BLESSURES DE L'URÈTHRE
Les blessures de Turèthre offrant des caractères particuliers, suivant qu'elles atteignent la partie libre de cet organe ou celle qui s'étend de la symphyse pubienne au col de la vessie, nous les étudierons à part, dans chacune de ces régions.
D'un autre côté, les blessures de la portion pénienne de l'urèthre, aussi bien que celles de la région périnéale, peuvent avoir lieu de dedans en dehors ou de dehors en dedans. Les premières sont la conséquence du cathétérisme et constituent les fausses routes, ou proviennent de la présence d'un corps étranger ; }es unes et les autres feront le sujet de chapitres à part; les secondes sont le résultat d'un traumatisme quelconque.
Ici, d'ailleurs, comme dans toutes les autres régions, les blessures sont de deux sortes: V les contusions ; 2^ les plaies.
Il semble diflicile, au premier abord, que l'urèthre puisse être atteint par les agents extérieurs;
(I) Walclet. Thèse. Paris, 1871.
sa situation, en effet, paraîtrait devoir le préserver de l'atteinte des chocs, des coups, des traumatisuies en général. En avant, son extrême mobilité, sa position entre les cuisses; en arrière, sa situation derrière les pubis et les bourses, au-dessus des tissus durs et résistants du périnée, sembleraient devoir le rendre inaccessible aux violences extérieures. Cependant, comme nous le verrons, quoique les blessures de cet organe soient moins fréquentes que celles de beaucoup d'autres, elles sont loin d'être rares, surtout dans la partie qui répond à Farcade pubienne.