SPASME DU COL DE LA VESSIE
Si, comme je l'ai dit dans mon Traité des maladies de l'urè^ iArûy nous envisageons les calculs uréthraux, nous voyons leur développement en avant arrêté par le collet du bulbe quand ils se sont déposés dans la partie postérieure de l'urèthre ; si au contraire^ ils sont arrêtés dans la partie antérieure, leur accroissèment sera bridé en arrière par ce même collet du bulbe.
Ces considérations très-simples nous semblent prouver, en dehors de tout examen anatomique, examen sur le résultat duquel les auteurs sont loin d'être d'accord, que sous le nom de col de la vessie on doit comprendre toute cette partie de l'urèthre qui s'étend de l'orifice uréthro-vésical jusqu'au collet du bulbe chez rhomme et jusqu'au méat chez la femme. Ce col vésical, entièrement musculeux, est renforcé en avant par le muscle de Wilson, en arrière par la bandelette musculaire circulaire qui enveloppe l'orifice vésico-uréthral, bandelette à laquelle vient s'ajouter la prostate chez l'homme.
Quoi qu'il en soit, c'est dans toute cette partie que siège la variété de spasme à laquelle on a donné le nom de contracture du col de la ve:*sie.
La contracture spasmodique du col vésical peut naître sous rinfluence de bien des causes diverses. On l'a vue apparaître à la suite d'une rétention volontaire de l'urine dans la vessie, c'est-à-dire quand un individu, soit par convenance, soit par toute autre cause, avait résisté longtemps au besoin d'uriner. D'autres fois, c'est à la suite d'une affection de la moelle épinière ; Sebcaux rapporte un cas de ce genre dû au docteur Voisin, dans lequel une femme atteinte de parésie des membres supérieurs et d'hyperesthésie générale, ne pouvait rendre la moindre goutte d'urine sans éprouver les plus vives douleurs. Mais c'est surtout dans les névroses, l'hystérie en particulier, qu'on voit apparaître la contracture d'origine centrale.
Toutefois les contractures les plus fréquentes sont d'origine réflexe. Elles ont alors pour cause une maladie de l'un des organes quelconque de l'appareil urinaire : l'urèthre même dans sa partie antérieure, mais plutôt postérieure; la prostate, la vessie, les uretères, les reins. Quelquefois c'est dans une affection d'un organe voisin qu'il faut rechercher l'origine du