I. Coiselin et A. Itobia, loc cit
a. PICABD. 1
OVLAIOUTIONS DB U «MB. §9
dément à quatre graminesi que Ton ooatinuB pendant quelques joun.
Si on ne trouve pas la cause de la maladie, il faudra agir sur la peau en employant les moyens que nous venons d'indiquer, c'est-à-dire les douches et les bains, auxquels on ajoutera les ânapismes elles révulsifs en général.
A la miâicatwn interne on a joint la médication externe, qui consiste en injections. C'est à Choppart que revient l'honneur d'avoir le premier songé à ce mode de traitement daus les maladies de la vessie. Il les fit avec de Teau d'orge, de Baréges, de Balaruc. Civiale conseille de foire des iujections avec de l'eau pure et un peu tiède ; c'est, en effet, là un bon conseil, car quand l'eau est froide elle produit une sensation désagréable et n'est pas sans inconvénient, en donnant lieu à des contractions vésicales qui peuvent être dangereuses ; aussi doit^on les réserver pour les cas d'atonie et de cystite hémorrhagique.
D fondra aussi, dans bien des cas, habituer le canal au passage préalable de la sonde, en y introduisant des bougies de dre moUe.
Les injections, d'abord de courte durée, peuvent être ensuite continuées pendant dix minutes, matin et soir. Pour faire ces injections, on aura recours d'abord à la seringue à anneaux, jNiis au siphon ou à un appareil à irrigation continue, consistant en un récipient rempli d'eau, dans lequel on aura comprimé ceUe-ci au préalable. Qu'il s'agisse d'une injection ou d'un lav^e, c'est à la sonde à double courant qu'il faut toujours avoir recours, sonde à double courant munie du bec de Mercier, Ces sondes, parfaitement fabriquées aujourd'hui, aussi molles, aussi flexibles, aussi peu volundneuses que celle à simple courant, sont d'un usage très-commode. U n'est pas nécessaire qu'elles soient bien volumineuses, mais qu'elles remplissent simplement le col vésical.
Après les injections et les lavages à l'eau simple, on pourra recourir aux injections et lavages médicamenteux et antiputrides. Valette, de Lyon, recommande l'acide phénique; il commence par de très-faibles doses, pour t&ter la susceptibilité du malade et le calmer. Cette pratique est celle de Reliquet, qui
fait avec son appareil à courant continu, que j'ai vanté pour Turèthre, mais que je ne conseille pas pour la vessie, des injections d'acide phénique au 500« et au i OOO»
Villeroy, chirurgien anglais, a /ait dans la vessie des injections d'hyposulfite de soude, qui ont rendu Turine claire et ont permis de la supporter plus longtemps dans la vessie.
On a aussi fait des injections calmantes dans la vessie; si on voulait y avoir recours, il faudrait les pratiquer de la manière que nous avons dite au début de cet Ouvrage, mais sans en attendre un aussi bon résultat qu'on pourrait croire.
INFLAMMATIONS DE LA IpISSIE. (01
Les injections balsamiques avec le baume de copahu ne sont [M jugées favorablement par Civiale,
Foucher, Guyon, Le Dentu, se sont servis d'injections astringentes : le premier, d'une décoction de feuilles de noyer addi» i tionnée d'alun; le second, d'une solution de perchlonire de fer, une cuillerée h calé dans un verre d'eau, contre la cystite bèmorrhagique. Malheureusement ces injections ont l'inconvé^ nient de coaguler les liquides,
Enfin, Boînet s'est servi de la teinture d'iode, qui a été abandonnée, de même que les injections à la teinture de strychnine.
Injections au ?iitrale d'argent. — C'est Bretonneau qui a eu kpremier l'idée de faire parvenir du nitrate d'argent dans la nssie; mais Lallemand le premier a mis celte méthode ea usage.
Il employait depuis longtemps le crayon de nitrate d'argeot ^cautériser le canal de l'urèthre, lorsque, par analogie, il en ' Tint k cautériser la vessie do la même façon.
Mercier a fait voir que cet instrument est défectueux, en c^ i KDs qu'il ne peut Hre promené que dans certaines parties de la wssie, et qu'alors il ne les atteint pas toutes. Aussi, dès 1842, (inployait-il les injections de nitrate d'argent, et il guérit,ra 1841, un homme en peu de jours.
Dans le m^me temp«, Daniel, de Cette, et Carmichaîl, de Dublin, s'adonnèrent à cette pratique.
Puis vinrent Uebeney, Serra, de Montpellier; Civiale, Kicord..
