‹ Traité des maladies de l'oreille et de l'auditionChapitre 44 sur 69 · TOM. II · texte numérisé non relu

TOM. II

et on employa, pour faire disparaître cette éruption, les astringents les plus actifs. Après plusieurs applications inutiles , celle d’une eau appelée antiputride parvint à dessécher en peu de jours toutes les pustules. On administra deux ou trois purgatifs , des sucs d’herbes , et on s’en tint là. Deux mois après, une oplithalmie humide, peu intense , affecta l’œil droit , et peu de jours après l’œil gauche. La rougeur et la douleur disparaissaient pendant la journée, et ne se manifestaient que le matin, au moment du réveil , où les paupières étaient fortement collées. La menstruation se déclara, et l’ophthalmie disparut spontanément. Après cette première époque , la seconde ne parut que six semaines après. Dans cet intervalle il survint des bourdonnements dans l’une et l’autre oreilles, et un degré de surdité assez manifeste, que cette demoiselle attribua uniquement aux bourdonnements. On regarda ceux-ci comme un effet du retard de l’époque menstruelle. Cependant elle eut lieu, et les bourdonnements n’éprouvèrent qn’un léger amendement. Dès lors on se décida à consulter les gens de l’art , qui prescrivirent des injections , des pédiluves , et un vésicatoire à la nuque. Le même motif qui avait empêché que la tête ne fût rasée s’opposa à l’application du vésicatoire. On eut recours à un charlatan, qui üt instiller dans le conduit auditif un liquide oléagineux qui parut, en effet , diminuer la surdité ; mais ce ne fut que pour quelques jours , au bout desquels cette incommodité se montra beaucoup plus intense. Suivant l’exemple d’une de ses amies qui , d’après mes conseils, devait aux bains duMont-d’Or la guérison de sa surdité , cette demoiselle y fit un voyage, sans en retirer aucun avantage. C’est à son retour que je la vis pour la première fois ; il y avait

SURDITÉ PAR MÉTASTASÉ.

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