‹ Traité des maladies de la prostateChapitre 23 sur 61 · FISTULES URI^ AIRES CHEZ LÀ FEMME · texte numérisé non relu

FISTULES URI^ AIRES CHEZ LÀ FEMME

Ce n'est pas sans étonnement qu'en parcourant les livres écrits par les médecins de l'antiquité et par ceux qui ont vécu dans des temps plus rapprochés de nous, on ne trouve rien qui puisse être rapporté aux fistules urinaires de la fenune, fistules pourtant si fréquentes et si pénibles pour celles qui en sont afOigées. La première mention qui ait été faite de ces lésions se trouve dans Félix Piater, 1597. Plusieurs observations du même genre sont rapportées ensuite par Séverin Pineau, Fabrice de Hilden, Pierre de Marchetti, Yan Heer, Munniks, Mauriceau. Toutefois c'est à J.-L. Petit qu'en en doit la première description un peu étendue et exacte, sans que néanmoins il ait plus que ses devanciers essayé de les traiter.

La première opération contre les iistules vésico-vaginales fut proposée par Yan Roonhuysen d'Amsterdam, en 1663. Encore

H. PiCABD. 11

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Van Roonhuysen ne conseillait-il que la su ture, pourvu toutefois que la solution de continuité fût très-petite. Dans le cas con* traire, il préférait rapplication d'un appareil protbétique en argent.

Wepfer et Yalter, médecins allemands, et Fatio qui exerçait en Suisse, 17S2, suivirent les conseils de Roonhuysen, pratiquèrent la suture et furent, par conséquent, les premiers à opérer les fistules vésico^vaginales. Cependant cette conduite ne fut pas imitée aussi exactement par les chirurgiens qui suivirent, car Desault et Chopart préféraient placer une sonde dans la vessie afin d'empêcher l'urine de sortir par l'ouverture anormale, et tamponner le vagin. Cloquet suivit la même méthode, mais, au lieu de la sonde, il se servit d'un siphon, et remplaça la charpie du tamponnement par un appareil en caoutchouc.

La sonde à demeure fut rejetée par Boyer, Sabatier et Bérard. Velpeau, d'un autre côté, opposé au tamponnement, fut imité par Vidal, Michon et Jobert.

Dupuytren et Delpech se servirent de la cautérisation au fer rouge; Lallemand de celle au nitrate d'argent. Mais ce dernier chirurgien n'ayant obtenu aucun succès, pas plus d'ailleurs que ses contemporains, inventa sa sonde érigtie^ composée : 1** d'une sonde percée de deux trous ; 2^ de deux crochets qui sortent ou rentrent par ces trous ; 3® d'une plaque circulaire destinée à retenir la sonde contre les pubis ; 4'' d'un ressort servant à rapprocher la plaque contre les pubis, de manière à affronter les lèvres de la fistule.

Laugier modifia cet instrument et le remplaça par sa pince érigne vaginale^ qui ne va pas dans la vessie.

La cautérisation et les pinces érignes n'ayant pas donné non plus de résultats satisfaisants, on vit Gerdy tailler, de chaque côté de la fistule, un lambeau qu'il accola à celui du côté opposé. Puis Diffenbach essaya de la suture, après avoir attiré les parties au dehors, mais sans obtenir plus que Gerdy un résultat utile. 11 en fut de même de Wurtzer et de Metzer, qui chacun de leur côté suivirent le même procédé, en modifiant plus ou moins le mode de suture.

De guerre lasse', Vidal sutura le vagin ; mais un élève» ayant

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