Pour faire ces injections, on lave d'abord !a vessie avec une injection d'eau tiède ordinaire, pour en retirer toutes les jmuco-i siWs ; puis, une fois la vessie bien lavée, on y injecte une solution do nitrate d'argent. Mercier faisait l'injection au 60" ; mai» |;'Kt Ih une dose trop forte. Guyon ne met que S centigr.. par 120 grammes, et arrive peu à peu jusqu'à 10 centigr, et 20 centigr.
On laisse le liquide pendant deux ou trois minutes dans la, vessie. Civiale faisait alors une seconde injection d'eau froide.. Certains auteurs veulent qu'on laisse la vessie pleine afin d'avoir une miction presque aussitôt; c'est ma manière de faire,
11 y a de la douleur, cuisson dans l'urèthre pendant les quel-
lot HfFUMMATHWS HE U
ques heures qui suivent l'injection ; des envies plus firéquentes d'uriner, un peu de sang dans les urines; mais ces phénomènes s'apaisent vite. Au bout de cinq ou six jours, on peut renouveler l'injection.
Il est une remarque très-importante à faire à propos do traitement du catarrhe vésical, c'est qu'il ne faut se servir qu'avec une extrême précaution de la sonde évacuatrice et surtout exploratrice. Cela, bien entendu, quand le catarrhe est grave. S'il existe un dépôt abondant, purulent, rouge, bourbeux, d'odeur infecte, il vaut souvent mieux rester dans le doute au sujet de son origine, et s'abstenir de sonder le malade, car la mort pourrait être le résultat de l'opération. Cette même circonspection devra être mise en pratique sur des sujets qui paraîtraient moins malades, chez certains vieillards surtout; car, en voulant trop savoir, on risquerait de provoquer une catastrophe.
C'est dire que, dans la maladie qui nous occupe, on ne devra presque jamais laisser une sonde à demeure dans la vessie.
Si on a affaire à une cystite chronique du col, on devra faire, comme dans la cystite aiguô, des injections de nitrate d'argent en arrière du bulbe, au-delà de l'aponévrose moyenne. L'injeotion sera au 50\
A ces injections, on pourra ajouter l'administration interne de la térébenthine cuite, du copahu en petite quantité, ou du cubèbe à la dose de 6 ou 8 capsules par jour.
Développement de la vessie avec amincissembht ob ses pARon. — Dans quelques cas, surtout dans ceux où la vessie est paralysée, elle se distend en même temps que ses fibres musculaires s'écartent et s'allongent, dé sorte que sa capadié acquiert des dimensions extraordinaires.
On Ta vue alors atteindre Tombilic et même un point plus élevé. Dans ces cas, la vessie forme dans l'abdomen une sorte de ballon qui peut être douloureux au toucher et dur, quand il existe une inflammation aiguë. Mais quand celle-ci est chronique, la tumeur est molle, parce qu'elle se contracte avec moins d'énergie et laisse percevoir, dans son intérieur, des ondulations qui simulent l'ascite. Choppart rapporte avoir soigné one
INFLAMMATIONS DK LA VESSrE,* in
le, traitée par un empirique pour une ascite et qui n'avait Autre maladie qu'une rétention d'urine, tenant è. ce que oellefl n'aïait été excrétée qu'en très-petite quantité depuis quinze jours. Il pratiqua quelques mouchetures sur les grandes lèvres, BOQsidérablement tuméâées, et l'urine s'écoula toute seule, sous l'influence de léj^ères pressions exercées sur l'abdomen. Mais ntte malade n'ayant pas voulu permettre l'introduction de la ionde, sa vessie, qui avait diminué, ne put être débarrassée «mplétement et elle mourut quelques jours après. Les maladies des voies urinaires, mieux connues aujourd'hui, ne permettent pis d'attribuer, comme le fait Choppart, directement la mort à la stagnation d'urine, mais à une néphrite engendrée par la rétence liquide.
Smellie cite un fait semblable, dans lequel l'ampliation de la ie était telle qu'on crut à une ascite, l'organe remontant , l'au diaphragme, bans ces cas, on conçoit que les Qbres musculaires de la lie, distendues outre mesurée! ayant perdu leur contractilité, puissent plus vider la cavité qu'elles enveloppent et qui prend psr suite un développement de plus en plus considérable. Ce mécanisme explique non-seulement la rétention d'urine, mais l'écoulement de ce liquide par regorgement. Il s'établit alors, cnelTet, une lutte entre les fibres musculaires de la vessie et telles de l'orifice uréthro-vésîcal , qui opposent les unes aus autres leur résistance intrinsèque. Supposez la vessie vaincue fens cette lutte, elle se rompra et on aura le plus souvent tous ie£ symptômes d'un épanchement spontané d'urine dans la cavité péritonéale. Mais heureusement cet accident n'arrive presque jamais, car le col cède ordinairement et s'cntr'ouvre pour laisser échapper le trop plein de la vessie; d'où la miction, dite par regorgemetU.
