‹ Traité des maladies de la prostateChapitre 48 sur 61 · Annuaire de thért^peuiique · texte numérisé non relu

Annuaire de thért^peuiique

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graveleux uriques, Debout^ en a trouvé 23 i qui avaient des accè» de goutte alternant avec des coliques hépatiques. Par contre, on voit fréquemment les deux affections dont nous venons de parler se succéder alternativement dans la suite des génération^, et un père graveleux donner naissance à un fils goutteux et réciproque* ment. Mais ce n'est pas seulement la gravelle qui, ^m^ \fL des*? cendanoe d'un individu peut engendrer la goutte, et on a vu aussi l'une de ces deux maladies provoquer che^ les enfants de ceux qui en étaient atteints, la lithiase hépatique. Filiation moins facile à comprendre, puisque les calculs hépatiques ne sont plus, comme la lithiase urin^ire ou les tophua de la goutte, composés d'acide urique ou d'urates, mais de cbolestérine, qui çst un composé ternaire.

Cette substance, séparée du sang par le foie, existe dans ce liquide avant son arrivée dans cet organe ; c'est un produit de la désassimilation du système nerveux. Or, rien ne s'oppose à ce qu'on admette dans ce cas aussi un trouble de la nutrition de oe système qui en jette dans le torrent circulatoire une quantité anormale, dont l'accumulation a lieu dans le foie pour y former des calculs, comme l'acide urique des infarctus ou des calculs des reins.

Et si poussant plu^ loin cette synthèse qui réunit, dans une même origine, des maladies d'aspect si différent et dont un exa*men superficiel ne pourrait guère faire soupçonner la parenté j si, comme feu GigotrSuart, nous nous reportons aux troubles divers et mqltjples qu'engendrent non-seulement l'artbritisme, mais l'herpétisme, troubles que les médecins du siècle dernier avaient déjà vus se manifester sur les muqueuses, dans le cerveau, le poumon, le foie et l'intestin { si nous considérnns la dqetrine d'Alibert qui regaiHlçiit déjà l'herpétisme comme une maladie jgfénérale, nous nous demanderons avec le médecin distingué que npqs venons do nommer, s'il n'existe pas là une sorte d'empoisonnement due aux déchets de U nutrition et si, dès lors, les tfopbles étapt multiples, comme dans la goutte, nous n'avons pas pffaire à quelque chose de semblable, c'est-à?dire à un vice

j, Pehout, Les cames de la gravelk et de la pierre, etc. Paris, 4876.

PUBJIS DANS IM BKLN. 875

d6 nutrition qui, si nous en croyons les eipériences de Gigot- Suart, engendrerait une accumulation d'acide urique dans le sangi acide urique auquel on devrait attribuer les maniféstatioQs cutanées de Therpétisme. Cet état morbide, à formes protéiques, devrait, dès lors, prendre place ^'cdté de la graveUe et de la goutte, et entrer dans le même cadre nosologique. Et il but bien le dire, si les expériences de Gigot-Suart prouvent ce qu'il avance, l'observation clinique pourrait jusqu'à un oertiun point lui donner raison, M'a-t-on pas trouvé, dans ces manifestations cutanées consécutives à uq accès de goutte, une abondante quantité d'urates dans la sueur? Lbéritier pVwil pas vu, iw» un des cas dont nous parlons, les urates se déposer sur h P6au sous forme d'une poudre légère et brillante ?

Mous venons d'étudier la formation physiologique de l'acide urique et sa pathogénie, qu'il apparaisse en excès dans le sang des goutteux, dans l'urine des graveleux, la sueur des berpé^ tiques. Hais encore est-il que pour faire son apparition en excès dans le sang ou dans les urines, l'acide urique doit ô(re fiolUoité par des causes particulières qu'on peut appeler oocasionueUes, On a dit, faute de meilleures raisons, que la présence de cet acide était, dans certains cas, la. conséquence d'une diatbèse ; mais c'est un mot qui n'explique rien et, heureusement, on a trpuvé des causes plus réelles et plus vraies dont la connaissance et l'étude peuvent amener des résultats favorablep au traitement. Nous allons maintenant les passer en revue.

i* Vhéréditéj sur laquelle il n'est pas nécessaire d'insister longuement, parce qu'il n'y a pas de contestations possibles à son sujet, est admise par tous les auteurs. Chez 591 oalculeux, Debout^ l'a observée 191 fois, Cet auteur cite, k ce propos, l'histoire d'une jeune femme de vingt^six ans qui, étant venue prendre les eaux de Contrexéville, devint enceinte une fois rentrée chez elle, et mit au monde, après avoir eu elle-même pendant les trois derniers mois de sa grossesse des coliques néphrétiques, un enfant qui, h peine flgé de quinze jours, tachait déjà ses langea d'acide urique, expulsé par la verge, sous

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