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S46 MAUDIBS DB L'URÈTHRE.
ceau de soie très-délié qu'on enduit d^une masse emplastique molle. On pousse cette bougie sur le rétrécissement^ on Ty maintient serrée pendant quelque temps et on la retire. On juge, d'après la forme prise par la masse emplastique, de la forme et de la disposition du rétrécissement.
Empreintes prises arec les bou(;nes de Ducamp. (Thompson^ Malad, des voies urinaires^ p. 174^ fig. 36.)
Cette bougie est aujourd'hui abandonnée ; d'abord, parce que l'observation a prouvé que c'était un moyen infidèle, et ensuite, parce que la masse emplastique, en se détachant, est quelquefois restée dans l'urèthre.
Ensuite est venu l'explorateur d'Amussat. C'est une canule droite d'argent, dont les parois sont d'inégale épaisseur. Dans cette canule est contenu un mandrin à l'extrémité vésicale duquel est soudé une lentille qui ferme parfaitement l'ouverture vésicale de la canule.
Pour explorer un rétrécissement, on introduit la canule dans l'urèthre, et quand on a franchi le point rétréci, on fait saillir la lentille,, ce qui s'ob* tient facilement en faisant tourner le mandrin sur son axe. Les parois de la canule n'ayant pas la môme épaisseur dans toute leur circonférence, et
RÂTHÉUSSEUNTS, 1(7
le mandrin n'étant pas soudé au centre de la lentille, mais sur un de ses bords, il en résulte que ce mouvement la fait saillir du côté de la paroi la plus mince. En retirant la canule, le bouton se trouve arrêté en {u>rière, au point où commence le rétrécissement. La graduation gravée sur la Uge indique à quelle profondeur on se trouve, et par suite le point où finit le rétrécissement. En répétant la même manœuvre quand on introduit Tinstrument, on sait où le rétrécissement commence.
Ce moyen est abandonné, i comme celui de Ducamp; d^abord la rigidité et la forme droite de l'instrument le rendent difficile à manier; de plus, la lentille accrochant très-facilement l'urè- ^e,même quand il n'existe pas de rétrécissement, cette exploration ne fournit pas de données exactes.
Aujourd'hui, pour explorer l'urèthre au point de vue des rétrécissements, aussi bien d'ailleurs que dans tout autre but, on se sert des bougies à boule en gomme élastique. Ces bougies, dont nous avons donné la description, doivent avoir la tige
Sonde eiploralrice d'Amosut.
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flexible, surtout au niveau de la partie qui soutient la boule. Pour cela, cette tige doit être un peu amincie à ce niveau; cette disposition lui permettant de plier plus facilement ; Folive doit être régulière, la pointe pas trop aiguë, et la base arrondie et non taillée à angle vif; car autrement, elle accrocherait Turèthre d'une manière pénible.
Le cathétérisme, avec cet instrument, est extrêmement facile. La verge étant tenue avec la main gauche, comme dans le cathétérisme ordinaire, et relevée légèrement, perpendiculairement à Taxe du corps, on saisit la bougie avec la main droite après ravoir huilée, puis on Tintroduit dans le méat; il ne reste plus pour arriver jusqu'à la vessie, qu'à la pousser doucement en étendant modérémenj; la verge. Si le canal est libre, une olive de 7 millimètres, c'est-à-dire du n* 21 de la filière Charrière, passe très-facilement. Un seul pomt forme obstacle ; il est situé à environ 11 ou 1 2 centimètres du méat ; c'est le collet du bulbe qui donne entrée dans la portion membraneuse. Le passage de l'olive, à ce niveau, donne lieu, même sur un urèthre sain, h une légère douleur et à un certain besoin d'uriner. Le collet du bulbe peut être assez étroit pour ne pas laisser passer une olive de 7 millimètres, quand même il n'existe pas de rétrécissement. Aussi, quand, après avoir attendu ua instant, on ne peut le franchir, il faut employer un^ numéro inférieur, 20 ou 19, avec lesquels on passes facilement.
héthécissements. its
La boule peut aussi s'engager dans le cul-de-sac du bulbe, dont l'ampleur est plus considérable chez les gens âgés, et peut-fitre aussi chez ceux qui ont abusé de leurs organes génitaux. Dans ce dernier cas, il faut placer un mandrin dans la bougie et donner à celle-ci la courbe ordinaire des sondes métalliques; alors en pratiquant le cathétérisme & la manière ordinaire, on arrive à franchir Tobstacle.
Dans les deux cas que nous venons de mentionner, l'élasticité de la résistance à la boule, sa mollesse, sa dépression facile, indiquent de suite qu'il ne s'agit pas d'un rétrécissement.