Quel traitement faudra-t-il opposer îi l'affection dont nous MUS occupons? Celui évidemment qui comprendra tous les moyens susceptibles de rendre la tonicité aux fibres musculaires de la vessie. On commencera par vider cet organe, en prenant toutes les précautions dont nous avons déjà parlé en traitant du catarrhe, c'est-à-dire qu'avec une sonde en caoutchouc vtdcanisé
lOi 'INFUHHATKms DB U VKSSIB.
OU d béquille en gomme élastique on fera écouler le liquide contenu dans la vessie, mais pas en une seule fois, ni dans un seul jour. On en retirera, je suppose, la moitié la première foi encore, en ayant soin d'interrompre le jet de temps à autre; te lendemain et les jours suivants on recommencera la même opération, en augmentant chaque fois la quantité du liquide évacué, jusqu'à ce que la vessie soit complètement vidée. Quand on aura atteint ce but, on lavera sa cavité au moyen dinjeclions tièdes, dont on abaissera graduellement la température jusqu'à 9°, e1 en prenant la précaution de toujours laisser, à la fin de chaque injection, un peu de liquide dans la vessie. Ces lavages s-eronl répétés chaque jour.
ion* Mn
(*) Cïtle machine, pacvimt Taurair des conriulB induits plus ou moini rappracUl'
et d'uno inten»tlé sulliBanle, bbI Irts-commode, pirce ([u'ella ne m dirange pu h£
lemeat, qu'elle est triïs-peciie el par cons^qucul très- portative et d'un prix modiqOB
Gel ippireil, repréwiité i mi -grande iir iWf. Si), se cntnpnie :
1» D'une bobine B k »rm«luro arliculèi el cilensiblo, dont les ïibrstioiw s
réglées par une aiguille mobile K el dont le uambre est indiqué en ohiffret m
limbe gradué; ,^
!■> D'une pile hermétique A avec nu lube G conleuant du bisulfate de mercoi^
%" lia rbéophorcB el d'électrodes variés, tampous, balai mélBllique, olive, ■UJ
t° D'une pièce exleniible H pour raleutir les vibraLiana de l'arma
Manière de ii* irruir ilf fiippareil. — Lorsque le moment d'opérei
enlève de la boKe la pile A, et on dévisse son couTer<:le.
On verse dans son élui 4 à 5 grammes de bisulfate dp mercure, contraia dauJl
lui» C "
Ou remplit d'eau l'étui do la pile jusqu'à ia moilié ou jusqu'au tnit gravi VtA
rieuremcnt. ,
On remet en place le couverclv, après avoir prli loin de bien eeeiiyer le pu d« *th
Poil on agite pour bien mêler le sel ji l'eau, el alorb U pile est prtie à foneliaoïiiâ
R4FLAMHATI0N& nE U VESSIE. 105
Supposé que cette manière de faire, continuée pendant un mois ou deux, n'ait pas amené d'amélioration, ce sera le cas de se demander si la sonde à demeure ne [icul pas être de quelque utilité? Pour ma part, quoique la redoutant, je ne vois plus qu'elle à mettre en ceuvre à ce moment. Sous sou influence, la vessie, restant toujours presque h sec, a beaucoup plus de chance de revenir sur elle-même et de recouvrer sa coniractilité. Un seul obstacle pourrait s'opposer à la mise en pratique de ce moyen, c'est la susceptibilité du canal; mais heureusement, I dans la grande majorité des cas, on n'aura pas à la craindre,
^VSb urt tes cardone ocira conteaus déins l'appureil et on les (lie aa iMk gauche de ^Hfftml, duis les Iroua 1 et S.
^L Chi Mrt lei deux tuupaus F (! da leur coiopBrliineat, on mouille la putie recou- I nns (le pciu et on les asaitjeUJt su cûté droil de l'appareil par leur» cordons : te ttiao Irou D'I, mtrqud N a» pdle uégatifi le cordon rouge su trou a> 3, marqué P ou pile pofilK.
