‹ Traité des maladies de l'urèthreChapitre 7 sur 31 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

vésicules séminales, les canaux déférents, peut-être même Tépididynie, mais leurs contractions ne font qu'aider celles des parties dont nous allons maintenant nous occuper.

C'est, en eflfet, à la prostate qu'est réservée la plus grande part d'influence dans l'éjaculation. Les contractions des organes que nous venons d'énumérer font affluer le sperme dans la région prostatique. Celle-ci, sous l'influence de l'éréthisme général, se gonfle; le verumontanum vient s'appliquer sur la paroi antérieure du col vésical, de manière à fermer tout accès au sperme, du côté de la vessie; tandis que, par suite de l'érection, les ouvertures des canaux éjaculateurs, largement ouverts, laissent arriver le sperme en quantité de plus en plus considérable. D'un autre côté, la contraction du muscle de Wilson offre au sperme en avant de la prostate une barrière aussi infranchissable que le verumontanum en arrière, si bien qu'il s'amasse en grande quantité entre ces deux obstacles. Mais bientôt, le muscle de Wilson se détend, tandis que le verumontanum peste toujours gonflé, en sorte que le sperme, énergiquement comprimé par les contractions des fibres lisses des canaux éjaculateurs, des vésicules séminales et des canaux déférents, se précipite en avant avec ime force encore augmentée, au dire de beaucoup de physiologistes, par les contractions des muscles du périnée. Le muscle de Wilson, qui s'était relâché, ne tarde pas à se contracter de nou-

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veau pour se détendre encore, ce qui explique les spasmes et les saccades de réjaculation(l).

Pathologie. — Maintenant que nous avons exposé le rôle de Furèthre en physiologie, il nous reste à donner un aperçu de celui qu'il joue en pathologie. Quand on jette un coup d'œil sur les maladies des voies urinaires, on ne tarde pas à s'apercevoir que l'urèthre est de toutes les parties de l'appareil urinaire la première atteinte soit par l'inflammation, soit par le traumatisme, soit même par les vices de conformation, sans qu'on puisse, d'ailleurs, rendre compte de cette dernière particularité. L'inflammation et le traumatisme s'expliquent par la situation plus extérieure de cet organe qui l'expose davantage aux chocs, aux coups^ aux contusions. De même pour l'inflammation : enfermé dans les corps caverneux, l'urèthre constitue avec eux l'organe copulateur, et c'est dans le coït que l'homme gagne Turéthrite; l'uréthrite, cette maladie si fréquente que presque aucun homme n'y échappe; qui, peu sérieuse le plus souvent, engendre quelquefois cependant les plus graves désordres: rétrécissements, inflammation de la prostate et du col de la vessie, sans parler de celle du corps de Torgane. Produits par l'uréthrite, les rétrécissements causent à leur tour des maladies, non moins sérieuses. On voit leur succéder des dilatations de l'urèthre, des abcès, des rétentions

(1 ) Kuss et Duval; loc. cit

CnNsmKBATlONS GÉNÉHALES. !|

d'urine, des inûltrations urineuses, des fistules urinaires, la stagnation de Turine dans la vessie, le catarrhe, et, comme conséquence, des dépôts qui constituent une des espèces de la lithiasie urinaire : la gravelle phosphatlque.

Ajoutez k cela que Turine, éprouvant à sortir uno difficulté inaccoutumée, exerce sur les reins uno pression qui finit par les enflammer, en sorte qnc l'individu atteint depuis quelque temps déjà d'un rétrécissement, a toujours ces organes plus ou moins malades, et que, quelquefois, on le voit dans ces conditions succomber à une néphrite des plus graves. On a donné à ces néphrites le nom d'inlertliiiellen, parce que l'inflammation a pour siège le tissu cellulaire qui s'interpose aux tubes rénaux. Ces néphrites ne sont pas toujours graves, mais elles sont fréquentes chez les individus atteints de maladies des voies urinaires, et certains médecins leur attribuent la fièvre que l'on voit apparaître chez ces malades ou chez ceux qui ont subi quelque opération sur une partie de l'appareil urinaire. Avec ces accès de néphrite se montrent quelquefois des troubles du côté du cœur; le second temps se dédouble pour donner lieu h ce que M. Potain a appelé le bruU de galop, et plus tard arrive l'hypertrophie de cet organe. Enfin ce serait encore à la néphrite consécutive aux affections des voies urinaires qu'il faudrait attribuer les céphalalgies et les vomissements chez les malades dont nous nous occupons. Ces accidents proviendraient de ce que

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ïurèe n'est plus éliminée chez eux en quantité suffisante ; aussi leur a-t-on donné pour cette raison le nom à'urémiques.

On voit aussi apparaître^ consécutivement aux maladies des voies urinaires, des parésies et même des paralysies des membres inférieurs, paralysies qui s'étendent parfois jusqu'aux membres supé-* rieurs.

En parlant tout à l'heure des dépôts qui se for* ment dans la vessie consécutivement au catarrhe de cet organe, je n'ai pas entendu désigner la gravelle, ni la lithiase rénale; ces maladies ont leur siège dans les reins ; elles constituent une affection à part ; c'est à part que je les décrirai avec les maladies de la vessie, car elles ne peuvent faire partie du tableau que je viens de tracer.

Ainsi, on a pu envisager d'un coup d'œil l'ensemble de presque toutes les maladies de l'appareil urinaire, et en voir la cause la plus fréquente, celle que, en dehors de la lithiase rénale. Ton pourrait dire presque unique : Vuréthrile.

Je dis presque toutes, car on rencontre dans l'urèthre des maladies qui ne sont pas la conséquence, même indirecte, de l'uréthrite; tels sont les traumatismes, les blessures, les rétrécissements cicatriciels, les tubercules, les corps étrangers, les polypes. D'un autre côté, il est nécessaire de décrire, avec les maladies de l'urèthre, certains instruments, les sondes et les bougies qui servent à chaque instant dans leur traitement, les diverses

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opérations dirigées contre elles : le cathétérisme, par exemple; ces opérations ou ces instruments eux-mêmes peuvent être Toccasion de nouvelles lésions; telles sont les fausses-routes dans le cathétérisme. En résumé, nous décrirons les maladies suivantes :

3* Oblitération da méat de { complète.

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