‹ Traité des maladies de l'urèthreChapitre 8 sur 31 · L« réWcIsscment, de l'arèlhrc j ;"i,"Î^Sir · texte numérisé non relu

L« réWcIsscment, de l'arèlhrc j ;"i,"Î^Sir

«• t^'P^^e I rnC"*^"

périnéale.

recto-tésicale«

T Ponction de la vessie ^ bypogastriqne.

c^uuwuvu ^MXJ i« vwN»«7 % sous-pobienne.

capillaire asfMratrice.

contusions.

8* Bleisares de rnrètbre { plaies.

lansses-rontes.

pocbes nrinenses.

§• Épanchement d'arine hors de l'urèthre . . . J f^ratiOT^" d'o-

rine.

Îuréthro-périnéales et serotales.

urètbro-péniennes.

H. Corp» étrangers venos j J^'^/^"'

I». Polype, de rnrtthr. jch^iSr.

la* Lh tabcralw 4e l'orMIire.

24 MAUDIES DE LTRÊTUBE.

SONDES ET BOUGIES

On se sert très-fréquemment, dans l'exploration et le traitement des maladies des voies urinaires, d'instruments ayant la forme de tiges : les unes très-minces, les autres plus volumineuses, variant de 1/3 de millimètre à 10 millimètres de diamètre, flexibles ou rigides, creuses ou pleines, ouvertes ou fermées à leur extrémité vésicale, ce sont les bougies et les sondes.

Sondes. — Les sondes sont des tiges creuses, percées à leurs deux extrémités et qui servent à explorer la vessie ou à en évacuer Turine. On les désignait autrefois et on les désigne encore aujourd'hui sous le nom de cathéter et d'algali.

On ne sait au juste à quelle époque remonte Tinvention de la sonde; mais elle paraît avoir été mise en usage dès la plus haute antiquité. Hippocrate, en effet, sans s'expliquer clairement à ce sujet, en dit cependant quelques mots; Gallien indique son emploi dans certains cas de rétention d'urine et parait, si on en croit Paul d'Égine, avoir fait usage de la sonde droite, instrument qui tomba bientôt dans Toubli pour en être tiré de nos jours. Celse, de son côté, décrit deux espèces de sondes; les sondes d'hommes, qui doivent être au nombre de

SONDES ET BOrr.lES. IS

trois, de longueur différente, Pt les sondes de femmes, au nombre de deux. Elles doivent être faites d'airain, leur courbure être plus prononcée et leur longueur plus grande, quand on les destine aux hommes.

Les médecins arabes Rhazès et Albucasis nous disent, comme Celse l'avait fait avant eux, que les sondes sont des instruments destinés à déboucher l'urèthre. Celles dont ils se servaient étaient en argent, mais plus souvent en plomb : la flexibilité de ce métal permettant de les adapter à la forme du canal. Ouvertes à leurs deux extrémités, celli; de la vessie pouvait se fermer au moyen d'un bouton, communiquant à l'extérieur par Tinterraédiaire d'un fd.

Franco nous a laissé des figures de sondes qui sont à peu près semblables à celles dont nous nous servons aujourd'hui, mais dont la courbure est cependant plus brusque et plus prononcée; il y en a de deux sortes, la première ouverte par le bout et ayant plusieurs yeux sur le côté ; un opercule ferme l'extrémité, comme dans les sondes dont nous avons précédemment parlé ; la seconde est munie de deux yeux, comme notre sonde de trousse.

A. Paré n'a pas donné de nouveaux modèles de sondes; il s'est contenté de reproduire celles de Franco. Dionis se servait d'une sonde ne différant de celles de Franco que par sa courbure encore plus grande.

M MALADiEg DB LimtTHBE.

Enfin, Garengeot et Tolet parlent, comme étant en usage de leur temps, d'une sonde ayant la forme d'une demi-cireonféreDce, c'est la sonde de Maréchal. Puis vint la sonde de J. L. Petit qui avait la forme d'une grande S et se rapprochait par conséquent de la sonde des anciens, car elle n'est pas autre chose que la représentation de la sonde trouvée à Pompéi. M. Yoillemier fait remarquer que pour être en équilibre dans la vessie, cette sonde a besoin d'avoir la courbure extérieure plus allongée que l'intérieure, ce qui lui donne plus de poids, abaisse la partie pénienne, tandis que la partie vésicale s'élève, s'appuie contre le pubis et reste ainsi retenue dans la vessie. C'était là ce que voulait J. L. Petit, car cette disposition permettait aux malades de se lever et de vaquer jusqu'à un certain point à leurs occupations.

Chopart, Desault, Boyer se servaient d'une sonde dont la courbure répondait à un cercle de six pouces de diamètre.

Aujourd'hui, comme chez les anciens, les sondes sont percées à leurs deux extrémités : celle qui entre dans la vessie est ouverte tout à fait au bout ou bien munie d'un œil ou deux sur le côté. La sonde exploratrice n'a ordinairement qu'un œil sur la face antérieure de la courbure. Dans l'opération de l'uréthrotomie, on place à demeure pendant 24 ou 4U heures, une sonde de gomme élastique droite dont l'extrémité vésicale est munie de ces deux espèces d'ouvertures.

si

SONDES ET B0UG1E9. t'

La forme de nos sondes diffère peu do celles des anciens. Celle qui a été représentée par Franco est à peu de chose près notre sonde de trousse ordinaire. La sonde dont parlent Tolet et Garengeot n'est pas autre chose que la sonde de Recaraier qui formait une demicirconférence de 18 centimètres de diamètre.

Comme dans l'antiquité, on se sert aussi aujourd'hui d'une sonde à double courbure, c'est celle de Siras dans l'opération de la fistule vésico- vaginale, employée par M. Reliquet dans l'opération de la taille chez la femme.

Enfin, comme du temps de GaUien, on fait aussi usage de sondes complètement droites. Ces instruments remis en honneur par Araussat ont été adaptés par Désormeauï à son endoscope.

11 existe cependant, de nos jours, une sorte de sonde dont la forme diffère complètement de ce qu'on avait vu jusqu'à nbtre époque, c'est la sonde coudée. Ce fut d'abord celle de Leroy d'ÉtioUes, dont le bec très-court appartient néanmoins à une circonférence assez considérable, puis celle de M. Mercier, dont le bec, d'une longueur de 12 à l(i millimètres environ, forme avec la tige un angle obtus presque droit ; enfin la sonde bicoudée, du même auteur, fort commode. Boyer employait autrefois, pour le

cathétérisme forcé, une sonde courbe ordinaire mais à bec conique ; cette sonde est abandonnée aujourd'hui.

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