I U pile ijaol été cbarg^o et let fils diitpaifb comme nous tcuods de le dire, on (lie ■^lljdDces des cordons noirs lur les bniitoas ou pAles do la pil«. On renvene cette ^■klitru U télB en bas, dans un verre par etemple, et ou rûoAne l'aiguille indici- ^^Hhe K sur la limbe ou cercle portant des numéros. (Il fanl aroir bien soin que les ^^Mb piocBS Uxée« aux pdlei de la pile ne le loucbeal pas, car aulremeut l'appareil ^^AirtUrait subitement.)
Des que l'aiguille sera arriva sur le milieu du limbe, l'appareil entrera en fonction. On pont éviter de te lerrir des cordons noirs en replaçant la pile chargée dans l'<{>p>reil, dans la poailion même cii elle se trouvait a<i moment de la réception, llXblMn des pèles en contact avec 1p9 deux ressorts métalliques. (Itemaripions toutefois HuU« seconde position de la pile pour laire marcher l'appareil est moins bonne bh première, car le ùoo n'étant immergé qu'à moitié, la pile a beaucoup moiiu
■ L'appareil fonctionnant donc, comme an mnuits induits de la manlËre suivante :
L« fil vert en 1 ou pile négatif et le lil rouije et pour les organes lensibles; ^^ti Bl îerl eu i et le lil ronge on 3 donnent l'ei ^^Moétalilé dits cas:
^^H m vert en S et le fil rouge en 3 donnent t'iaduil seul. ^Hb remarquera que le Ql vert, dans les pssitlnns décrites, i ^^ufll muge toujours positif.
Pmt anpmenter l'iotcuBÎté des wurants induits ou fournis par la bobine, il sulni <l> sortir de la bobine le tube graduateur, dont U tête aflleure la boite et apparaît ■"usla lettre B du dessin.
Le maximum e#t obtenu lorsque le tube est entièrement sorti.
RB ehiffrei grsïés sur le limbe et indiqués en regard de l'aiguille K correspondent Mmbres des vibraliona de l'armature, lorsqu'elle est munie de son prolongement H, Mt doubler chacun de cm oomttres si on enlève la moitié du prolon Udmpler *i on l'enlève tout entier, laissant l'armature à elle-même, irmalure prend aloni nne titetaa coosidérable. Peur obtenir des chocs Isol^, il suffit de munir l'armaliire du prolongement H ei il'ea régler les vibrations à la main.
IM IHPIAinUTIONS DR U VBSail.
le poli et la flexibilité des sondes de caoutchouc valcaDÎsâ ou de gomme élastique les rendant très-faciles à tolérer.
La sonde étant introduite et bien supportée, faudra-t-il la tenir ouverte ou bouchée ? La solution de cette gnestioD doit être laissée au chirurgien, qui agira d'après les circonstances. S'il n'a aucun motif de craindre que la paroi vésicale ne s'ulcère en venant frotter contre le bec de la sonde, il pourra la laisser débouchée ; dans le cas contraire, il y adaptera un fausset qae le malade enlèvera toutes les heures ou toutes les deux heures, pour laisser couler l'urine.
Fig. 25. — Élément iwlé d'une pila de Trouïé.
Toutefois, il faut bien le dire, le traitement que nous venons d'indiquer ne réussit pas toujours il rendre aux âbres musculaires leur tonicité, en sorte qu'il est nécessaire de recourir à d'autres moyens, qui nous seront fournis par l'électricité.
On électrisera le malade, en faisant passer dans sa vessie un courant induit (Bg. 24) : un pAte introduit dans l'organe, l'autre dans le rectum ou appliqué sur l'hypogastre.
Si les courants induits ne réussissaient pas, il faudrait avoir recours aux petits courants constants, selon la méthode du professeur Le Fort; ces courants étant éminemment toniques. Pour cela, on prend deux couples de Trouvé, dont on applique le pAle négaUfsurrhypogastre, le positif sur les lombes. Chacun de ces couples est formé de la manière suivante :
Entre deux disques (fig. 25], l'un de cuivre (c), l'autre de zinc (z), formant les deux électrodes, sont empilées dee ron-
irfFLAMMATlONS DE LK VESSIE. m
ieSts de papier buvard ; la moitié inférieure de ces rondelles es! préalablement saturée de sulfate de cuivre, l'autn» moitié de sulfate de zinc.
Pour mettre cet élément en fonction, il suffit de le remper
pendant cinq h six secondes dans l'eau et de le retirer ensuite.
En efTet, l'eau absorbée par le papier buvard dissout une