‹ Traité des maladies de l'urèthreChapitre 4 sur 31 · VI II PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI II PRÉFACE

Turèthre. Ces dernières sont divisées en uréthro^péinéales et scroialeSy et en fistules uréthro-reclales.

Les fistules péniennes, en petit nombre généralement, entraînant peu de désordres, diffèrent des fistules de la partie profonde qui, souvent nombreuses, impriment aux tissus des changements considérables, mais s'oblitèrent plus facilement.

Pour guérir les fistules, trois conditions sont nécessaires :

4 "* Rendre à Turèthre son calibre et sa souplesse ;

2^* Empêcher Turine d'arriver dans les trajets anormaux ;

3^ Modifier ces trajets.

Mais, même bien remplies, ces conditions ne sufflsent souvent pas, surtout pour les fistules péniennes, et alors il faut recourir à d'autres moyens : la cautérisation, Tincision, et pour celles de la partie antérieure, Vuréthrm*aphie et Yuré^ throplastie. Le chapitre dont nous faisons Tanalyse contient tous les détails des divers procédés auxquels ont donné lieu ces deux grandes méthodes, ceux de Diffenbach, Voillemier, Verneuil, Le Fort, Nélaton.

Le chapitre consacré aux corps étrangers renferme d'abord l'histoire des calculs. Ce sont : 1° les calculs qui, descendus du rein, et ayant séjourné dans la vessie, ont été chassés de cet organe dans l'urèthre; 2'' ceux qui, formés par un fragment de calcul provenant d'une opération de lithotritie, n'ont pu franchir le canal et se sont surtout accrus sur place ; 3° ceux enfin qui ont pris naissance dans l'endroit même oîi ils se sont développés.

Je donne une histoire aussi complète que possible de ces calculs, ainsi qu'une description détaillée des opérations et des instruments au moyen desquels on peut les extraire. De

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nombreuses figures intercalées dans cet article facilitent l'intelligence du texte.

Dans une subdivision de ce chapitre, je décris l'histoire des corps étrangers gui sont venus du dehors, c'est*à«dire de ceux qui ont été introduits dans les voies urinaires de rintérieur. Je fais voir que la variété même de ces corps étrangers : sondes, épis de céréales, porte-plume, crayons, épingles, morceaux de bois, tuyaux de pipe, allumettes, noyaux de cerises, cailloux, etc., ne peuvent être extraits que par des procédés spéciaux pour chacun d'eux, et je donne à l'appui de cette opération plusieurs exemples dans lesquels le chirurgien a été obligé sur l'heure d'inventer un procédé particulier.

Les polypes de Furèthre^ décrits dans le chapitre suivant, sont moins fréquents chez lliomme que chez la femme, mais de nature semblable, c'est-à-dire qu'il y a chez l'un et chez l'autre des polypes de deux espèces, les plus nombreux d'origine provenant d'une hypertrophie papillaire, les autres d'une oblitération des follicules muqueuses. Leurs symptômes, vagues chez l'homme, sont plus nets chez la femme, car ils lui occasionnent des douleurs parfois insupportables et provoquent des hémorrhagies. L'extraction par arrachement ou écrasement chez l'homme, l'excision suivie de la cautérisation chez la femme, constituent les divers modes de traitement des polypes.

L'histoire des tubercules uréthraux forme le dernier chapitre. Rarement primitifs dans cet organe, ils s'observent ordinairement dans la prostate, qu'ils soient primitifs ou secondaires. Ils forment tantôt des granulations ou des exulcérations ; tantôt des élevures pustuleuses ou des ulcérations profondes. Leurs symptômes sont ceux de la cystite ou de la blennorrhagie chronique. Leur traitement consiste à s'abste-

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nir du cathétérisme, autant qu'il est possible du moins, et de l'application des topiques. Du lait comme boisson, des aliments gras, des bains de mer ou sulfureux, constitueront les seuls remèdes h opposer à cette maladie.

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