INPLAMM. DE LA PEAU DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE. 9S
donner aucun détail sur les symptômes , que rinflamm»tion , les polypes et la caAe peuvent se rencontrer dans le méat externe. Wright et Gurtis n'ont pas même essayé une classification quelconque, et Buchanttn (i) en a donné une qui ne vaut rien. J ai dit ce que je pensais da travail de Beck. Vering, dans ces derniers temps, en a publié un dans lequel règne un désordre complet.
Une observation atleative m'a porté à penser que toutes les mahidies du conduit auditif externe dépendent deTinfiammation de ses parties constituantes , et que la plilegmasie de chacune de ces parties principales se distingue par des caractères spéciaux. I^s altérations qui souieonsécuiives à ces diverses phlegmasies ne peuvent pas être considérées comme des affections d'une nature particulière, et doivent être décrites avec la maladie qui leur a donné naissance. D'après ces considérations , je d^*rirai d'abord celle qui est à la fois la plus commune et la plus superficielle.
A, — InfUmmatioQ de la peau 3a eonduit auditif externe.
(^tte maladie s'accompagne, à son début, d'un pinuit assez vif,' de picotements, d'une cuisson aiguë; le méat est le siège d'une chaleur vive, il y a des élancements, et Ton y observe de la rougeur superficielle et sans gonfleuieiu. Le méat conserve ses dimensions oi^dinaires. Plus tard, il survient des douleurs de tète, des étourdissements, des bruits plus ou moins forts et un peu de surdité. Au bout de deux ou trois jours , il se forme des squammes pcu'épaisses, jaunâtres; TiiTitation des follicules glanduleux donne lieu à une sécrétion abondante de cérumen épais, visqueux, dont la couleur varie du jauue au brun et même au noir. Cette matière s'attache
(1) Guide 10 actêsUc iurget^y.
9k MALADIES DR L OREILLE EITEfiNR.
aux parois du méat, se mêle aux croûtes, et forme un bouchon qui obstrue complétefiaent le conduit.
Quand, par suite d'une irritation moins vive, le cérumen est moins abondant et moins visqueux, il se dessèche jQ^ tombe par fragments; quelquefois, lorsqu'il remplissait le canal, cette dessiccation diminue son volume, il ahan* donne quelque point des parois du méat , et Tair pénètre aussitôt jusqu an tympan , ce qui soulage beaucoup le malade. Mais si le fluide sécrété est fort acre, il devient lui-a>éme une cause d'irritation puissante pour la peau du conduit, et alors il se fait un écoulement qui peut devenir puriforme. L'otorrhée purulente véritable ne survient jamais en pareil cas, et je regarde comme une très rare exception le développement consécutif d'un petit ulcère que j'ai rencontre dans une pareille circonstance. Il est assez onifeaire de constater une vive rotigeur de la membrane du tympan, mais elle disparaît ass^^z promptement ; elle est causée par le contact des matières irritantes et n a pas de gravité.
Dans Tàge avancé , les matières sécrétées se condensent, séjournent longtemps dans le fond du méat, deviennent dures comme un morceau de craie, et ne peuvent être enlevées sans douleur et sans de grandes difficultés. On trouve alors les parois du méat très sensibles, le moindre frottement détermine une petite hémorrhagie. Le malade sent que spn oreille est pleine, bouchée; il se plaint d avoir une sorte de voile qui le rend sourd. Ces conséquences de laffection érysipélateuse du méat s'observent lors même que Ion a complètement méconnu cette maladie à son début.
Cette inflammation suit le plus souvent une marche rapide et dépend ordinairement d'une cause facile à saisir, comme un refroidissement , un bain froid, etc. Dans d'autres cas, elle paraît essentiellement chronique, se développe lentement .. s'arrête , puis reprend 6a marche,