par son cheval effrayé, dans une rivière où il avait failli se noyer. L'audition se trouvait fort affablie de ce côté, et plus encore quand l'écoulement venait à augmenter; ce qui arrivait toutes les fois qu'il s 'exposait à la pluie, ou qu'il se livrait à quelque intempérance dans sa manière de se nourrir. Au défaut de séton, quil ne voulut pas se laisser appliquer, je lui fis mettre un vésicatoire au bras droit; je lui prescrivis des apozèmes purgatifs, avec la chicorée, le pissenlit, le cerfeuil , le cresson, et addition d’une once de sirop de chicorée composé, pour chaque tasse d’apozème. Je . rappelailatranspiration de la tête, enlafaisant couvrir d’une ouète de laine, soutenue par un serre-tête de tafletas gommé; je prescrivis le même appareil pour envelopper les pieds par-dessous les bas, Ces moyens suflirent pour tarir l'écoulement, etrendre l’ouïe, à peu de chose près , aussi parhite qu elle était auparavant.
LXVIIL"* oBserv ATION. — M. Bloom, âgé de vingi - cinq ans, d'un tempérament ophtiqu était png depuis quaire ans d’un écoulement purllorme très - considérable par les deux oreilles, qui s'était établi peu-à-peu et sans douleur , et qui compliquait une surdité presque complète. La . membrane du tympan, ouverte du côté gauche, était saine du côté droit ; et cependani la surdité, qui
| variait souvent dans son intensité, se trouvait parfois moins considérable à gauche qu'à droite. La quantité de l'écoulement éprouvait aussi de fréquents changements, sans que sa diminution , néanmoins , “fût suivie d'aucune douleur de tête. Ou avait essayé d'en tarir la source par deux vésicatoires derrière les oreilles, et ensuite par un troisième appliqué à la nuque, en secondant en même temps ces moyens par l'emploi des purgatifs. Le peu de succès de ce Ur'aitement méthodique ne me permettait guère d'attendre davantage de celui que je pourrais tenter moimême; cependant, comme je fus vivement sollicité, je ne pus me refuser à l'entreprendre. Je fis placer un séton à la nuque, raser la tête, pour la fricuonner et l’envelopper de la manière que j'ai plusieurs fois indiquée. Je prescrivis de fréquents purgatifs et une nourriture peu substantielle; l'écoulement fut considérablement diminué, avec amélioration de l'audition : cependant il ne tarissait point. Je crus alogs devoir employer des douches, dont je fais depuis quelques années un grand usage. Elles consistent dans une solution de deux gros de sulfure de potasse dans six seaux d’eau chaude. Le liquide, contenu dans un réservoir élevé de dix ou douze pieds, est lancé dans le conduit auditif par l'effet de sa pe- sanieur, et y est amené par un tuyau de cuir , terminé par un tube coudé du diamètre à- peuprès d’une plume de corbeau. Cette douche , pour
pr roduire tout l'effet qu'on en attend, doit durer au moins un quart-d'heure, et frapper pee le fond du conduit auditif. |
Les douches supprimèrent l'écoulement ; mais cette suppression fut immédiatement suivie de céphalalgie et de vertiges. Je fis mettre alors: quatre sangsues derrière chaque oreille; les maux de tête diminuèrent , les vertiges disparurent , mais seulement pour deux ou trois jours, au bout desquels ces deux symptômes se remontrèrent avec plus d'intensité qu'auparavant, et accompagnés même d'un peu de fièvre. Ce jeune homme désirait ardemment le retour de l'écoulement, assuré, disait-1l, de cesser de souffrir, aussitôt que les oreilles flueraient. Je le pensais aussi, et je lui fis espérer le retour prochain de l'écoulement. Je trouvai, en examinant le conduit auditif, qu'il était sec, tendu, et que le moindre mouvement imprimé à la conque y éveillait une vive douleur; ce que j'ai toujours vu être un signe avant - coureur de la récidive de lotorrhée, suriout lorsqu ’elle n’a été guérie que par des injections astringentes. En eflet, dès le lendemain matin, l'un des conduits auditifs recommencça à fournir une maière d’abord séreuse, ensuite puriforme, qui augmenta considérablement par une fumigation d'eau chaude. Dès-lors la tête cessa d’être doulour euse, et redevint peu-à-peu aussi libre qu'auparavant , quoique le conduit du côté droit, qui était celui où il y
