‹ Traité des maladies de l'oreille et de l'audition (volume 5)Chapitre 29 sur 61 · III. Otite i7U€{me catarrhale · texte numérisé non relu

III. Otite i7U€{me catarrhale

'Dès le de'but de Tinflammation, douleur tensîve dansFintérieurdeForeille, augmentant par la percep»^ tiondes bruits et par la mastication ; bourdonnements^ ou he'micranie 5 sifflements douloureux; céphalalgie qui fait dire au malade qu'il a un dépôt dans la tête ; perte dû repos et du sommeil , si l'inflammartion est intense ; pouls dur , fréquent et vite , fébrile; yeux rouges, sensibles à une vive lumière j^ quelquefois démangeaison incommode dans le fond de la gorge vers l'orifice de la trompe d'Eustachi \ engorgement des amygdales; crachats épais , desséchés 5 quelquefois sanguinolents et détachés avec beaucoup de peine de l'arrière-boucKe ; sécheresse de la membrane pituitaire , et toujours suiçdité complète. Jusque-là nulle différence entre l'otite interne et l'otite externe , si ce n'est dans Fin-, tensité des symptômes , différence qui , comme l'on sait , est insuffisante pour établir dans la pratique une distinction bien prononcée entre deux maladies analogues. D'ailleurs dans le cas qui nous occupe , lorsque l'inflammation de l'oreille interne est très-

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^^KKlërëé , celte différence qui se lire de riniensiié ^cs symptômes , ne peul plus élre donnée comme ^gue caraclerislique. Il faul donc s'allacher à indi- ^er des signes indëpendanls du degré de la maladie. Ils se ûrerit de Fetal duconduii audiiif, qui , exanriné à la lumière solaire , parail dans son élat naturel (à moins qu'il ne pariicipe à Finflammalion) ; de la durée de la douleur qui , dans lotile exierne , est promplement suivie de l'excréiion muqueuse purulenle , ei qui , , dans Foiiie inlerne , se prolonge pendanl plus d^une semaine , sans élre suivie d'éeoulemenl ; enfin de la manière doni s'annonce cet écoulemenl. Toui-à-coup une maiière liée , mê- 1^ de slries sanguinolenies , se fail jour au dehors , par la ruplure de la membrane du lympan, el coule alx)ûdamment sans avoir élé précédée par aucun suintemenl séreux. Il résulie de là , que lout écouknaeni de l'oreille , qui s'esi éiabli par le conduit auditif d'une manière prompte et explosive, suppose Fouverlure de la membrane du lambour. Quoi- <iue celte perforation établisse nécessairemeni une çommunicaiion direcie enlre l'arrière-bouche et le conduit audiûf , il est très-rare, lorsque l'écoulement esl abondant , que le mucus remplisse la caisse et engoue la trompe d'Euslachi, que l'air, expiré puisse se faire jour par l'oreille, el que les liquides injectés dans cet organe pénètrent dans l'arrière - bouche. D'autres ibis la matière excrétée

prend son issue par la trompe , soit peu - à - pea et à iîir et mesure qu'elle se forme, soit tout-à*coup et par une sorte d'irruption. Dans ce premier mode d'écoulement, il n'y a guère d'autres symptômes qu'un crachotement continuel de matière ma<^ queuse , quelquefois d'un goût désagréable y et soavent assez tenace , sur - tout le matin , pour ne se détacher du fond de la gorge qu'avec beaucoup de peine, et par une sorte de reniflement. Dans ce cas les symptômes de la maladie se ïëdaisent à ceux qui dépendent du plus ou moins J^ tendue de la portion enflammée de la membrane muqueuse du tympan , ce qui rend cette afièeticHi catarrhale beaucoup moins douloureuse que lorsqu'il se joint aux symptômes de la phlegmasie, ceux qui tiennent à l'accumulation du mucus dam b cavité de l'oreille interne. Dans le second cas, c'eslà-dire, lorsque la matière catarrhale ne peut se bixt jour par la trompe d'Eustachi, qu'après une soitt de rétention plus ou moins prolongée , et d'acciftmulation plus ou moins considérable, le malade rejette tout-à-coup une assez grande quantité de matière puriforme, quelquefois sanguinolente, qu'il sent couler dans l'intérieur de la gorge avec un chatouillement, et un embarras, qui lui causent sou* vent une toux fort incommode.

On serait jenté de croire qu'au moyen de cette ouverture naturelle , par laquelle la cavité tjmpa-

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nique communique au fond de la gorge , il doit y avoir une libre issue pour toutes les matières muqueuses , et même purulentes , qui s'amassent dans cette cavité. Rien n'est moins ordinaire cependant que ce mode d'évacuation; et pour une fois que je l'ai vu s'opérer , j'ai vu plus de dix ibis le mucus * se faire jour, par le conduit auditif, à travers la i^oiembrane du tympan. U est à croire que l'inflammation , en s emparant de ces parties engorgées , épaissit la membrane qui tapisse la trompe d'Eus- ^hi , au point de boucher entièrement ce conduit; ^u même que , sans cette inflammation , il suffit |- d'irn peu plus d'abondance ou de consistance dans ï le mucus pour amener le même résultat.

j^^ D n'est pas rare de voir le produit, soit puruhxAy soit muqueux de l'otite interne, se faire jour % d^ors , par la perforation de l'apophyse mastoiide. Ce mode de terminaison , qui suppose nécessairement la carie du temporal , se présente as- ^ souvent à la suite de l'otite interne critique ou Qiâastatique.

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