RÉTRÉCISSEMENTS CONGÉNITAUX
Les rétrécissements congénitaux du méat sont fréquents ; nous en avons parlé à l'arlicle précédent, en décrivant l'atrésie de cet organe ; ce n'est point d'eux dont nous voulons nous occuper ici, mais des rétrécissements congénitaux, ayant leur siège dans d'autres points de Turèthre.
Piiilips rapporte que Nélaton a eu l'occasion d'observer quatre rétrécissements congénitaux. Deux occupaient une grande étendue de Turèthre, entre la courbure et le gland, et ils avaient converti le canal en un tube dur et étroit, ils furent inutilement soumis à la dilatation, et on n'a pas cru devoir les inciser à cause de leur grande étendue. Les deux autres étaient placés à la terminaison du bulbe, et ils avaient peu de longueur. Voici l'histoire d'un des malades.
Un homme âgé de trente-quatre ans est atteint d'un rétrécissement congénital siégeant à la terminaison du bulbe.
\ huit ans il commenra à se plaindre d'envies fréqut ntes d'uriner et à laisser couler l'urine dans ses vêtements.
11 fut inutilement soumis à différents traitements.
A quinze ans, le cathétérisme, pratiqué avec une sonde d'argent, fit reconnaître un rétrécissement du canal. Ayant agi avec violence, le médecin brisa la sonde dans Turèthre. Quelques jours après, de petites bougies furent introduites et le malade en