LA
110 DEUXIÈME PARTIE, LIVRE 11, CHAPITRE ll.
avait lésion de la membrane fluât beaucoup moins qu'auparavant. Cet effet bien évident des douches salino-sulfureuses m’ y fit renoncer pour trois mois, - pendant lesquels je continuai les autres moyens de traitement. Au bout de ce temps, je voulus essayer si une seconde suppression serait suivie des mêmes accidents. J'avais quelque espérance que la belle saison Où nous étions alors, rendant la transpiration plus abondanie, iérisidis cet inconvénient; mais il fut à-peu-près le même, et les accidents ne cédèrent que lorsque la prompie cessation des applicauons astringentes , aidée de l'emploi des fumigaüons, eut rappelé l'otorrhée : je crus devoir ske renoncer à la guérir.
LXIX" OBSERVATION. == Un ; jeune ae , qui venait d'être exempté de la conscription pour cause de surdité de l'une et de l’autre oreille, se présenta Chez moi, afin de réclamer mes soins contre cette infirmité : elle était telle qu'il ne pouvait entendre ce qu'on disait près de Jui , Quand la personne qui fui parlait se trouvait éloignée de plus de deux pieds. 1 avait perdu l'ouie depuis quatre ans, à la suite de plusieurs otites des plus violentes , accompagnées de bourdonnement, et terminées par un écoulement qui $ ‘était établi peu-à-peu par les conduits auditifs, etavait toujours continué avec plusou moins d'abondance. Ses parents avaient constamment remarque qu'il était beaucoup moins sourd, quand cet écoule-
DE LA SURDITÉ PAR ÉCOULEMENT. tit
ment était moindre, Î lui était arrivé, à différentes époques , de faire” sortir, en se mouchant de Pair par ses oreilles, ce qui lui faisait éprouver momentanément uné diminution notable de la surdité. Aussi avait-il contracté l'habitude d’une sorte de reniflement, par lequel il s’efforcait de se désobstruer lés oreilles, en cherchant à y faire pénétrer l'air. En les examinant au soleil, je les trouvai encombrées d'une matière purulente , tirant sur le noir, et d’autant plus épaisse que je la puisais moins avant dans Je conduit, ce que je ne pus exécuter sans faire saigner la membrane qui le revêt. Il me fut impossible, à cause de cétte circonstance de le nettoyer entièrement , et je ne pus y parvenir qu'au bout de plusieurs jours. Alors il fut de nouveau possible de faire ressortir de l'air par l'oréille, et jé pus moimême observer que l'ouie s aéhiotait beaucoup, toutes les fois qu'elle était ainsi balayée par cette espèce de courant d'air. Je ne songeai plus, d’après | cétté épreuve et les renseignements précédents, qu’à tarir cet écoulement : j'établis à ceteflet un profond séton à la nuque; je donnai, deux fois par semaine, une purgation en lavage, et tous les autres jours quatre onces d'eau de Sedlitz, unt heure avant le déjeuner. D’après la remarque que j'avais eu occa= sion de faire souvent, que la diète diminuait beau coup les écoulements, je supprimai toute nourriture animale, et ne permis que des aliments ürés
des végétaux herbacés. Je fis raser la tête, pour qu'on la frictionnât tous les ; jours, avec une flanelle imprégnée de la vapeur du succin jeté sur des charbons,
et'Je recommandlai de mettre, par-dessous la perruque, une caloue de taffetas gommé. Au bout de trois semaines d'un pareil traitement, l’écoulement diminua sensiblement ; et cependant, quoique beaucoup moindre, il continua, sans paraître disposé à tarir complétement. Je fis alors usage de fumigations formées par du vinaigre en ébullition , mêlé
à moitié d'eau, et contenant une forte poignée de feuilles de roses sèches. Dans l'intervalle des fumigations, faites matin et soir, on injectait dans l'oreille
Ja mixture indiquée dans la 66° observation.
Dès le troisième jour de ces applications locales, ‘ l'écoulement disparut complétement , mais non sans retour; il se montra encore à deux ou trois reprises, mais si peu abondant et si consistant, que l'on ne s'en serait pas aperçu, si on ne l'avait retiré avec un cure-oreille, du fond du conduit auditif, sous forme d’une matière semblable à de la crème épaissie. Avec l'écoulement, disparut la surdité, non cependant au point qu il ne restât une certaine dureté d’ouïe , telle qu'elle empêchait ce jeune homme, passionné pour
le spectacle, d'entendre les acteurs quand il n était pas placé à l'orchestre.