‹ Traité des maladies de l'oreilleChapitre 3 sur 57 · PRÉFACE DU TKADUCTEUR. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TKADUCTEUR. IX

nouvelle de l'ouvrage de M. Rramer, Ce médecin aurisle est certainement celui qui , depuis Itard , a fait faire le plus de progrès à la science, et son Traité des maladies de l'oreille est digne d*être étudié avec soin. A l'époque où j*aî succédé au célèbre médecin des sourds -muets de Paris, j*ai dû m'occuper sérieusement des travaux qui avaient été entrepris sur la pathologie de l'organe acoustique, et je ne tardai pas à reconnaître l'importance de l'œuvre du praticien de Berlin. J'en fis une traduction complète, non pas sur le texte original de 1836 (je déclare humblement que je ne connais pas la langue allemande), mais bien sur la traduction anglaise, publiée à Londres par M. le docteur Bennett , en 1837. Ce travail, accompli dans l'hiver de 1838 , a été de ma part Tobjet d'une analyse rigoureuse; il n'est aucune des assertions de M. Kramerqueje n'aie soumise au contrôle de l'observation la plus attentive; j'ai établi une concordance exacte entre ce traité nouveau et celui d'Itard , j'ai recherché curieusement les dissidences et les points de contact qui existent entre ces deux ouvrages, et j'ai vérifié le tout au lit du malade, afin de n'admettre que ce qui me pai*aissait être la vérité. Il en est résulté une connaissance approfondie de la matière , et neuf années de pratique m'ont permis d'avoir une opinion sur cette partie de la pathologie.

En attendant que je puisse exposer le résultat de mes recherches sur les maladies dé l'oreille, j'ai cru rendre un service aux médecins en leur donnant cette traduction nouvelle de l'ouvrage de M. Kramer. J'ai voulu indiquer, dans des notes s^ssez nombreuses , mon opinion sur beaucoup de points qui ne me paraissent pas traités comme ils doivent l'être. J'ai ajouté h la fin de chaque chapitre des réOexions critiques ou des vues que je crois nouvelles; j'ai montré en mainte circonstance des la-

X MALADIES DE LOREILLK.

cunes à combler, et j'ai discuté la valeur des piocédés curatifs vantés par le praticien de Berlin.

Il m'a semblé convenable d'ajouter à ma traduction un extrait de divers mémoires publiés depuis quelques années par M, Kramer*

Le chapitre sur l'otorrhée cérébrale est nouveau. Il en est de même des recherches sur raeoustique, de l'appréciatioû des divers degréadecurabilité des maladies d'oreilles, et ce dernier point, qui n'avait pour base, dans la première traduction, qu'un total de 300 malades, s'appuie maintenant sur une statistique qui compte 2,000 observations.

C'était un complément indispensable de l'ouvrage de M. Kramer, d'autant plus que ses travauj; récents (1) modifient assez profondément quelques unes de ses opi« nions premières. En réunissant toutes ces. recherches nouvelles pour en constituer une œuvre complète , j'ai , en, quelque sorte , prévenu l'auteur lui-même, qui doit sentir la nécessité de donner bientôt une autre édition de son traité , et les médecins me sauront gré , je l'es^ père, d'avoir devancé M* Kramer dans l'accomplissement de cette tâche. Je publie donc en français, pour la première fois, des mémoires qui sont perdus pour nous dans quelques recueils périodiques, et je crois, en faisant ceci, avoir rendu un service à la science. J'ai été bien secondé , dans ce travail , par M. le docteur Schlesinger-Rabier, qui possède la connaissance. exacte des littératures médicales allemande et française.

Un n[H)t encore sur cette traduction. J'ai revu mon pre» mier manuscrit avec le plus grand soin ; j'ai collationné mon texte avec celui que M. le docteur Bellefroid a im« primé à Bruxelles en 1$&0; j'ai consulté de nouveau la

(1) MlTMf i «Vf Ohnnhêakmiê. Bwlki, ISIS.

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