Pour se rendre un compte exact de l'état du canal, l'important, c'est de pousser la boule avec une grande douceur et lentement. En l'introduisant avec trop de rapidité, les sensations n'ont pas le temps de se communiquer à la lige, et la main n'a pas la notion exacte de ce qui existe. Quand l'exploration, au contraire, est faite avec niélhode, la boule touchant seule les parois du canal, est arrêtée par les moindres brides, les moindres obstacles. On sent, à la manière dont elle les franchit, s'ils sont étroits, s'ils sont durs, quelle est leur étendue. Si on a affaire à un urèthre rétréci, la boule sera arrêtée en avant de la stricture, et sa profondeur dans Turèthre indiquée par la longueur de tige introduite dans le canal. Le relief que forme la boule de la sonde h rcxtéricur de Turèthre, surtout dans la portion péniennc, reUef que l'on peut sentir avec
%n JUUOIES DE L'URÈTBnE.
le doigt appliqué sur ses parois, constitue, suivant M. Guyon, une indication bien plus exacte. C'est, qu'en effet, la verge pouvant ùtre plus ou moins distendue, la longueur de la tige contenue dans Turèthre varie avec elle et n'est jamais qu'approxi- |i mative. Au delà de la portion pénienne, la boule
\ peut, d'ailleurs, quand elle est volumineuse, être
1 encore assez facilement sentie. Pour se rendre
I compte de Tétroitesse ou de Tétendue du rétrécis-
sement, il faut avoir recours à des bougies dont l'olive soit de moins en moins volumineuse. Celle dont le diamètre se trouve en rapport avec celui du rétrécissement, donne en le traversant les notions cherchées. La bougie doit être retirée avec beaucoup de précaution, autrement elle accrocherait rorifice postérieur du rétrécissement, et pourrait donner lieu à un écoulement de sang et à une inflammaJ tlon du canal. ^Ê
Quand le rétrécissement n'occupe qu'une partie™ de la circonférence de l'urèthro, M. Voitlemier emploie des bougies terminées par un cône coupé par moitié dans sa longueur. En les tournant, suivant leur axe, de manière à mettre successivement tous les côtés du canal en rapport avec l'arête de la boule, on parvient à reconnaître la paroi sur laquelle siège le rétrécissement.
Souvent le rétrécissement est si étroit qu'il est impossible d'y faire passer une bougie à boule, si mince qu'elle soit; il faut alors recourir à une bougie conique proportionnée, par son diamètre, k
celui de Torifice du rétrécissement et la faire passer au travers. On n'arrive souvent au but qu'à force de tâtonnement et de patience. Certains rétrécissements sont, en effet, tellement serrés, qu'on ne parvient qu'avec peine à les traverser avec une bougie d'un tiers de millimètre. On conçoit, d'ailleurs, qu'un pareil instrument, s'il indique l'excision de la stricture, ne peut fournir sur sa longueur que des données très-approximatives.
Traitement. — On emploie, pour remédier aux rétrécissements, plusieurs méthodes de traitement qui doivent être divisées en deux grandes classes : les unes que l'on peut désigner sous la dénomination de méthodes de douceur, les autres sous celle de méthodes de force.
Les premières sont ainsi nommées, parce que leur application n'exige ni l'emploi de la force, ni la production d'aucun traumatisme, ce qui n'existe pas pour les secondes, dans lesquelles l'urèthre est plus ou moins violenté.
Les premières comprennent la dilatation qui se divise elle même en trois espèces, la dilatation temporaire, la dilatation permanente et la dilatation immédiate progressive. Dans les secondes, tantôt on divise le rétrécissement par une section, soit de dedans en dehors, soit de dehors en dedans ; c'est ce qu'on appelle ruréthrotomie, qui peut être, d'après ce que nous venons de dire, interne ou externe; tantôt on brise le noyau fibreux, c'est la divulsion qu'on pratique d'avant en arrière ou barrière en avant.
fSi MAUDIES DE LTR^THRE.
D'autres fois, on le déchire comme dans le cathètèrisme forcé.
11 est une méthode dont nous n'avons pas parlé encore^ c'est celle dans laquelle on applique à la cure des rétrécissements, les modificateurs chimiques et physiques, et qui a reçu le nom de cautènsation. Dans le premier cas, on se sert de nitrate d'argent ou même de potasse caustique; dans le second, de la galvanocauslique.
Ainsi donc :
Î (temporaire,
dilatation . . . jperiDanente.
(immédiate progressive.
i. 4__, (d'avant en arrière.
^°^"^®* • d'arrière en avant.
. (avec conductcnr.
exierne. . j^^^ conducteur.
L;„»io:^« (d'avant en arrrière.
'^^^"^^^^"•••id'arrière en avant.
cathétérisme forcé.
/par le nitrate d'argent ou la potasse caus* ^ Cautérisation j tique.
[par la galvano-caustique.